CONFÉRENCE 302 - LE SURHOMME DANS LE COSMOS INFINI
Conférence publique - 1977
Conférence publique - 1977
Mesdames et Messieurs, je m'adresse à vous tous ce soir afin de parler franchement au sujet du phénomène OVNI. Incontestablement, ce phénomène a suscité une grande inquiétude dans tous les pays du monde.
C'est précisément moi qui ai eu la tâche d'’initier le courant du phénomène OVNI. Dans mon livre intitulé Le Mariage Parfait, j'ai déjà parlé de ce phénomène en 1950. Ensuite, les gens se sont franchement moqués de ce thème et à vrai dire, j'ai été l'objet de nombreuses railleries. Mais aujourd’hui, je vois que tous les habitants de la planète Terre ont accepté l’idée. Actuellement, il y a des organisations, des clubs, etc., sur le phénomène OVNI.
Donc, quand j'ai promu ce livre, il a suscité une grande inquiétude. Cependant, au début, il est clair que j'allais être l'objet de moqueries. Les années ont passé et l'inquiétude est mondiale. L'idée s'est rapidement propagée de partout. Il y a eu des investigations et, en fait, il a été prouvé que le phénomène OVNI n’est pas une fantaisie. Indubitablement, il y a beaucoup de documentation sur ce phénomène, et c'est une chose qu’on ne peut absolument pas nier.
Donc, ce soir, nous allons analyser quelques points fondamentaux du phénomène OVNI. En fait, en réalité, les faits sont les faits et devant les faits, nous devons nous soumettre. Je vais commencer par parler des faits dont je suis certain ; ensuite, nous allons étayer les témoignages.
Assurément, un jour, me trouvant dans le parc national du “Désert des Lions”, j'ai dû vivre une merveilleuse surprise : un objet volant non identifié apparut dans l'Espace ; cet objet est descendu exactement sur le “Désert des Lions”.
Je l'ai vu lentement atterrir dans une clairière de la forêt. Je me suis dirigé vers le lieu dans le but d'avoir la certitude de ce que mes yeux avaient vu. Mon étonnement fut grand lorsque je vis un vaisseau sphérique magnifique posé sur un trépied en acier. Évidemment, je dus garder un silence respectueux ; Ces minutes furent pour moi vraiment sacrées.
La trappe de ce beau vaisseau s'ouvrit et une figure humaine en sortit : lentement, elle descendit les marches en acier et toucha le sol ; je la regardai. Il ne fait aucun doute qu’il s'agissait du capitaine de ce vaisseau cosmique ; c'est ce que je compris, il n'était pas nécessaire de me l’expliquer. Il tenait dans la main droite un étrange appareil que je ne connaissais pas et, derrière lui, tout l'équipage descendit, une douzaine de personnes au total.
Je saluai le capitaine en disant :
- Bonjour, Capitaine.
Je tendis la main droite. Il me répondit:
- Bonjour Monsieur.
Une poignée de main scella notre amitié. L'équipage le suivit et, d’un pas harmonieux, il se dirigea vers des troncs d'arbre qui, couchées sur la terre humide, gisaient à l'horizontale. Tout l'équipage fit de même. Je priai le capitaine de m'emmener dans son vaisseau sur la planète Mars.
- Où dites-vous ?
- Sur Mars, Capitaine.
- Ah, mais c’est à côté !
À côté ! me dis-je. Et dire que les scientifiques de la Terre préparent des explorations sur Mars pour les années à venir, alors que pour lui, ce n’est rien ! Pour lui, c'est comme aller à l’épicerie du coin!
Bien sûr, cela me surprit beaucoup, mais j’essayai de me contrôler ; exprimer, en présence de ce capitaine, de ces personnes, des actes émotionnels négatifs aurait été honteux pour moi. Je restai impassible. Cependant, je dois vraiment vous dire que je n'eus pas le moindre problème à réitérer ma demande :
Je suis écrivain et conférencier, lui dis-je, et si je vous adresse cette supplique, c’est dans le but d'apporter d’autres mondes des informations, voire même des preuves indubitables, démontrant l'existence de la vie dans les mondes qui peuplent l'Espace infini. Je connais très bien les Terriens, ils sont incrédules à cent pour cent, et si je ne leur apporte pas de preuves, évidemment, ils ne me croiront pas, pas même en pleurant des larmes de sang, ni en m'agenouillant avec humilité ; ils n'accepteront pas de témoignages qui ne soient accompagnés de preuves tangibles.
Le capitaine resta silencieux. Je compris qu’ils parlaient peu. Ils ont un grand sens de la responsabilité morale sur la parole. Pour eux, le verbe est sacré, et ils ne gaspillent pas inutilement l'énergie de la parole. Parvenu aux troncs d'arbre qui gisaient sur le sol, le capitaine s'assit. Et tous les membres de l'équipage en firent de même.
Parmi eux se trouvaient deux dames d’un âge indéchiffrable. Je les regardai : des personnes de taille moyenne; je n'ai pas vu parmi eux d'obèses ni qui que ce soit ayant des défauts physiques. En fait, en réalité, je pourrais vraiment affirmer que tous étaient d'une présence majestueuse et parfaite. Leur peau était cuivrée, leurs yeux étaient bleus. Il semblait que l'infini étoilé était dessiné en eux. Leurs cheveux tombaient sur leurs épaules. Leur nez droit, impeccable. Leurs lèvres minces et délicates. Leurs oreilles, dénotant la finesse d'esprit, étaient petites et courbes. Leurs fronts étaient larges, comme les murs invaincus de Sion, avec de larges sillons accusant sans aucun doute une grande intelligence. Je pourrais dire clairement qu'ils ressemblaient à des Dieux dans des corps d'homme, géniaux, dans le sens le plus complet du terme je les observai comme tels.
