Immoler nos souffrances

Hors ligne jerome
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Immoler nos souffrances

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Dédié à tous les gens qui souffrent…

La souffrance est une des composantes majeures de l’expérience humaine, mais aussi de la spiritualité : Toute la doctrine de Bouddha Gautama est fondée sur les Quatre Nobles Vérités Les quatre nobles vérités du bouddhisme ... pense.org) :

1) Il y a la souffrance.
2) La souffrance a une cause.
3) On peut faire cesser la souffrance.
4) Énoncé de la façon de se libérer de la souffrance.

On voit le rôle crucial de la souffrance dans l’expérience humaine, dans l’expérience même de toute forme de vie.

À la base, la souffrance a une fonction d’alarme pour la protection de l’intégrité physique, et pour promouvoir la dissémination et la protection de la vie. En découlent toutes sortes de comportements qui façonnent notre quotidien et notre histoire. La protection, la conquête, la séduction, la faim et la soif, etc. Tous les aspects de notre vie sont régis par un stimulus binaire : le plaisir et la souffrance. Ces 2 aspects physiques ont leur pendant psychologique : le désir et le rejet.

Du point de vue pratique et expérienciel, lorsqu’une souffrance apparaît dans le Cours de la Vie d’un humain, la première réaction pourrait être de se débarrasser de cette souffrance. L’expérience semble inconfortable, on espère s’en extraire le plus vite possible, et c’est naturel. L’ego est fondé sur un besoin de sécurité et de stabilité, de repères. Donc de confort. C’est la réaction la plus instinctive et commune, une fondation évolutive de la Vie organique, une réaction même mécanique et automatique, de se soustraire à l’inconfort et de stabiliser le confort.

Seulement l’humain a développé une couche psychique supplémentaire à celle du règne animal, et les réactions instinctives se perpétuent comme par habitude génétique dans des domaines très différents de la survie. Alors l’inconfort fui n’est plus seulement physique et survivaliste, mais aussi de nature psychique, se basant par exemple sur le passé et le futur, et sur tout ce qui fonde et caractérise l’individu individuel.

Alors dans certains cas, les personnes ruminent en boucle les problèmes comme figées dans un passé qui apparaît dans la mémoire, formée de matière psychique. Ce faisant, ces personnes ne voient plus la virginité de chaque instant, et elles réactualisent sans cesse le vécu émotif inconfortable qui y est attaché, que l’on cherche à fuir comme en situation de survie. Et alors on ajoute une grosse dimension de souffrance psychique à la souffrance physique de la douleur. On trouve très souvent des cas d’attachement à nos souffrances, le plus souvent inconsciemment et voir cela est très important, c’est une Compréhension majeure dans notre Cheminement.

Dans d’autres cas, la personne qui expérimente une souffrance a une individualité spirituelle, un ego spirituel d’où parfois viennent des aspirations. Elle pourrait se dire : « La souffrance ce n’est pas lumineux, il faut vibrer la Joie » et hop, mettre la souffrance sous le tapis. Dans un tel cas, il y a eu auto-observation consciente, ce qui est positif, mais nous ne sommes pas descendus voir dans le marécage s’il y avait quelque chose à améliorer, ou s’il n’y avait pas là un diamant caché...

Mais dans tous ces cas, ne passerait-on pas à côté de quelque chose ? Tout cela doit bien avoir un sens, une utilité potentielle, ou bien serait-ce une simple erreur du Créateur ? Nul ne pourrait le croire. La souffrance ne pourrait-elle pas être non seulement utile, mais en plus une formidable occasion de progrès et de croissance spirituelle ?

En effet, de façon pragmatique : 1) Nous pouvons faire quelque chose pour arrêter cette souffrance. Alors agissons ! 2) Nous ne pouvons rien faire pour changer cette situation de souffrance que je vis. Alors il faut passer par l’acceptation... Toujours de façon pragmatique, quitte à vivre de la souffrance émotionnellement, autant que cela serve à quelque chose si possible. Vous ne croyez pas ?

Que pourrait donc contenir en germe la graine de la souffrance ? Eh bien, rien de moins que le magnifique fruit de la Compassion. Connaître sa souffrance, c’est potentiellement comprendre celle des autres. Il est écrit que nous recevons les épreuves à la mesure de notre capacité à les affronter...

