Conférence 266 : La raison d'être de la justice objective

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Conférence 266 : La raison d'être de la justice objective

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CONFÉRENCE N°266 : LA RAISON D'ÊTRE DE LA JUSTICE OBJECTIVE

Traduction d'une conférence intitulée "LA RAZÓN DE SER DE LA JUSTICIA OBJETIVA"

Conférence-interview - Mexico D. F.- 1975
Ce thème de la justice est important. Il est clair qu'il existe deux types de justice et c'est ce qui doit, tout d'abord, être classifié parce que la justice subjective est une chose et la justice objective en est une autre. La justice de ce monde, les tribunaux subjectifs, c'est une chose et les Tribunaux de la Justice Céleste, c'en est une autre ; ils sont différents.

Donc, il faut faire une pleine différenciation entre cette justice subjective qui s'achète et qui se vend et la justice objective, où il est impossible de soudoyer le juge ; les Tribunaux de la Justice Céleste sont complètement différents. Il vaut la peine de comprendre ce thème de la justice.

Mais bon, que peuvent-ils savoir, les gens communs et ordinaires, sur la justice ? Absolument rien. Qu'est-ce qu'ils savent de la justice ? Que peuvent savoir les gens à la Conscience endormie sur ce qui est juste, sur ce qui est injuste ? Sur ce qui est bon et sur ce qui est mauvais ? Ils ne savent rien de rien. Une chose est bonne quand ça leur convient et mauvaise quand ça ne leur convient pas. Voilà comment sont les concepts du bien et du mal chez les gens à la psyché subjective, chez les gens de la justice subjective.

Mais avoir conscience du bien et du mal, ils n'ont pas conscience de cela. Ils ne savent rien de ce qui est bon, ils ne savent rien de ce qui est mauvais. Ils dorment profondément, ce sont des machines, des machines qui agissent mues par des forces qu'ils ignorent.

Si, par exemple, une catastrophe se produit dans le Cosmos, le type d'ondulations vibratoires qui arrive et touche les machines humaines produit des choses terribles, et alors, ces machines humaines se lancent à la guerre par millions contre d'autres millions de machines. Machines contre machines. Que vont-elles savoir du bien et du mal ? Elles arborent des drapeaux, des devises, disent qu'elles vont se battre pour la liberté, pour la justice, pour la démocratie. Elles ignorent ce que sont les forces cosmiques d'une catastrophe à un niveau cosmique qui a réglé l'horloge.

Que peuvent-ils savoir, ces gens, sur ce qui est bon, sur ce qui est mauvais ? Indubitablement, dans tout le bon, il y a quelque chose de mauvais et dans tout le mauvais il y a quelque chose de bon. Il y a beaucoup de vertu chez les méchants et il y a beaucoup de méchanceté chez les vertueux. Pourraient-ils savoir cela les endormis ?

Alors, même avec les vertus on peut faire du mal aux autres ! Vous voulez connaître un cas où j'ai fait quelque chose de mal ? Quelqu'un, dont je ne mentionnerai pas le nom, a édité certaines de mes œuvres, non pas dans sa propre imprimerie, mais dans l'imprimerie du Gouvernement. Il ne l'a pas fait à mauvais escient, mais à bon escient; mais, il se trouve que le Gouvernement l'a su. Étant donné que cette personne était l'administrateur de cette imprimerie, évidemment, le Gouvernement a protesté, et lui a fait un procès, mais il fallait un motif d'accusation et un témoin. L'accusé a désigné comme témoin un ex-juré. Étant Il a dit qu'il pourrait affirmer que cette personne X l'avait chargé d'éditer ces œuvres. Ces œuvres étaient financées par de dernier, par conséquent, ce n'était pas le Gouvernement qui avait été le "débiteur" dans l'édition de ces œuvres.

Mais, il se trouve que cette personne, le témoin en question, n'avait rien à voir avec l'affaire. Cependant, comme c'était un homme qui aimait la vérité, la justice et la droiture, il m'a dit : "Que dois-je faire ? Je considère que cet homme m'a injustement nommé témoin. Il a dit, pour se défendre, que je l'avais chargé d'imprimer des œuvres, mais je ne lui ai pas demandé de les imprimer. Si je dis non, c'est la prison, si je dis oui, il ne va pas en prison, mais comment puis-je mentir alors que je suis habitué à dire la vérité et rien que la vérité ? Comment puis-je dire que je lui ai demandé d'éditer tel ou tel livre si je ne le lui en ai jamais demandé de le faire ? Ce serait une farce, un mensonge. Je suis gnostique et je suis sur le chemin de la droiture, par conséquent, je ne vais pas mentir".

Incontestablement, avec la vertu de la sincérité et de la vérité, cet homme, en fait, allait faire condamner un malheureux à la prison qui sait pour combien d'années, non ? Il m'a demandé conseil. Que je lui ai-je dit ? Je lui ai dit :

- Allons, avec les vertus, on peut faire aussi beaucoup de dégâts, ne faites pas de dégâts avec les vertus ! Une vertu mal placée devient injuste.

- Et alors ?

- Oui, dites que vous avez demandé d'éditer ces livres.

C'étaient des livres pour la Grande Cause, pour le bien de l'humanité. Des livres, les nôtres...

Bon, il a écouté le conseil. Là, il a admis qu'il ne causait de tort à personne avec ce mensonge, à qui ? En revanche, bien sûr, il lui aura évité d'aller en prison et de laisser femme et enfants.

Par conséquent, avec les vertus on peut également faire du mal, c'est clair. Il est injuste de mal utiliser les vertus, parce qu'avec les vertus, on peut faire du tort aux autres. Pensez-vous qu'ils n'ont pas été honnêtes les bourreaux de l'Histoire ? Pensez-vous que, par exemple, les bourreaux de la guillotine, là-bas en France, ils ne l'ont pas fait en accomplissant pleinement leur devoir ? C'était des hommes qui faisaient leur devoir à la lettre. Et certains d'entre eux faisaient même leur devoir avec un horrible sacrifice : laisser tomber la lame de "Guillotin" sur la tête des nobles, mais ils n'accomplissaient que leur devoir, leur vertu était impeccable, ça oui. Mais quel dégât ont-ils fait avec cette vertu de l'accomplissement du devoir ? Combien de juges apparemment justes, en accomplissant leur devoir de juge, ont envoyé beaucoup d'innocents en prison !

Bon : c'est tout ce qui est à sa place, mauvais : ce qui n'est pas à sa place ; juste : c'est ce qui est à sa place, injuste : ce qui n'est pas à sa place. Le feu, par exemple, est juste et bon, où ça ? Dans la cuisine. Mais qu'en est-il du feu dans le salon, brûlant les rideaux ? Cela n'est plus juste ni bon, n'est-ce pas ? C'est mauvais et injuste. L'eau dans l'évier est juste, elle est bonne ; mais hors de l'évier, inondant les pièces, elle n'est pas à sa place, elle est injuste, elle est mauvaise. Voilà comment sont les vertus.

Être tolérant, par exemple, avec les idées des autres est correct, mais la tolérance hors de sa place nous rend complices du délit.

Que dire, par exemple, d'un père de famille, gnostique à cent pour cent, qui a une femme et des filles, et qui accomplit ses devoirs pour sa femme et pour ses filles ? Tolérant au maximum, il a pris l'habitude de respecter les paroles de l'Évangile qui disent : "Si on te frappe sur la joue droite, tends la gauche pour qu'ils te frappent plus fort".

Bon, supposons qu'un désastre se produise, et qu'un groupe de bandits attaquent cette maison pour tuer sa femme et violer ses filles, etc. Mais, l'Évangile lui a enseigné à tendre la joue droite et à bénir ceux qui blessent, à aimer ceux qui haïssent. Alors, au lieu de défendre sa femme et ses filles, il bénit les voleurs, les bandits : "Oh, voleurs ! Oh, bandits ! Ne faites pas ça, ne recommencez jamais ça, parce qu'avec ça, vous subirez un grand karma, je vous pardonne !" tandis que les bandits violent ses filles ou tuent sa pauvre femme.

Que dire d'un homme comme ça ? Il accomplit apparemment l'Évangile, avec la tolérance et le pardon des offenses, n'est-ce pas ? C'est une vertu qui n'est pas à sa place. Alors, que faire dans ce cas-là ?

On a posé la même question à Krishnamurti ; il n'a pas su répondre correctement. On lui a dit:

- Bon, et si tu étais avec ta sœur et qu'on essaie de la violer que ferais-tu ?

Il a dit :

- Je ne suis pas dans cette situation.

- Et si un jour, tu te retrouvais dans cette situation ?

- Je saurai alors quoi faire à ce moment-là.

Il a pris la tangente, mais il n'a pas répondu comme il aurait dû le faire. La crue réalité des faits, c'est que si un homme, à ce moment-là, n'agit pas avec énergie, s'il ne dégaine pas l'épée, s'il n'a pas recours aux armes et ne s'engage pas à lutter à mort contre les assaillants, de toute évidence, non seulement il devient complice du délit, mais il se retrouve mal "là-haut", et il se retrouve mal aussi ici en bas avec les juges de la Terre, parce qu'il y a des lois qui le condamneraient dans les codes pénaux.

Par exemple, ici au Mexique, dans le Code pénal, c'est bien stipulé. Je ne sais pas au Venezuela, mais ici, il y a un article qui le considérerait comme complice et il irait en prison pour complicité du délit. Je ne sais pas là-bas, dans votre pays, au Venezuela, mais ici, c'est un délit.