Soudain, d’une manière insolite, l’une des deux dames présentes se leva pour parler au nom de tout l'équipage. Sa voix m'a paru merveilleuse, elle paraissait la voix d’une sirène enchantée.
Parlant ainsi, dans un langage poétique, elle dit:
- Si nous mettons une plante qui n'est pas aromatique à côté d'une autre qui l'est, il est clair que celle qui n'est pas aromatique va être imprégnée du merveilleux arôme de celle qui l'est, n'est-ce pas ?
- C’est évident, répondis-je.
Et puis, elle poursuivit:
- Il se passe la même chose avec les mondes de l'Espace infini. Les mondes avec des humanités qui, dans le passé, allaient mal, se sont peu à peu imprégnés des vibrations des mondes voisins et maintenant, ils vont très bien.
Mais, cette dame parlait des mondes avec un naturel si spontané que je dus ressentir un certain étonnement mystique, car elle faisait référence aux autres planètes de l’Infini de la même manière que nous pouvons parler des rues et des avenues. Et elle continua :
- Nous venons d'arriver ici, sur la planète Terre, comme vous le voyez, et nous voyons qu'ici, dans ce monde, il ne se passe pas la même chose. Qu'est-ce qui se passe sur la planète Terre ?
La question était grave. On exigeait de moi une réponse synthétique. Terrible. Je parlai de
façon mythologique ; je lui dis :
- Eh bien, il se passe que cette planète est une erreur des Dieux.
Il ne me vint pas à l’idée de dire autre chose. Mais ensuite, je continuai sérieusement en disant :
- Voilà le karma des mondes.
“Karma” est un mot oriental qui signifie “cause à effet”, ‘Loi d'Action et de Conséquence. Nous savons bien que nous vivons dans un monde relatif. Si nous étudions profondément la théorie de la relativité d'Einstein, nous pouvons en conclure que nous vivons simplement dans la machinerie de la relativité. De toute évidence, dans ce monde, il doit y avoir une Loi d'Action et de Conséquence. Incontestablement, nous ne pouvions concevoir l'existence d’un univers où la cause et l'effet seraient exclus.
Alors, ayant dit ce que j'ai dit, je vis, à mon grand étonnement, que la dame inclinait la tête en signe d'assentiment, de même que les autres membres de l’équipage. Tous inclinèrent la tête respectueusement en signe d'assentiment. Ensuite, ces personnages distingués se levèrent avec la ferme intention de partir.
Quitte à paraître vraiment têtu, je réitérai une nouvelle fois ma demande d’être accepté dans ce vaisseau. Mais, tout fut impossible. Cependant, le capitaine, au moment précis de se diriger vers le vaisseau, leva la main droite en mettant en évidence son index droit en disant.
- En chemin nous verrons...
- Merci Capitaine, lui dis-je, merci beaucoup.
Et je lui tendis la main. Lui, indiscutablement très courtois, me sera la main et regagna son vaisseau ; l'équipage le suivit. Il gravit les marches et pénétra carrément dans son vaisseau par la trappe ; les autres en firent de même.
Je préférai m'éloigner pour ne pas être blessé par le rayonnement d'un vaisseau cosmique qui décolle et, de loin, je regardai cette sphère, je la vis suspendue dans l'atmosphère et se perdre ensuite dans l’Infini inaltérable.
Après l'événement, je me sentis, en fait, heureux. J'avais compris les mots du capitaine. Ils ne parlent jamais pour rien dire, ce ne sont pas des Terriens, ce sont des hommes dans le sens complet du terme. De quel chemin parlait le capitaine ? Lequel ? Ce chemin est déjà défini dans
l'Evangile Christique du Grand Kabiîr Jeshua Ben Pandira : “Etroite est la porte et resserré le chemin qui mène à la lumière, et très peu sont ceux qui le trouveront”.
Il s’agit du chemin psychologique, il s'agit du chemin que les mutants connaissent, du chemin de la Révolution de la Conscience, qui, actuellement, inquiète des millions de personnes.
Indubitablement, je devais d’abord provoquer en moi certains changements psychologiques. Il n'est pas possible d'entrer dans un vaisseau intergalactique sans avoir subi, au préalable, une préparation de nature psychologique. Depuis ce jour-là, je continue de lutter, précisément, pour éliminer de ma psyché tout défaut de type psychologique. Cela implique des études approfondies, une auto-exploration intime, une auto-observation continue, etc. Je suis sûr qu'un jour cet équipage reviendra vers moi et qu'ensuite, je pourrai y entrer pour voyager à travers l'Infini inaltérable.
La curiosité que j'avais pour les soucoupes volantes a disparu. Maintenant, je veux juste devenir digne, parce qu'il n'y à pas d'autre moyen de me garantir l'entrée dans un équipage de surhommes. Ce ne sont pas des Terriens, ce sont des hommes supérieurs. Là-bas j'ai vu, en fait.
le Surhomme de Nietzsche.