Face à un événement souffrant dans la Vie, une autre pratique que le rejet consiste à laisser la souffrance s’exprimer, l’observer dans toutes ses manifestations, ressentis physiques, etc.

Avec une totale acceptation de ce qui est. De fait, puisque ce qui nous intéresse ici est de comprendre la Vérité, donc nous ne voulons rien voiler, rien changer de ce qui est. Et on observe cela, afin de Comprendre. Dans l’accueil, comme si on recevait un enfant blessé dans les bras.

Outre la guérison émotive entraînée par cette pratique, nous nous rendons aussi compte qu’à un endroit précis et diffus, au centre, il y a l’Être qui regarde cette souffrance avec tendresse pour l’enfant blessé : la souffrance est un objet extérieur, nous ne sommes pas elle et nous pouvons la regarder de l’extérieur à partir de qui nous sommes. Nous ne sommes pas impactés par elle, si nous ne souhaitons pas nous identifier à elle. Elle que nous pouvons regarder, là, devant nous déposée telle un objet.

C'est alors que la souffrance n'est plus nous, que nous pouvons l'offrir en offrande telle un objet. On ajoute, au détachement, la dévotion de tout remettre entre les mains de Dieu. Avec abnégation, discernement et générosité. C'est ce qui nous a le plus coûté qui a le plus de valeur aux yeux du Père. Cette offrande est donc de première catégorie. Qu'offre le Christ sur la Croix ?

En outre, cette pratique nous permet, par l’introspection, de retirer beaucoup de leçons de vie, d’idées pour s’améliorer, de Compréhension…

Aussi dans l’expérience de l’émotion de souffrance il y a le germe de la Compassion, car la Compassion c’est la Compréhension de la souffrance. Dans la Compassion, toi et moi sommes Un.
"Avec toutes mes excuses pour le profond orgueil qui m'habite, et avec tout l'amour que je puis manifester en cet instant. Vive le Christ ! "

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Hors ligne Pascal
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Intéressant, ton texte ne se base pas sur un exemple vécu spécifique et aborde plutôt la souffrance d'une manière générale et conceptuelle, en se référant aux enseignements bouddhistes des Quatre Nobles Vérités. Il explore la nature et le rôle de la souffrance dans la vie humaine, ainsi que son potentiel pour la croissance spirituelle et la compassion, sans mentionner d'exemple particulier de vécu personnel ou historique.

Penses-tu que les individus qui ont beaucoup souffert sont "profonds" spirituellement et compatissants ?
Hors ligne tmecap
#3
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merci beaucoup pour ce partage.

Il y a toujours quelque chose qui me titille, c'est que notre religion nous demande la souffrance pour faire court, comme tu l'expliques très bien, mais le bouddhisme si j'ai bien compris vivent pour l'éloigner, ou l'enlever.

C'est toujours quelque chose qui me heurte un peu.
Hors ligne jerome
#4
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Salut à tous !

Penses-tu que les individus qui ont beaucoup souffert sont "profonds" spirituellement et compatissants ?

Non, je ne pense pas que cela soit systématique, cela dépend de ce que l'on fait de ces souffrances, de la façon dont on les transmute. Elles pourraient tout aussi bien devenir une sorte de "faire-valoir" égotique. L'erreur serait de diriger cette souffrance vers le "Moi-même" en s'apitoyant sur son sort, ou au contraire en "se blindant" émotionnellement, en devenant aigri, etc.

Mais comme nous l'avons vu, il y a une possibilité de croissance et de transmutation qui apparaît même comme la véritable raison d'être de cette souffrance : les épreuves nous échoient exactement à la mesure de ce que nous pouvons endurer. C'est parfait, et dans ce cadre même une souffrance peut être perçue comme une Joie, comme l'accueil de l'enrichissement qui ne manquera pas d'en découler.