Bon, alors que faut-il faire dans ce cas-là ? Eh bien s'il faut mourir, mourir en se battant, n'est-ce pas ? Il vaut mieux mourir en se battant pour défendre sa famille, tomber dans la lutte, que de devenir complice du délit. Ainsi, une vertu hors de sa place est injuste et mauvaise, et pourtant c'est une vertu ! Mais, elle est mauvaise.

Apprendre à vivre avec justice, c'est important. La plupart des gens ne savent pas vivre justement. Ils font ce qu'ils ne devraient pas faire en voulant être justes. Réclamer ses droits est correct. Ne pas les réclamer, c'est devenir complice du délit.

Si une personne X ou Y, par exemple, nous doit une grosse somme d'argent : nous sommes dans le besoin et il nous la doit. Il a de quoi payer, nous sommes sûrs qu'il a de quoi, mais supposons qu'il ne veuille pas payer, qu'il n'en ait pas envie. Nous avons le devoir de demander, de réclamer nos droits devant la justice, devant les tribunaux, devant la loi. N'importe qui dirait : "Mais c'est absurde. En étant gnostique, comment oser l'accuser ?" Mais, il ne s'agit pas d'accuser, il s'agit de réclamer ses droits, ce qui est différent.

Vous voyez donc ce qu'est la justice. Un gnostique pourrait dire : "Moi, je pardonne". A qui pardonne-t-il ? À un monsieur qui a suffisamment d'argent et qui ne veut pas payer ? C'est un pardon hors de sa place. Mais, si nous sommes sûrs qu'il n'a pas d'argent, les choses sont différentes : nous devrons peut-être pardonner cette dette. Mais, qu'il ne veuille pas alors qu'il a des conditions magnifiques dont il jouit, là, c'est un devoir de réclamer son dû.

Savoir vivre en accord avec cette Loi de l'Équilibre, voilà ce qui est fondamental. Très peu de gens savent vivre en accord avec la Loi de la Balance. Quant à faire la justice à l'intérieur de soi-même, il faut savoir la faire ; il faut apprendre à devenir justes.

Il y a par-là, une ancienne sculpture qui représente la Justice comme une dame ineffable avec l'épée dégainée, debout sur une pierre cubique. Dans la main droite, elle tient l'épée, dans la main gauche, la balance, et sur les plateaux de la balance, "les poids de la balance". Comme vêtement : une couronne en or, qui touche sa tête, elle porte une tunique blanche et couvrant ses épaules la cape de pourpre. C'est la Justice. [...]

Mais, faire la justice à l'intérieur de soi-même, voilà qui est difficile ; il est nécessaire d'être alchimiste. Il faut commencer par savoir ce que signifie ce symbolisme que montre cette sculpture. Mais cela [...] on ne va pas le comprendre si on n'est pas alchimiste.

Tout d'abord, il faut savoir qu'il y a trois substances universelles d'où jaillit tout ce qui est, a été et sera : le sel, le soufre et le mercure. Notre corps physique, en dernière synthèse, se réduit à quoi ? Le soufre est le Feu Sacré et le mercure l'énergie sexuelle.

Est-ce qu'il faut travailler ? Oui, il faut travailler. Comment ? Eh bien avec le soufre et le mercure.

Le soufre est prisonnier du mercure, c'est-à-dire dans les prisons de cette matière vénérable qui est le sperme sacré. Au moyen de la transmutation, on obtient la libération du mercure : une substance fine et délicate avec laquelle on va créer les Corps Existentiels Supérieurs de l'Être. Le soufre, le Feu, se libère aussi. Ainsi, le soufre féconde le mercure, il le féconde, et le sel, le soufre et le mercure se mélangent, se pénètrent et se compénètrent pour cristalliser les Corps Existentiels Supérieurs de l'Être. De sorte que les Corps Existentiels Supérieurs de l'Être se composent de sel, de soufre et de mercure.

Mais posséder ces corps est une chose et les amener à la perfection, c'en est une autre complètement différente. Lorsqu'on veut perfectionner ces corps, il faut alors éliminer tous les éléments indésirables que l'on porte à l'intérieur de soi. Alors, ces corps, en les travaillant ainsi, passent par les quatre couleurs du Grand Œuvre.

D'abord, ils prennent cette forme obscure et ténébreuse de Saturne. Après avoir éliminé les éléments indésirables, ces véhicules deviennent blancs, purs, ineffables.

Beaucoup plus tard, on reçoit le droit de porter le "manteau jaune" ou "tunique jaune". Enfin, ces corps resplendissent en se transformant en véhicules d'or pur, d'or, de l'or de la meilleure qualité.

Quand on possède ces véhicules d'or pur, ils peuvent être recouverts par les différentes parties de l'Être. Alors, le Christ Intime ressuscite en nous, dans notre cœur, pour revêtir ces véhicules, et le Christ, revêtu de ces véhicules, est la Pierre Philosophale. Celui qui possède la Pierre Philosophale, possède "l'Épée de la Justice", et la nature lui obéit.

Voilà les couleurs de la Pierre à l'état brut : le noir, le blanc - de la tunique blanche -, le jaune - comme la cape -, et comme couronne, la pourpre des rois - couleur de celui qui a fait le Grand Œuvre -. Celui-là est juste, parce qu'il a éliminé les Mois, celui-là est juste parce qu'il a créé les Corps Existentiels Supérieurs de l'Être ; et celui-là est juste parce que le Christ Intime a ressuscité en lui.

Avec la Balance, avec les poids... Ce sont les poids de l'âme. C'est savoir travailler dans le Grand Œuvre, en accord avec certaines règles, suivre ces règles, les poids de l'âme. Il y a les poids de la nature et les poids de l'âme.

De sorte qu'un individu qui est devenu la Justice elle-même est un Maître autoréalisé et parfait. Donc, c'est une chose d'être un Maître de la Justice vrai de vrai, et une autre, très différente, d'appartenir aux tribunaux de la justice subjective. Pour réussir à entrer dans les Tribunaux de la Justice Objective ou Justice Céleste, il est nécessaire d'avoir créé la Justice, d'être devenu un représentant de la justice.

Si on n'a pas éliminé l'Ego, on ne peut pas être un représentant de la Justice. Si on n'a pas créé les Corps Existentiels Supérieurs de l'Être, on n'est pas un représentant de la Justice. Si on n'a pas donné sa vie pour ses semblables, on n'est pas un représentant de la Justice. Devenir des représentants de la Justice Objective, voilà qui est transcendantal ! Peu y sont parvenus. Voilà ce que j'avais à dire sur la Justice.
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Disciple. Quand on pratique dans la Neuvième Sphère, quel doit être le comportement des cinq centres ?

Maître. Le comportement des cinq centres ? Oui, ces centres fonctionnent par eux-mêmes sans que nous ayons à nous en préoccuper. Ce qui est nécessaire, c'est d'adopter mentalement, une attitude édifiante et essentiellement digne, c'est-à-dire, au moment où l'on travaille dans la Forge des Cyclopes. Il doit en être ainsi. En ce qui concerne le centre émotionnel et les autres centres, ils travailleront en harmonie si nous avons une attitude édifiante et essentiellement digne.

D. Rien ne peut être réussi sans souffrances volontaires, mais il faut aussi sacrifier les souffrances. Pourriez-vous, s'il vous plaît, éclaircir ce point ?

M. Bon, deux concepts sont mélangés : les souffrances volontaires et les souffrances déjà vécues dans le passé, et ce mélange de concepts est dû, précisément, au mental, à l'intellect ; et il ne faut pas mélanger une chose avec l'autre, confondre, disons, "la gymnastique avec la magnésie".

Il est évident qu'on ne peut pas arriver à l'Autoréalisation intime de l'Être, s'il n'y a pas de travaux conscients ni de souffrances volontaires. Je vous parle de choses intentionnelles, délibérées.

Mais, tu as confondu ce qui est intentionnel et délibéré avec les souffrances passées, subies à travers le temps. Il est clair que les gens aiment beaucoup ce genre de souffrances, et ils sacrifieraient tout, sauf ça. Une personne peut se donner les moyens de sacrifier une bonne fête, ne pas s'y rendre, ou sacrifier un film, ne pas aller le voir, etc. Mais, ce que les gens ne sacrifient pas aussi facilement, ce sont leurs souffrances, ils les aiment trop. Tout le monde est agrippé à ses chères souffrances.

Je me réfère à ces souffrances subjectives du passé, à ce que les gens racontent tant, comme quand on dit : "Bon, je vendais des friandises et j'allais de porte en porte en les proposant; sous la pluie, je passais par de terribles amertumes, mais, finalement, avec beaucoup d'efforts, j'ai réussi à étudier dans un collège, dans une université. Aujourd'hui, je suis docteur. Moi, en tant que docteur aujourd'hui, j'ai cette expérience." Et il se délecte en se rappelant ces souffrances, parce que ça lui donne une nature d'homme expérimenté, d'homme qui est passé par les expériences de la vie. Et sur cela, il fonde son orgueil ; c'est une fierté : "J'ai cette expérience. Je suis passé par des souffrances terribles pour arriver à être docteur", dit son orgueil. Et il sacrifierait tout, sauf ses souffrances. Il renoncerait à tous les vices, sauf à ses chères souffrances. Il faut les sacrifier ! Il faut les sacrifier un jour dans l'objectif de transformer les énergies. Ces énergies transformées deviennent quelque chose de différent, de distinct, les Pouvoirs Superlatifs de l'Être. C'est seulement au moyen du sacrifice que l'on peut réussir la transformation d'énergies inférieures en énergies supérieures, c'est évident. Donc, la souffrance est une chose, et arriver à l'Autoréalisation intime de l'Être, c'en est une autre, ça ne peut se faire qu'au moyen de travaux conscients et de souffrances volontaires. C'est bien différent. Volontaires ! Pas mécaniques, mais volontaires.

Une chose est la souffrance mécanique et autre chose est la souffrance volontaire, intentionnelle, faite délibérément, et bien sûr, des souffrances impliquées dans la discipline ésotérique elle-même. La discipline implique certaines souffrances, mais l'Initié passe par ces souffrances de façon intentionnelle ; c'est une transformation, parce qu'il sait que toute transformation a un prix, le prix du sacrifice, c'est évident.

D. Pardon, Maître, ce n'est pas très clair, pour moi. Que voulez-vous dire quand vous dites qu'il faut sacrifier ces souffrances qu'on aime tant ? Je ne comprends pas.

M. On est content de s'en souvenir. On se sent martyr et on s'en délecte. Dans ce sens, il semble que l'on soit un peu masochiste. Il faut les sacrifier et ne plus recommencer à se remémorer ces souffrances.

D. Ne plus s'en souvenir, est-ce la manière de les sacrifier, en ne se souvenant plus d'elles ?

M. Ne plus s'en souvenir, et si elles nous reviennent en mémoire, penser plutôt à ses joies, mais ne pas être, tout le temps, en train de s'en souvenir. Chacun a sa chanson psychologique, il n'y en a pas un qui n'en ait pas. L'un dit : "Alors moi, quand je suis passé par telle et telle situation, et ceci et cela... et j'ai travaillé et finalement, ils m'ont tous mal payé. Et j'ai aidé untel, untel et un autre. Mais voyez combien je suis mal, ils m'ont ruiné..." Il n'y en a pas un qui n'ait pas sa chanson psychologique. Tout le monde a sa chansonnette, tout le monde se délecte avec sa chansonnette psychologique. Parlez à n'importe qui et vous verrez qu'il a sa chanson psychologique. Parfois, ils arrêtent de la répéter pendant un certain temps, puis, au moment le plus inattendu, ils recommencent à l'extérioriser, ils s'en délectent ; sur ça, ils basent leur orgueil, leur expérience, leur connaissance, tout, sur leur chanson psychologique.

D. Je pensais que l'être humain était assez masochiste, mais je ne l'avais jamais considéré de ce point de vue, ni qu'il fallait vraiment sacrifier la souffrance.

M. Il faut la sacrifier. La chansonnette psychologique, il faut la détruire. C'est ce dont on a besoin, d'un vrai changement, d'une transformation, je le répète. Cette transformation est impossible tant qu'on ne sacrifie pas la chansonnette psychologique.

D. Les travaux donnent-ils des résultats en proportions égales ?

M. Bien. En tout cas, je veux vous dire que les travaux ne donnent pas toujours des résultats en proportions égales, car s'ils donnaient des résultats en proportions égales, la vie ne serait pas la vie, mais elle serait la mort, n'est-ce pas ? Alors, les résultats, en proportions égales aux travaux, varient. Prenons un cas très concret. Quelqu'un décide de créer les Corps Existentiels Supérieurs de l'Être, et il les crée. Un autre en fait de même, il travaille pour créer les Corps Existentiels Supérieurs de l'Être, et il les crée également. Mais voyons, qui a fait un meilleur travail ? De toute évidence, il y en a un qui a fait un meilleur travail que l'autre, de ce fait, les conséquences vont être différentes. Celui qui aura mieux travaillé aura de meilleurs Corps Existentiels Supérieurs de l'Être. Celui qui aura fait un travail de type inférieur aura des Corps Existentiels Supérieurs de l'Être de qualité inférieure. Et puis, les mêmes résultats ne correspondent pas toujours au même travail.

Et les Divinités élémentales qui ont décidé d'atteindre les degrés de "Créateurs" le savent bien. Elles possèdent les Corps Existentiels Supérieurs de l'Être, et puis, ça leur prend d'emprunter le chemin du Marquis de Sade. Que font-elles ? Quel est ce chemin ? La délivrance au moyen du mal, disent-elles. Bon, chacun est libre de penser comme il veut. Le Marquis de Sade avait, bien sûr, une logique abyssale, ténébreuse. Ses adeptes deviennent intentionnellement des démons ; je vous ai déjà cité le cas de Moloch dans une conférence précédente. Ils involuent dans les entrailles de la Terre, en ayant déjà ces corps, ils réduisent les défauts en poussière. L'Essence, devenue alors l'Embryon d'Or organisé, s'échappe enfin par les portes de la Seconde Mort, elle réintègre une nouvelle évolution élémentale minérale. Dans le passé, elle avait déjà fait le parcours d'influence élémentale minérale, mais maintenant elle le répète de façon intentionnelle, et elle le fait mieux.

Plus tard, elle rentrera dans le Règne Élémental Végétal. Jadis, dans le passé, avant d'être un être humain, elle avait déjà fait ce parcours, mais maintenant, elle le fait mieux, avec plus de Conscience.

Passer par l'état animal est le parcours qui se fait avec plus de conscience ; elle y met plus d'attention, sa Conscience est plus développée. Et en réintégrant un organisme humain, indubitablement, elle sera un homme de type supérieur ; elle créera intentionnellement ses Corps Existentiels Supérieurs de l'Être, et elle les fera de très bonne qualité, meilleurs, elle les rendra parfaits grâce à l'expérience. C'est le même travail, mais maintenant, il est mieux fait. Résultat : eh bien, c'est un homme de type supérieur. Il va consacrer sa vie à sa Pierre Philosophale. Il l'avait déjà faite dans le passé, il l'a perdue ; maintenant, il revient et lui donne vie, mais sa Pierre est à présent plus puissante. Conclusion : il devient à présent un Créateur, il crée à nouveau. Il connaît les lois du [règne] minéral, végétal, animal et humain ; il peut créer les mondes, il est capable de créer les mondes.

Mais, ce même travail que fait un Moloch, une Divinité, un Logos planétaire lui-même, peut le faire plus tard, et il en résulte que, dans les éternités à venir, il pourra devenir un Gouverneur de Galaxies. C'est ainsi.

Bien entendu, il n'est pas du tout conseillé de prendre ce chemin-là. Il vaut mieux suivre le chemin qui mène directement à l'Absolu. C'était uniquement pour montrer comment des travaux identiques conduisent à des situations différentes, à des résultats différents.

D. Maître, au sujet du travail de la Révolution de la Conscience, normalement, qu'est-ce qui est mieux ? Le faire de façon individuelle ou en groupe ?

M. Bien ! De toute évidence, elle est bien faible la petite machine de cet organisme qui a des possibilités d'auto-développement, qui vit dans des conditions difficiles. Il conviendrait mieux à cette créature, ce simple organisme avec des possibilités d'auto-développement, de se construire avec un organisme collectif. Qu'est-ce qu'un groupe ? Un groupe est un organisme collectif. De même que le corps humain est formé d'un ensemble d'organes, un groupe est un organisme collectif, c'est pourquoi on dit "une organisation".

Mais, la formation d'un groupe ésotérique implique de grandes responsabilités. Il est nécessaire que chacun des frères qu'il y a ici travaille en parfaite harmonie avec chacun des frères qu'il y a ici, afin que l'échange de forces soit favorable au développement harmonieux de l'homme. Le groupe nous fortifie.

Maintenant, il est impossible d'éviter qu'il y ait des scandales. Mais, malheur à ceux par qui ces scandales vont arriver ! À celui qui provoque ces scandales, il aurait mieux valu pour lui ne pas être né ; comme dit l'Évangile : "Se mettre autour du cou une meule de moulin et se jeter dans le puits".

Des scandales, il y en a ; le scandaleux, en se faisant du tort à lui-même, nuit également aux autres. Beaucoup de gens, qui auraient pu prendre le Chemin, sont scandalisés, et ne prennent pas le Chemin, donc, malheureusement, ils se perdent et s'éloignent de l'Intime. C'est pourquoi on réserve un karma, un karma pire que la mort à celui qui fait des scandales. Pour qu'il y ait des organismes ésotériques, il convient de faire des efforts. Mais pour qu'il y ait un organisme ésotérique de haut niveau, il est nécessaire qu'il y ait une parfaite harmonie et des personnes bien choisies. Dans le Mouvement Gnostique, il convient que nous ayons de grands groupes, de grands Lumisials. Mais, dans la formation des Troisièmes Chambres, les éléments doivent être dûment préparés, avoir profondément étudié l'Enseignement afin de se comporter comme il se doit en Troisième Chambre.

Mais justement, les erreurs de nos frères nous servent de gymnase psychologique, c'est-à-dire, qu'à l'intérieur d'un groupe ésotérique, il y a un merveilleux gymnase psychologique : on voit les défauts des autres et les siens, et on voit comment les siens causent du tort aux autres ; on peut se voir dans les autres et les autres en nous. C'est pourquoi il y a un groupe ésotérique : il te sert d'entraînement psychologique, un entraînement psychologique merveilleux.

Mais, si tu intègres un groupe et que tu veux y trouver des personnes parfaites, tu te trompes complètement. Parfait ? Seul le Père est parfait ! Il est absurde d'essayer de chercher des personnes parfaites dans un groupe ésotérique. Mais oui, il convient de renforcer son pauvre organisme avec des voies d'auto-développement, avec les possibilités de se développer spirituellement, avec un organisme collectif. Ainsi, un simple organisme peut avoir beaucoup d'inquiétudes, mais il a besoin d'être renforcé, et en groupe, on se renforce.