Si on s'attache à retirer l'essence des leçons d'une situation en tant que but ultime et réel de la situation elle-même, au lieu de s'identifier, alors il n'y a plus un pauvre "moi" qui souffre, il n'y a plus "moi" et "les autres". Il ne reste plus qu'un adepte qui se réjouit de l'Enseignement qui lui a été accordé à travers cette épreuve, qui se représentera encore et encore avec de plus en plus de force jusqu'à ce que cette Compréhension advienne.

notre religion nous demande la souffrance pour faire court, comme tu l'expliques très bien, mais le bouddhisme si j'ai bien compris vivent pour l'éloigner, ou l'enlever.
Bon, pour la religion en tout cas ce qu'elle est devenue, nous savons les déformations qu'elle a malheureusement subies. Le Christ ne nous demande pas de souffrir, et c'est un problème que la tradition catholique ait tant promu l'acceptation de la souffrance de cette façon-là. Le but, à l'époque, était plutôt politique : "souffre en silence et donne ton blé aux messagers de Dieu que sont la hiérarchie catholique". Ils ont juste oublié de dire que nous n'avions pas besoin de cette hiérarchie pour accéder aux premières loges du Divin.

Le Christ ne nous demande pas de souffrir pour mériter quelque chose, mais d'accepter et d'accueillir ce qui est. Tout ce qui est, tel que c'est. La différence que tu évoques ici entre 2 traditions n'est que de surface : les 2 demandent d'observer afin de Connaître la Vérité. Les 2 demandent l'accueil inconditionnel de toutes les circonstances, bien qu'elles puissent sembler désagréables. C'est la résistance à ce qui est qui engendre la souffrance. Enfin les 2 valorisent la recherche de l'état non-souffrant, c'est-à-dire le Nirvana ou le Royaume des Cieux. Ce Royaume se trouve au-delà de la souffrance dualiste, là où seule règne la Vérité. En réalité il n'y a pas de différence sur ce point, mais identité. Seules les formes diffèrent.
"Avec toutes mes excuses pour le profond orgueil qui m'habite, et avec tout l'amour que je puis manifester en cet instant. Vive le Christ ! "

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Hors ligne tmecap
#5
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Merci pour cette éclaircissement.

Notre religion, je parlais de notre gnose:

Samael nous dit que la souffrance c'est comme une monnaie.

Alors que le bouddhisme lui essaye absolument de ne pas y avoir recours.
Le christ lui nous montre comment il faut faire pour la transmuté, et Samael lui nous explique aussi de façon très perspicace comment faire.

Donc ma question est par rapport au bouddhisme: pourquoi ils refusent la souffrance comme ça.

Mais j'ai eu ma réponse, c'est une "erreur" (dans le sens ou nous l'avons interprété) qu'à fait le Bouddha au moment de son éveil:
Quand il est sorti de sa grotte il était très épuisé et c'est écroulé avant d'arriver au ruisseau. C'est à ce moment là qu'une femme l'a pris et remis sur pied. Et alors il est sorti de cette expérience qu'il n'y avait pas d'éveil par la souffrance sur le corps. Alors il c'est assis au pied de son arbre et à fait la demande intime quand tant qu'il n'aurait pas trouvé l'éveil il ne se lèverai pas.

Et je pense qu'au fil du temps ils ont pris l'habitude de rejeter toute souffrance au point d'empêcher ceux qui font le travail d'évoluer, d'avancer en enlevant cette monnaie, pour ceux qui l'utilisent pour payer leurs dettes!
Hors ligne Paul
#6
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On paie nos dettes par la souffrance, mais aussi par les bonnes œuvres.

Et s'éveiller, c'est générer un dharma immense. Car celui qui s'éveille devient une nourriture, une lumière pour tous.
Même dans cette apparente inaction, nous agissons et faisons beaucoup.
Dieu comme Mère réside dans le Temple-Cœur.
Hors ligne tmecap
#7
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merci pour ce chemin vers la pâques.

devenir une nourriture.
Les passés douloureux de toute Essence sont certes bien récompensés, parce qu'en échange de tant de souffrances on acquiert l'autoconscience et la félicité sans limite.
Ceci signifie que pour un plus grand degré de conscience, on a un plus grand degré de responsabilité, et celui qui ajoute de la sagesse, ajoute de la douleur.
je pense que si on veut avoir de la conscience peut importe nos actes. Après s'éveiller qu'est ce que tu entends par là?
Les passés douloureux de toute Essence sont certes bien récompensés, parce qu'en échange de tant de souffrances on acquiert l'autoconscience et la félicité sans limite.

La Maîtrise est une chose différente ; personne ne saurait atteindre l'Adeptat sans les trois facteurs de la révolution de la conscience, clairement exprimés par Notre-Seigneur le Christ : « Celui qui veut me suivre, qu'il se renie lui-même, prenne sa croix et me suive ».