D. Maître, que pouvez-vous nous dire sur les antipathies mécaniques ?

M. Les antipathies mécaniques causent beaucoup de tort à l'humanité. Tout d'abord, si on veut en finir avec les antipathies mécaniques, comprendre sur quoi reposent ces antipathies mécaniques, quel est leur fondement, comme c'est le cas, par exemple, de quelqu'un qui nous est antipathique sans raison, il faut savoir comment éliminer cela. D'abord, il faut surveiller les cinq cylindres de la machine organique. Il se peut que quelqu'un nous plaise bien intellectuellement, mais en revanche, nous déplaise dans le centre émotionnel. Ou bien, il se peut que quelqu'un nous plaise bien dans le centre émotionnel, mais que dans le centre moteur, il ne nous plaise pas du tout. Il faut être attentif pour voir quel est le centre mécanique qui réagit mal devant telle ou telle personne. Observer attentivement, et si on le découvre, procéder alors, après s'en être rendus conscients, à extirper l'antipathie mécanique.

Avant tout, nous devons savoir qu'il existe les impressions et les réactions. Quand la personne qui nous cause de l'antipathie mécanique va s'approcher de nous, en la voyant, nous devons immédiatement interposer notre Conscience entre l'impression et la réaction, ne pas permettre à la réaction d'agir mécaniquement, prendre en charge complètement la situation. Alors, nous voyons cette personne qui ne nous plaît pas et nous connaissons le pourquoi de l'antipathie. Il se peut alors que nous arrivions à ressentir une grande sympathie pour cette personne, mais une sympathie consciente. Nous devons devenir conscients, absolument conscients de ce centre qui réagit mal. Il se peut que la personne ne nous plaise pas dans le centre émotionnel, il se peut qu'elle ne nous plaise pas dans le centre moteur, il se peut qu'elle ne nous plaise pas dans le centre intellectuel. Nous devons devenir conscients de cela, voir quel est le centre affecté.

Une fois conscients, nous découvrons l'erreur, et l'erreur découverte, nous procédons à son élimination. Comment ? En interposant notre Conscience entre l'impression et la réaction. Si la Conscience prend en charge l'impression, elle évite que la réaction agisse mécaniquement en créant, comme toujours, de l'antipathie. Après plusieurs rencontres dans lesquelles nous interposons notre Conscience entre l'impression et la réaction, l'antipathie disparaît. Nous pouvons alors voir, simplement, chez cette personne des qualités que nous n'avions pas vues, nous commençons à ressentir de la sympathie pour cette personne.

Voilà ce que je voulais dire sur l'antipathie mécanique et la manière de l'éliminer.
Hors ligne Pascal
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Hors ligne tmecap
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Avec la Balance, avec les poids... Ce sont les poids de l'âme. C'est savoir travailler dans le Grand Œuvre, en accord avec certaines règles, suivre ces règles, les poids de l'âme. Il y a les poids de la nature et les poids de l'âme.

qu'est ce que ça veut dire poids de l'âme?
Hors ligne Paul
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qu'est ce que ça veut dire poids de l'âme?
On dit que l'âme doit etre plus légère qu'une plume pour être digne, juste, et pure.

Les poids sont ses défauts, ces Moi qui pèsent sur l'âme et lui cause la Justice Karmique.

L'âme cheminera en fonction de ceux-ci, jusqu'à se purifier totalement.
Modifié en dernier par Paul le 6 mai 2023, 12:27, modifié 1 fois.
Dieu comme Mère réside dans le Temple-Cœur.
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J'ajoute à ce qu'à dit Paul que le poids est ce qui pèse. Ce qui pèse nous fait descendre. Ce qui nous allège nous fait monter. La lumière n'a pas de poids.
« Soyons donc exacts. Je suis mathématique dans l’investigation et exigeant dans l’expression. »
— Samaël Aun Weor
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Español 158 LA JUSTICIA
Français CONFÉRENCE N°266 : LA RAISON D'ÊTRE DE LA JUSTICE OBJECTIVE

LA RAZÓN DE SER DE LA JUSTICIA OBJETIVA (40:45)

Traduction d'une conférence-interview intitulée « LA RAZÓN DE SER DE LA JUSTICIA OBJETIVA » (1975, Mexico D.F.)

CONTEXTO: ENTREVISTA AL V. M. SAMAEL AUN WEOR / FECHA DE GRABACIÓN: 1975/??/??


Esto de La Justicia es importante. Claro está que existen dos tipos de justicia, y eso es, antes que todo, lo que hay que clasificar, porque una cosa es la justicia subjetiva y otra cosa es La Justicia Objetiva. Una cosa es la justicia de este mundo, los tribunales subjetivos, y otra cosa son Los Tribunales de La Justicia Celestial; son diferentes.

Ce thème de la justice est important. Il est clair qu'il existe deux types de justice et c'est ce qui doit, tout d'abord, être classifié parce que la justice subjective est une chose et la justice objective en est une autre. La justice de ce monde, les tribunaux subjectifs, c'est une chose et les Tribunaux de la Justice Céleste, c'en est une autre ; ils sont différents.

Así pues, tiene que hacerse una plena diferenciación entre la justicia esta subjetiva, que se compra y que se vende, y La Justicia Objetiva, donde no es posible sobornar al juez; son completamente diferentes los Tribunales de la Justicia Celestial. Vale la pena comprender esto de La Justicia.

Donc, il faut faire une pleine différenciation entre cette justice subjective qui s'achète et qui se vend et la justice objective, où il est impossible de soudoyer le juge ; les Tribunaux de la Justice Céleste sont complètement différents. Il vaut la peine de comprendre ce thème de la justice.

Pero bueno, ¿Qué puede saber la gente común y corriente sobre la justicia? Absolutamente nada. ¿Qué saben de justicia?, ¿Qué puede saber la gente de Conciencia dormida sobre lo que es justo, sobre lo que es injusto?, ¿Sobre lo que es bueno y sobre lo que es malo? No saben nada de nada. Una cosa es buena cuando les conviene y mala cuando no les conviene. Así son los conceptos del bien y del mal entre las gentes de psiquis subjetiva, entre las gentes de la justicia subjetiva.

Mais bon, que peuvent-ils savoir, les gens communs et ordinaires, sur la justice ? Absolument rien. Qu'est-ce qu'ils savent de la justice ? Que peuvent savoir les gens à la Conscience endormie sur ce qui est juste, sur ce qui est injuste ? Sur ce qui est bon et sur ce qui est mauvais ? Ils ne savent rien de rien. Une chose est bonne quand ça leur convient et mauvaise quand ça ne leur convient pas. Voilà comment sont les concepts du bien et du mal chez les gens à la psyché subjective, chez les gens de la justice subjective.

Pero tener conciencia del bien y del mal, sobre eso no tienen conciencia. Nada saben sobre lo que es bueno, nada saben sobre lo que es malo. Duermen profundamente, son máquinas, máquinas que actúan movidas por fuerzas que desconocen.

Mais avoir conscience du bien et du mal, ils n'ont pas conscience de cela. Ils ne savent rien de ce qui est bon, ils ne savent rien de ce qui est mauvais. Ils dorment profondément, ce sont des machines, des machines qui agissent, mues par des forces qu'ils ignorent.

Si una catástrofe, por ejemplo, se sucede en el cosmos, el tipo de ondulaciones vibratorias que llega y toca a las máquinas humanas hace cosas terribles, y millones de estas máquinas humanas se lanzan entonces a la guerra contra otros millones de máquinas. Máquinas contra máquinas, ¿Qué van a saber del bien y del mal? Enarbolan banderas, lemas, dicen que van a pelear por la libertad, por la justicia, por la democracia. No saben que son las fuerzas cósmicas de una catástrofe, de un nivel cósmico lo que puso el reloj.

Si, par exemple, une catastrophe se produit dans le Cosmos, le type d'ondulations vibratoires qui arrive et touche les machines humaines produit des choses terribles, et ces machines humaines se lancent alors en guerre par millions contre d'autres millions de machines. Machines contre machines. Que vont-elles savoir du bien et du mal ? Elles arborent des drapeaux, des devises, disent qu'elles vont se battre pour la liberté, pour la justice, pour la démocratie. Elles ignorent ce que sont les forces cosmiques d'une catastrophe, à un niveau cosmique, qui règlent l'horloge.

¿Podría esta gente saber sobre lo que es bueno, sobre lo que es malo? Indudablemente, en todo lo bueno hay algo de malo y en todo lo malo hay algo de bueno. Hay mucha virtud en los malvados y hay mucha maldad en los virtuosos. ¿Podrían saber eso los dormidos?

Que peuvent-ils savoir, ces gens, sur ce qui est bon, sur ce qui est mauvais ? Indubitablement, dans tout le bon, il y a quelque chose de mauvais et dans tout le mauvais il y a quelque chose de bon. Il y a beaucoup de vertu chez les méchants et il y a beaucoup de méchanceté chez les vertueux. Pourraient-ils savoir cela les endormis ?

¡Si hasta con las mismas virtudes se puede hacer daño a otros!, ¿Quieren saber ustedes un caso, de mal que podría yo haber hecho? Alguien, cuyo nombre no menciono, imprimió algunas de mis obras, no en imprenta propia, sino en imprenta del gobierno. No lo hizo por mal, sino por bien; más sucedió que el gobierno lo supo. Como quiera que ese alguien era administrador de la tal imprenta, obviamente, el gobierno protestó y se le llamó a juicio, más se requería de un cargo y un testigo. El acusado nombró como testigo a un ex jurado. Dijo que él podría aseverar que ese X fulano le había mandado imprimir esas obras. Esas obras eran financiadas por ese fulano, por lo tanto, no era el gobierno el que había resultado de “paganini” en la edición de tales obras.