Se renier soi-même signifie : dissolution du Moi. Prendre la croix, la mettre sur nos épaules, signifie : travailler avec le yoga du sexe, avec le Maïthuna, avec la Magie sexuelle. Suivre le Christ, équivaut à se sacrifier pour l'humanité et donner sa vie, pour que d'autres vivent.
Peut être que les bonnes actions peuvent se classer dans la troisième zone.

Est ce qu'on doit prendre les trois cases séparément comme des vases à remplir d'eau?

Quoi qu'il en soit, on ne sait toujours pas ce que peut être cette notion de conscience!

Une chose reste sûre demander que l'humanité ne souffre plus est comme la condamner à ne jamais trouver l'autoconscience.

Avec de très bonne intention, quand on est endormi on peut faire des ravages :mrgreen:
Modifié en dernier par tmecap le 13 mars 2024, 22:29, modifié 3 fois.
Hors ligne tmecap
#8
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Je vais juste ajouter un petit clin d’œil.

Je dirai le titre est super cool pour ce clin.

Alors que je travaille depuis des lustres pour essayer de me nettoyer les corps, de faire au mieux... bref d'arriver à avancer, je me retrouvais à un point crucial où je me rends bien compte que vous me parlez de trucs, mais que mes corps sont bien plus propre que les votre! je ne pense à personne en particulier, mais je veux dire que je n'ai rien à envier à d'autres, et pourtant je vois bien que je galère beaucoup plus!!

Je n'arrive pas à avoir pour un même état de pureté, la conscience que vous pouvez avoir!! Je le vois bien.
Alors je me dis plusieurs possibilités, la première j'ai déjà ce que vous avez, mais en fait je trouve ça habituel donc je ne m'en rends plus compte!

pourtant je dirai il y a un truc de plus que je veux. Je vois bien qu'il y a une sensation en plus que vous avez et que je n'ai pas!!!

Alors je me dis que je suis pas assez propre, et je vais dans une recherche colossale de possibilités!!!

et en fait j'essaye de vous imiter, de suivre toutes vos recommandations...
et ainsi de suite...

je vois que vous voyez des trucs dans les cartes, sur le pendule, ou directement!!
je fais la même chose mais ça ne donne pas le même effet.

L'arme total, ce doit être le mental! Alors je le travaille, et j'en arrive à des points critiques, mais au final sur un sujet concret, un problème que je résous avec mon mental en 1/4 de seconde, tu fais un raisonnement d'une heure!
Alors je me dis, tu me dis que je n'arrives pas à faire taire mon mental, mais au final pour un sujet ou je reste silencieux, de ton côté le vélo tourne de ouf!!!

Mais alors pourquoi tu y arrives et de mon côté c'est la galère.
Pourquoi je fais la pratique du grand arcane, et de ton côté sans tu y arrives mieux?
Pourquoi je fais des méditations et toi sans c'est mieux?
pourquoi
pourquoi
pourquoi de mon côté ça ne marche pas???

Et bien je pense que j'ai enfin trouvé la solution, c'est évident, car il manque l'amour!!!!

Vous me direz que c'est normal!
Mais au final même si je vous dis ça, vous voyez qu'en fait rien n'a changé!!!

Car en fait il faut que vous demandiez votre corps en mariage.

Après comment il faut faire :mrgreen:

Système D, je suis en train d'essayer de comprendre cette nouvelle donnée, mais une fois que vous demandez votre corps en mariage, alors vous en faites l'amour, et arrive la fusion!

est ce que c'est la conscience qui doit demander au corps cellulaire sa main?
est ce qu'il faut que ce soit le temple?
qu'est ce que la conscience?

En gros c'est simple à dire, vous avez la direction à suivre, je vous dirai ce que je trouve...

bon courage mes frères, et bon mariage :hi:

je sais qu'en premier lieu il faut faire un nettoyage.
ensuite ne plus se dénigrer
enfin essayer d'envoyer de l'amour à tout ce qui nous entoure

ensuite on peut avancer dans le plus subtil!

vous ne trouvez pas cette idée géniale? et cette dimension superbe... Retomber dans les bras de l'amour peu importe l'âge:cool:
ma Guenièvre qui dompte le dragon, ou tu es Lancelot...
mais purée que j'ai tout sous les yeux, mais avec cette poutre je passe vraiment pour une gourde :oops: j'adore la vie elle est tellement belle.

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