Alors, même avec les vertus on peut faire du mal aux autres ! Vous voulez connaître un cas où j'ai fait quelque chose de mal ? Quelqu'un, dont je ne mentionnerai pas le nom, a édité certaines de mes œuvres, non pas dans sa propre imprimerie, mais dans l'imprimerie du Gouvernement. Il ne l'a pas fait à mauvais escient, mais à bon escient ; mais, il se trouve que le Gouvernement l'a su. Étant donné que cette personne était l'administrateur de cette imprimerie, évidemment, le Gouvernement a protesté, et lui a fait un procès, mais il fallait un motif d'accusation et un témoin. L'accusé a désigné comme témoin un ex-juré. Il a dit qu'il pourrait affirmer que cette personne X l'avait chargé d'éditer ces œuvres. Ces œuvres étaient financées par de dernier, par conséquent, ce n'était pas le Gouvernement qui avait été le « débiteur » dans l'édition de ces œuvres.

Mas sucede que fulano, el supuesto testigo, pues no tenía velas en el entierro. Sin embargo, hombre amante de la verdad y de la justicia y de la rectitud, me dijo: “¿Qué debo hacer? Considero que este señor me ha nombrado a mí injustamente testigo. Ha dicho que yo le mandé imprimir obras para defenderse, pero yo no las he mandado imprimir. Si digo que no, ¡a la cárcel!; si digo que sí, no va a la cárcel, pero ¿Cómo voy a mentir si estoy acostumbrado a decir la verdad y nada más que la verdad?, ¿Cómo voy a decir que sí le mandé editar tales o cuales libros si yo nunca se los he mandado editar?. Sería una farsa, una mentira. Soy gnóstico y estoy en la senda de la rectitud, por lo tanto, yo no voy a mentir”.

Mais, il se trouve que cette personne, le témoin en question, n'avait rien à voir avec l'affaire. Cependant, comme c'était un homme qui aimait la vérité, la justice et la droiture, il m'a dit : « Que dois-je faire ? Je considère que cet homme m'a injustement nommé témoin. Il a dit, pour se défendre, que je l'avais chargé d'imprimer des œuvres, mais je ne lui ai pas demandé de les imprimer. Si je dis non, c'est la prison, si je dis oui, il ne va pas en prison, mais comment puis-je mentir alors que je suis habitué à dire la vérité et rien que la vérité ? Comment puis-je dire que je lui ai demandé d'éditer tel ou tel livre si je ne le lui en ai jamais demandé de le faire ? Ce serait une farce, un mensonge. Je suis gnostique et je suis sur le chemin de la droiture, par conséquent, je ne vais pas mentir. »

Incuestionablemente, con la virtud de la sinceridad y de la verdad, este hombre, de hecho, iba a condenar a un infeliz a la cárcel, quién sabe por cuántos años, ¿Verdad? Me pidió consejo. ¿Qué le dije? Le dije:

Incontestablement, avec la vertu de la sincérité et de la vérité, cet homme, en fait, allait faire condamner un malheureux à la prison qui sait pour combien d'années, non ? Il m'a demandé conseil. Que je lui ai-je dit ? Je lui ai dit :

-¡Hombre!, con las virtudes también se puede hacer mucho daño, ¡no haga daño con las virtudes! Una virtud fuera de lugar se vuelve injusta.

– Allons, avec les vertus, on peut faire aussi beaucoup de dégâts, ne faites pas de dégâts avec les vertus ! Une vertu mal placée devient injuste.

-Entonces, ¿qué?

– Et alors ?

-Diga que sí, que usted mandó editar esos libros.

– Oui, dites que vous avez demandé d'éditer ces livres.

Eran libros que eran para La Gran Causa, para el bien de la humanidad. Libros, los nuestros.

C'étaient des livres pour la Grande Cause, pour le bien de l'humanité. Des livres, les nôtres...

Bueno, él escuchó el consejo. Aquí él ya admitió, a nadie causa daño por esa mentira, ¿quién?. En cambio, sí se evita el ir a una cárcel y dejar a una mujer y a unos hijos abandonados.

Bon, il a écouté le conseil. Là, il a admis qu'il ne causait de tort à personne avec ce mensonge, à qui ? En revanche, bien sûr, il lui aura évité d'aller en prison et de laisser femme et enfants.

Entonces, con las virtudes también se puede hacer mal, claro está. Es injusto usar las virtudes mal porque se puede dañar con las virtudes a otros. ¿Ustedes creen que no fueron honrados, acaso, los verdugos de la historia? ¿Ustedes creen que, por ejemplo, los verdugos de allá de la guillotina en Francia no lo hicieron en pleno cumplimiento de su deber?. Eran hombres cumplidores de su deber y a carta cabal. Y algunos de ellos hasta con sacrificio horrible cumplieron con su deber: Dejaron caer la cuchilla de “Guillet” sobre las cabezas de los nobles, pero ellos eran cumplidores de su deber, su virtud era impecable, eso sí. Y ¿Cuánto daño hicieron con esa virtud del cumplimiento del deber?, ¿Cuántos jueces justos aparentemente, cumpliendo con su deber de jueces, han metido a muchos inocentes a la cárcel?.

Par conséquent, avec les vertus on peut également faire du mal, c'est clair. Il est injuste de mal utiliser les vertus, parce qu'avec les vertus, on peut faire du tort aux autres. Pensez-vous qu'ils n'ont pas été honnêtes les bourreaux de l'Histoire ? Pensez-vous que, par exemple, les bourreaux de la guillotine, là-bas en France, ils ne l'ont pas fait en accomplissant pleinement leur devoir ? C'était des hommes qui faisaient leur devoir à la lettre. Et certains d'entre eux faisaient même leur devoir avec un horrible sacrifice : laisser tomber la lame de « Guillotin » sur la tête des nobles, mais ils n'accomplissaient que leur devoir, leur vertu était impeccable, ça oui. Mais quel dégât ont-ils fait avec cette vertu de l'accomplissement du devoir ? Combien de juges apparemment justes, en accomplissant leur devoir de juge, ont envoyé beaucoup d'innocents en prison !

Bueno es todo lo que está en su lugar; malo lo que está fuera de lugar; justo, lo que está en su lugar; injusto, lo que está fuera de lugar. El fuego, por ejemplo, es justo y bueno, ¿dónde? En la cocina. Pero ¿qué tal el fuego en la sala, quemándonos las cortinas?. Eso ya no es justo ni bueno, ¿verdad? Es malo e injusto. El agua en el lavamanos es justa, es buena; pero fuera del lavamanos, inundando las habitaciones, fuera de lugar, es injusta, es mala. Así son las virtudes.

Bon : c'est tout ce qui est à sa place, mauvais : ce qui n'est pas à sa place ; juste : c'est ce qui est à sa place, injuste : ce qui n'est pas à sa place. Le feu, par exemple, est juste et bon, où ça ? Dans la cuisine. Mais qu'en est-il du feu dans le salon, brûlant les rideaux ? Cela n'est plus juste ni bon, n'est-ce pas ? C'est mauvais et injuste. L'eau dans l'évier est juste, elle est bonne ; mais hors de l'évier, inondant les pièces, elle n'est pas à sa place, elle est injuste, elle est mauvaise. Voilà comment sont les vertus.

Ser tolerante, por ejemplo, con las ideas ajenas es correcto, pero la tolerancia fuera de lugar lo convierte a uno en cómplice del delito.

Être tolérant, par exemple, avec les idées des autres est correct, mais la tolérance hors de sa place nous rend complices du délit.

¿Qué se diría, por ejemplo, de un padre de familia, gnóstico en un ciento por ciento, que tenga su mujer y sus hijas, y que esté cumpliendo sus deberes para con su mujer y para con sus hijas? Tolerante hasta el máximo, se acostumbró a cumplir con las palabras del Evangelio que dicen: “Si te pegan en la mejilla derecha, pon la izquierda para que te suene más duro”.

Que dire, par exemple, d'un père de famille, gnostique à cent pour cent, qui a une femme et des filles, et qui accomplit ses devoirs pour sa femme et pour ses filles ? Tolérant au maximum, il a pris l'habitude de respecter les paroles de l'Évangile qui disent : « Si on te frappe sur la joue droite, tends la gauche pour qu'ils te frappent plus fort ».

Bueno, supongamos que se promueve un desastre y un grupo de bandidos asaltan esa casa para matarle a la mujer y violarle a las hijas y todo. Pero a él, en el Evangelio, se le enseñó a poner la mejilla derecha y a bendecir a los que te hieran, a amar a los que te odian. Entonces, en lugar de defender a la mujer y a las hijas, bendice a los ladrones, a los bandidos: “¡Oooh, ladrones!, ¡Oooh, bandidos!. No hagáis eso, nunca lo volváis a hacer, porque con eso os echaréis gran karma encima, ¡os perdono!”. Y los bandidos violándole a las hijas o matándole a la pobre mujer.

Bon, supposons qu'un désastre se produise, et qu'un groupe de bandits attaquent cette maison pour tuer sa femme et violer ses filles, etc. Mais, l'Évangile lui a enseigné à tendre la joue droite et à bénir ceux qui blessent, à aimer ceux qui haïssent. Alors, au lieu de défendre sa femme et ses filles, il bénit les voleurs, les bandits : « Oh, voleurs ! Oh, bandits ! Ne faites pas ça, ne recommencez jamais ça, parce qu'avec ça, vous subirez un grand karma, je vous pardonne ! » tandis que les bandits violent ses filles ou tuent sa pauvre femme.

¿Qué se diría de un hombre así?. Está cumpliendo aparentemente, con el Evangelio, con la tolerancia y el perdón de las ofensas, ¿no?. Es una virtud fuera de lugar. Entonces, ¿qué hacer en ese caso?.

Que dire d'un homme comme ça ? Il accomplit apparemment l'Évangile, avec la tolérance et le pardon des offenses, n'est-ce pas ? C'est une vertu qui n'est pas à sa place. Alors, que faire dans ce cas-là ?

A Krishnamurti le hicieron la misma pregunta; no supo dar la respuesta correcta. Le dijeron:

On a posé la même question à Krishnamurti ; il n'a pas su répondre correctement. On lui a dit :

- Bueno, y si tú vas con una hermana e intentan violar a tu hermana, ¿tú qué haces?

– Bon, et si tu étais avec ta sœur et qu'on essaie de la violer que ferais-tu ?

Dijo:

Il a dit :

- No estoy en ese caso.

– Je ne suis pas dans cette situation.

- ¿Y si estuvieras más tarde en un caso así?

– Et si un jour, tu te retrouvais dans cette situation ?

- Entonces ya sabría qué hacer en ese momento.

– Je saurai alors quoi faire à ce moment-là.

Se salió por la tangente, pero no le dio la respuesta como debería darla. La cruda realidad de los hechos es que si un hombre, en ese momento, no procede con energía, si no desenvaina la espada, si no apela a las armas y se traba a lucha a muerte con los asaltantes, obviamente, no solamente se convierte en cómplice del delito y queda mal allá arriba, sino que también queda mal aquí abajo con los jueces de la Tierra, porque hay leyes que lo castigan, en los códigos penales.

Il a pris la tangente, mais il n'a pas répondu comme il aurait dû le faire. La crue réalité des faits, c'est que si un homme, à ce moment-là, n'agit pas avec énergie, s'il ne dégaine pas l'épée, s'il n'a pas recours aux armes et ne s'engage pas à lutter à mort contre les assaillants, de toute évidence, non seulement il devient complice du délit, mais il se retrouve mal « là-haut », et il se retrouve mal aussi ici en bas avec les juges de la Terre, parce qu'il y a des lois qui le condamneraient dans les codes pénaux.

Por ejemplo, aquí en México, en el código penal eso está ya estipulado. No sé en Venezuela, pero aquí hay un artículo, en donde se le considera como cómplice y va a la cárcel por complicidad con el delito. No sé allá en los Países de ustedes, o en Venezuela, pero aquí es un delito.

Par exemple, ici au Mexique, dans le Code pénal, c'est bien stipulé. Je ne sais pas au Venezuela, mais ici, il y a un article qui le considérerait comme complice et il irait en prison pour complicité du délit. Je ne sais pas là-bas, dans votre pays, au Venezuela, mais ici, c'est un délit.

Bueno, entonces ¿qué hay que hacer ahí? Pues morir peleando si hay que morir peleando, ¿no?. Más vale morir peleando ahí por defender a su familia, caer en la lucha, que convertirse en cómplice del delito. Así pues, una virtud fuera de lugar es injusta y es mala, ¡y es una virtud!, pero es mala.

Bon, alors que faut-il faire dans ce cas-là ? Eh bien mourir en combattant, s'il faut mourir en combattant, n'est-ce pas ? Il vaut mieux mourir en se battant pour défendre sa famille, tomber dans la lutte, que de devenir complice du délit. Ainsi, une vertu hors de sa place est injuste et mauvaise, et pourtant c'est une vertu ! Mais, elle est mauvaise.

Aprender a vivir con justicia, eso es importante. La mayor parte no sabe vivir justamente. Hacen lo que no deberían hacer queriendo ser justos. Reclamar uno sus derechos es correcto. No reclamarlos es convertirse en cómplice del delito.

Apprendre à vivre avec justice, c'est important. La plupart des gens ne savent pas vivre justement. Ils font ce qu'ils ne devraient pas faire en voulant être justes. Réclamer ses droits est correct. Ne pas les réclamer, c'est devenir complice du délit.

Si un XX fulano, por ejemplo, nos debe una fuerte suma de dinero, que estamos necesitando, y él nos lo debe. Tiene con qué pagar, estamos seguros de que tiene, pero supongamos que no quiere pagar, que no leda su gana pagar. Nosotros tenemos por deber pedir entonces, reclamar nuestros derechos ante la justicia, ante los tribunales, ante la ley. Cualquiera diría: “Pero eso es absurdo. Siendo gnóstico, ¿Por qué lo va a acusar?”. No se trata de acusar, se trata de reclamar sus derechos, que es diferente.

Si une personne X ou Y, par exemple, nous doit une grosse somme d'argent : nous sommes dans le besoin et il nous la doit. Il a de quoi payer, nous sommes sûrs qu'il a de quoi, mais supposons qu'il ne veuille pas payer, qu'il n'en ait pas envie. Nous avons le devoir de demander, de réclamer nos droits devant la justice, devant les tribunaux, devant la loi. N'importe qui dirait : « Mais c'est absurde. En étant gnostique, comment oser l'accuser ? » Mais, il ne s'agit pas d'accuser, il s'agit de réclamer ses droits, ce qui est différent.

De manera que vean lo que es la justicia. Un gnóstico podría decir: “Yo perdono”. ¿A quién está perdonando?, ¿A un señor que tiene dinero suficiente y no quiere pagar? Es un perdón fuera de lugar. Mas si estamos seguros de que no tiene, ya cambia la cosa, debe uno quizás perdonar esa deuda. Pero, ¿teniendo y estando en magníficas condiciones y no quiere? Pues es un deber reclamar sus derechos.

Vous voyez donc ce qu'est la justice. Un gnostique pourrait dire : « Moi, je pardonne ». À qui pardonne-t-il ? À un monsieur qui a suffisamment d'argent et qui ne veut pas payer ? C'est un pardon hors de sa place. Mais, si nous sommes sûrs qu'il n'a pas d'argent, les choses sont différentes : nous devrons peut-être pardonner cette dette. Mais, avoir et être dans des conditions magnifiques et ne pas le vouloir ? Eh bien, c'est un devoir de réclamer son dû.

Saber vivir de acuerdo con esa ley del equilibrio, he ahí lo fundamental. Muy pocos saben vivir de acuerdo con la ley de la balanza. Ahora, hacer la justicia en uno mismo, hay que saberla hacer, hay que aprender a hacernos justos.

Savoir vivre en accord avec cette Loi de l'Équilibre, voilà ce qui est fondamental. Très peu de gens savent vivre en accord avec la Loi de la Balance. Quant à faire la justice à l'intérieur de soi-même, il faut savoir la faire ; il faut apprendre à devenir justes.

Por ahí existe una antigua escultura, donde se representa a la Justicia como una dama inefable con la espada desenvainada, parada sobre una piedra cúbica. En la derecha, tiene la espada; en la izquierda, la balanza, y en los platillos de la balanza, los pesos de la balanza. Su vestidura, una corona de oro con la que toca su cabeza; usa túnica blanca y encima de sus hombros va el manto de púrpura. Esa es la Justicia.

Il y a par-là, une ancienne sculpture qui représente la Justice comme une dame ineffable avec l'épée dégainée, debout sur une pierre cubique. Dans la main droite, elle tient l'épée, dans la main gauche, la balance, et sur les plateaux de la balance, « les poids de la balance ». Comme vêtement : une couronne en or, qui touche sa tête, elle porte une tunique blanche et couvrant ses épaules la cape de pourpre. C'est la Justice. [...]

Pero hacer la justicia dentro de sí mismo, he ahí lo difícil; se necesita ser Alquimista. Hay que empezar por saber qué significa ese simbolismo que muestra esa escultura. Pero este no se entendería si no se fuera alquimista.

Mais, faire la justice à l'intérieur de soi-même, voilà qui est difficile ; il est nécessaire d'être alchimiste. Il faut commencer par savoir ce que signifie ce symbolisme que montre cette sculpture. Mais cela [...] on ne va pas le comprendre si on n'est pas alchimiste.

Ante todo hay que saber que hay tres sustancias universales de las que sale todo lo que es, ha sido y será: sal, azufre y mercurio. Nuestro cuerpo físico, en última síntesis, se reduce ¿a cuál?. El azufre es el Fuego Sagrado y el mercurio, la energía sexual.

Tout d'abord, il faut savoir qu'il y a trois substances universelles d'où jaillit tout ce qui est, a été et sera : le sel, le soufre et le mercure. Notre corps physique, en dernière synthèse, se réduit à quoi ? Le soufre est le Feu Sacré et le mercure l'énergie sexuelle.

¿Que hay que trabajar?, sí, hay que trabajar. ¿Cómo? Pues con el azufre y el mercurio.

Est-ce qu'il faut travailler ? Oui, il faut travailler. Comment ? Eh bien avec le soufre et le mercure.

El azufre está entre las prisiones del mercurio, es decir, entre las prisiones de esa materia venerable que es el esperma sagrado. Mediante la transmutación, se consigue liberar el mercurio, sustancia fina y delicada con la que se viene a crear los Cuerpos Existenciales Superiores del Ser. Se libera también el azufre, el Fuego. El azufre así, fecunda al mercurio, lo fecunda; y sal, azufre y mercurio se mezclan, se penetran y compenetran para cristalizar en cada uno de los Cuerpos Existenciales Superiores del Ser. De manera que los Cuerpos Existenciales Superiores del Ser están compuestos por sal, azufre y mercurio.

Le soufre est prisonnier du mercure, c'est-à-dire dans les prisons de cette matière vénérable qui est le sperme sacré. Au moyen de la transmutation, on obtient la libération du mercure : une substance fine et délicate avec laquelle on va créer les Corps existentiels supérieurs de l'Être. Le soufre, le Feu, se libère aussi. Ainsi, le soufre féconde le mercure, il le féconde, et le sel, le soufre et le mercure se mélangent, se pénètrent et se compénètrent pour cristalliser les Corps existentiels supérieurs de l'Être. De sorte que les Corps existentiels supérieurs de l'Être se composent de sel, de soufre et de mercure.

Pero poseer esos cuerpos es una cosa, y haberlos llevado a la perfección es otra cosa completamente diferente. Cuando se quiere perfeccionar esos cuerpos, pues hay que eliminar todos los elementos indeseables que uno lleva adentro. Entonces esos cuerpos, trabajando en esa forma, pasan por los cuatro colores de La Gran Obra.

Mais posséder ces corps est une chose et les amener à la perfection, c'en est une autre complètement différente. Lorsqu'on veut perfectionner ces corps, il faut alors éliminer tous les éléments indésirables que l'on porte à l'intérieur de soi. Alors, ces corps, en les travaillant ainsi, passent par les quatre couleurs du Grand Œuvre.

Primero, asumen la forma aquella oscura, tenebrosa, de Saturno. Después de eliminar los elementos indeseables quedan esos vehículos blancos, puros, inefables.

D'abord, ils prennent cette forme obscure et ténébreuse de Saturne. Après avoir éliminé les éléments indésirables, ces véhicules deviennent blancs, purs, ineffables.

Mucho más tarde ya se recibe el derecho a usar el “manto amarillo o la túnica amarilla”. Por último, resplandecen esos cuerpos, convirtiéndose en vehículos de oro puro; oro, oro de la mejor calidad.

Beaucoup plus tard, on reçoit le droit de porter le « manteau jaune » ou la « tunique jaune ». Enfin, ces corps resplendissent en se transformant en véhicules d'or pur, d'or, de l'or de la meilleure qualité.

Cuando ya se tiene esos vehículos de oro puro, pueden ser ellos recubiertos por las distintas partes del Ser. Entonces, el Cristo íntimo resucita en uno, en el corazón de uno, para vestirse con esos vehículos; y el Cristo, vestido con esos vehículos, es La Piedra Filosofal. Quien tiene La Piedra Filosofal, tiene la “Espada de Justicia”, y la naturaleza le obedece.

Quand on possède ces véhicules d'or pur, ils peuvent être recouverts par les différentes parties de l'Être. Alors, le Christ Intime ressuscite en nous, dans notre cœur, pour revêtir ces véhicules, et le Christ, revêtu de ces véhicules, est la Pierre Philosophale. Celui qui possède la Pierre Philosophale, possède « l'Épée de la Justice », et la nature lui obéit.

He ahí los colores de la Piedra en bruto: el negro, el blanco (de la blanca túnica), el amarillo (como manto), y como corona, la púrpura de los reyes (del que ha hecho La Gran Obra). Ese es justo, porque eliminó los Yoes; ese es justo, porque creó los Cuerpos Existenciales Superiores del Ser; ese es justo; porque el Cristo íntimo resucitó en él.

Voilà les couleurs de la Pierre à l'état brut : le noir, le blanc – de la tunique blanche –, le jaune – comme la cape –, et comme couronne, la pourpre des rois – couleur de celui qui a fait le Grand Œuvre. Celui-là est juste, parce qu'il a éliminé les Mois, celui-là est juste parce qu'il a créé les Corps existentiels supérieurs de l'Être ; et celui-là est juste parce que le Christ Intime a ressuscité en lui.

Con la balanza, con los pesos, son los pesos del alma. Es saber trabajar en la Gran Obra de acuerdo con determinadas reglas, cumplir con esas reglas, los pesos del alma. Existen los pesos de la naturaleza y los pesos del alma.

Avec la Balance, avec les poids... Ce sont les poids de l'âme. C'est savoir travailler dans le Grand Œuvre, en accord avec certaines règles, suivre ces règles, les poids de l'âme. Il y a les poids de la nature et les poids de l'âme.

De manera que un individuo que se ha convertido en la justicia misma, es un Maestro autorrealizado y perfecto. Así pues, una cosa es ser Maestro de Justicia de verdad de verdad, y otra cosa muy diferente es pertenecer a los tribunales de la justicia subjetiva. Para conseguir entrar en los tribunales de la justicia objetiva o Justicia Celestial, se necesita haber creado la justicia, haberse convertido en un exponente de la justicia.

De sorte qu'un individu qui est devenu la Justice elle-même est un Maître autoréalisé et parfait. Donc, c'est une chose d'être un Maître de la Justice vrai de vrai, et une autre, très différente, d'appartenir aux tribunaux de la justice subjective. Pour réussir à entrer dans les Tribunaux de la Justice Objective ou Justice Céleste, il est nécessaire d'avoir créé la Justice, d'être devenu un représentant de la justice.

Si uno no ha eliminado el Ego, no puede ser exponente de la justicia. Si uno no ha creado Los Cuerpos Existenciales Superiores del Ser, no es exponente de la justicia. Si no ha dado su vida por sus semejantes, no es exponente de la justicia. ¡Convertirnos en exponentes de la justicia objetiva!, eso es lo trascendental. Son pocos los que lo han logrado. Es pues eso, lo que tengo que decir sobre la justicia.

Si on n'a pas éliminé l'Ego, on ne peut pas être un représentant de la Justice. Si on n'a pas créé les Corps existentiels supérieurs de l'Être, on n'est pas un représentant de la Justice. Si on n'a pas donné sa vie pour ses semblables, on n'est pas un représentant de la Justice. Devenir des représentants de la Justice Objective, voilà qui est transcendantal ! Peu y sont parvenus. Voilà ce que j'avais à dire sur la Justice.
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D. Cuando se practica en la Novena Esfera, ¿Cuál debe ser la actitud de los cinco centros?

Disciple. Quand on pratique dans la Neuvième Sphère, quel doit être le comportement des cinq centres ?

M. ¿La actitud de los cinco centros? Sí que esos centros funcionan por sí mismos sin que nosotros nos preocupemos. Lo que sí hay necesidad es de asumir mentalmente una actitud edificante y esencialmente dignificante; quiero decir, en los instantes aquellos en que se trabaja en La Forja de los Cíclopes. Así debe ser. En cuanto al centro emocional y los demás centros, trabajarán en armonía si asumimos una actitud edificante y esencialmente dignificante.

Maître. Le comportement des cinq centres ? Oui, ces centres fonctionnent par eux-mêmes sans que nous ayons à nous en préoccuper. Ce qui est nécessaire, c'est d'adopter mentalement, une attitude édifiante et essentiellement digne, c'est-à-dire, au moment où l'on travaille dans la Forge des Cyclopes. Il doit en être ainsi. En ce qui concerne le centre émotionnel et les autres centres, ils travailleront en harmonie si nous avons une attitude édifiante et essentiellement digne.

D. Nada se puede lograr sin el padecimiento voluntario, pero también hay que sacrificar los sufrimientos. ¿Nos quiere aclarar este aspecto, por favor?

D. Rien ne peut être réussi sans souffrances volontaires, mais il faut aussi sacrifier les souffrances. Pourriez-vous, s'il vous plaît, éclaircir ce point ?

M. Bueno, se han mezclado dos conceptos: los padecimientos voluntarios con los sufrimientos vividos en el pasado, y esa mezcla de conceptos se debe, precisamente, a la mente, al intelecto; y no se debe mezclar una cosa con la otra, confundir “la gimnasia con la magnesia”.

M. Bon, deux concepts sont mélangés : les souffrances volontaires et les souffrances déjà vécues dans le passé, et ce mélange de concepts est dû, précisément, au mental, à l'intellect ; et il ne faut pas mélanger une chose avec l'autre, confondre, disons, « la gymnastique avec la magnésie ».

Es obvio que a la Autorrealización íntima del Ser no se puede llegar sino a base de trabajos conscientes y padecimientos voluntarios. Estoy hablando de cosas intencionales, dirigidas.

Il est évident qu'on ne peut pas arriver à l'Autoréalisation intime de l'Être, s'il n'y a pas de travaux conscients ni de souffrances volontaires. Je vous parle de choses intentionnelles, délibérées.

Mas tú has confundido esto que es intencional y dirigido con eso otro de los sufrimientos pasados, sufridos a través del tiempo. Claro que la gente quiere mucho a ese tipo de sufrimientos, y todo sacrificarían menos eso. Una persona puede darse el lujo de sacrificar una pachanga, de no ir a ella; o sacrificar una película, no ir a ella, etc., pero lo que no sacrificaría nadie tan fácilmente serían sus sufrimientos, los quieren demasiado. Todo el mundo está prendido a sus queridos sufrimientos.

Mais, tu as confondu ce qui est intentionnel et délibéré avec les souffrances passées, subies à travers le temps. Il est clair que les gens aiment beaucoup ce genre de souffrances, et ils sacrifieraient tout, sauf ça. Une personne peut se donner les moyens de sacrifier une bonne fête, ne pas s'y rendre, ou sacrifier un film, ne pas aller le voir, etc. Mais, ce que les gens ne sacrifient pas aussi facilement, ce sont leurs souffrances, ils les aiment trop. Tout le monde est agrippé à ses chères souffrances.

Me estoy refiriendo a esos sufrimientos subjetivos del pasado, a eso que la gente tanto cuenta, como cuando se dice: “Bueno, yo vendía dulcecitos y andaba por ahí, de puerta en puerta, ofreciéndolos, me llovía, pasaba tremendas amarguras, pero, al fin, conseguí con mucho trabajo estudiar en un colegio, en una universidad. Hoy en día soy un doctor. Yo, siendo hoy en día un doctor, tengo esa experiencia”. Y goza recordando aquellos sufrimientos, porque eso le da a él un carácter de hombre experimentado, de hombre que pasó por las experiencias de la vida. Y en eso hasta fundamenta su orgullo, es un orgullo. “Tengo esta experiencia. Pasé por terribles sufrimientos para llegar a ser doctor”, dice su orgullo. Y todo sacrificaría, menos esos sufrimientos. Renunciaría a todos los vicios, menos a sus queridos sufrimientos. ¡Hay que sacrificarlos! Hay que sacrificarlos alguna vez con el objeto de transformar energías. Esas energías transformadas se convierten en algo diferente, en algo distinto, en poderes superlativos del Ser. Solo mediante el sacrificio se puede lograr la transformación de energías inferiores en energías superiores, eso es obvio. Así pues, una cosa es el sufrimiento y otra cosa es que para llegar a la Autorrealización íntima del Ser, solamente se puede hacer a base de trabajos conscientes y padecimientos voluntarios. Eso es distinto. ¡Voluntarios!, no mecánicos, sino voluntarios.

Je me réfère à ces souffrances subjectives du passé, à ce que les gens racontent tant, comme quand on dit : « Bon, je vendais des friandises et j'allais de porte en porte en les proposant ; sous la pluie, je passais par de terribles amertumes, mais, finalement, avec beaucoup d'efforts, j'ai réussi à étudier dans un collège, dans une université. Aujourd'hui, je suis docteur. Moi, en tant que docteur aujourd'hui, j'ai cette expérience. » Et il se délecte en se rappelant ces souffrances, parce que ça lui donne une nature d'homme expérimenté, d'homme qui est passé par les expériences de la vie. Et sur cela, il fonde son orgueil ; c'est une fierté : « J'ai cette expérience. Je suis passé par des souffrances terribles pour arriver à être docteur », dit son orgueil. Et il sacrifierait tout, sauf ses souffrances. Il renoncerait à tous les vices, sauf à ses chères souffrances. Il faut les sacrifier ! Il faut les sacrifier à un moment donné dans l'objectif de transformer les énergies. Ces énergies transformées deviennent quelque chose de différent, de distinct, les Pouvoirs Superlatifs de l'Être. C'est seulement au moyen du sacrifice que l'on peut réussir la transformation d'énergies inférieures en énergies supérieures, c'est évident. Donc, la souffrance est une chose, et arriver à l'Autoréalisation intime de l'Être, c'en est une autre, ça ne peut se faire qu'au moyen de travaux conscients et de souffrances volontaires. C'est bien différent. Volontaires ! Pas mécaniques, mais volontaires.

Una cosa es el sufrimiento mecánico y otra cosa es el sufrimiento voluntario, intencional, hecho a propósito, y claro, sufrimientos implicados en la misma disciplina esotérica. La disciplina implica ciertos sufrimientos, pero el Iniciado pasa por esos sufrimientos en forma intencional; busca una transformación, porque sabe que toda transformación le cuesta; le cuesta sacrificio, es obvio.

Une chose est la souffrance mécanique et autre chose est la souffrance volontaire, intentionnelle, faite délibérément, et bien sûr, des souffrances impliquées dans la discipline ésotérique elle-même. La discipline implique certaines souffrances, mais l'Initié passe par ces souffrances de façon intentionnelle ; c'est une transformation, parce qu'il sait que toute transformation a un prix, le prix du sacrifice, c'est évident.

D. Perdón, Maestro, a mí no me quedó muy claro. ¿Qué quiere decir cuando dice que hay que sacrificar esos sufrimientos que uno quiere tanto? Que son los que le fundamentan el orgullo a uno. ¿Pero cómo sacrificarlos si ya los pasó?. No entiendo.

D. Pardon, Maître, ce n'est pas très clair, pour moi. Que voulez-vous dire quand vous dites qu'il faut sacrifier ces souffrances qu'on aime tant ? Je ne comprends pas.

M. Uno se siente satisfecho recordándolos. Se siente mártir y goza en eso. En eso parece que uno es un poco masoquista. Hay que sacrificarlos y no volverse a acordar de esos sufrimientos.

M. On est content de s'en souvenir. On se sent martyr et on s'en délecte. Dans ce sens, il semble que l'on soit un peu masochiste. Il faut les sacrifier et ne plus recommencer à se remémorer ces souffrances.

D. No volverse a acordar. ¿Esa es la manera de sacrificarlos, no acordándose más de ellos?

D. Ne plus s'en souvenir, est-ce la manière de les sacrifier, en ne se souvenant plus d'elles ?

M. No acordándose más de ellos, y si le vienen a la mente, pensar en sus alegrías, pero no estar a todas horas recordando. Cada cual tiene su canción psicológica, no hay quien no la tenga. Uno dice: “Hombre, yo cuando pasé por tal y tal cosa, y tal y tal, y trabajé, y resulta que todos me pagaron mal. Y ayudé a fulano, y a zutano, y a mengano. Pero vea cuánto mal me siento. Y me deben, me arruinaron”. No hay quien no tenga su canción psicológica. Todo el mundo tiene su cancioncita, todo el mundo goza con su cancioncita psicológica. Ustedes hablen con cualquier persona y verán que tiene su canción psicológica. Hay veces que la dejan de repetir por un tiempo, y luego, a la hora menos pensada, vuelven a exteriorizarla; gozan en eso, en eso basan su orgullo, su experiencia, su sapiencia, todo: en su canción psicológica.

M. Ne plus s'en souvenir, et si elles nous reviennent en mémoire, penser plutôt à ses joies, mais ne pas être, tout le temps, en train de s'en souvenir. Chacun a sa chanson psychologique, il n'y en a pas un qui n'en ait pas. L'un dit : « Alors moi, quand je suis passé par telle et telle situation, et ceci et cela... et j'ai travaillé et finalement, ils m'ont tous mal payé. Et j'ai aidé untel, untel et un autre. Mais voyez combien je suis mal, ils m'ont ruiné... » Il n'y en a pas un qui n'ait pas sa chanson psychologique. Tout le monde a sa chansonnette, tout le monde se délecte avec sa chansonnette psychologique. Parlez à n'importe qui et vous verrez qu'il a sa chanson psychologique. Parfois, ils arrêtent de la répéter pendant un certain temps, puis, au moment le plus inattendu, ils recommencent à l'extérioriser, ils s'en délectent ; sur ça, ils basent leur orgueil, leur expérience, leur connaissance, tout, sur leur chanson psychologique.

D. Yo había pensado que el ser humano era bastante masoquista, pero nunca se ha visto desde ese punto de vista, y que había que sacrificar el sufrimiento de verdad.

D. Je pensais que l'être humain était assez masochiste, mais je ne l'avais jamais considéré de ce point de vue, ni qu'il fallait vraiment sacrifier la souffrance.

M. Eso hay que sacrificar. La cancioncita psicológica hay que destruirla. Es que lo que se necesita es un cambio de verdad, una transformación radical. Dicha transformación no es posible si no se sacrifica la cancioncita psicológica.

M. Il faut la sacrifier. La chansonnette psychologique, il faut la détruire. C'est ce dont on a besoin, d'un vrai changement, d'une transformation, je le répète. Cette transformation est impossible tant qu'on ne sacrifie pas la chansonnette psychologique.

D. ¿A trabajos iguales corresponden idénticos resultados?

D. Les travaux donnent-ils des résultats en proportions égales ?

M. Está bien. En todo caso quiero decirles que a trabajos iguales no corresponden siempre idénticos resultados, pues si correspondieran siempre idénticos resultados, la vida no sería vida, sino sería muerte. Donde estamos es en la vida, no en la muerte, ¿verdad?. Pues entonces, los resultados, a trabajos iguales, varían. Pongamos un caso muy concreto. Alguien se propone crear los Cuerpos Existenciales Superiores del Ser y los crea. Otro hace lo mismo, trabajar para crear los Cuerpos Existenciales Superiores del Ser y también los crea. Pero vamos a ver, ¿Quién hizo mejor el trabajo? Obviamente hubo uno que hizo el trabajo mejor que el otro, y las consecuencias, por lo tanto serán diferentes. Quien trabajó mejor tendrá unos Cuerpos Existenciales Superiores del Ser mejores. Quien hizo un trabajo de tipo inferior tendrá Cuerpos Existenciales Superiores del Ser de menor calidad. Luego, no siempre corresponden al mismo trabajo, los mismos resultados.

M. Bien. En tout cas, je veux vous dire que les travaux ne donnent pas toujours des résultats en proportions égales, car s'ils donnaient des résultats en proportions égales, la vie ne serait pas la vie, mais elle serait la mort, n'est-ce pas ? Alors, les résultats, en proportions égales aux travaux, varient. Prenons un cas très concret. Quelqu'un décide de créer les Corps existentiels supérieurs de l'Être, et il les crée. Un autre en fait de même, il travaille pour créer les Corps existentiels supérieurs de l'Être, et il les crée également. Mais voyons, qui a fait un meilleur travail ? De toute évidence, il y en a un qui a fait un meilleur travail que l'autre, de ce fait, les conséquences vont être différentes. Celui qui aura mieux travaillé aura de meilleurs Corps existentiels supérieurs de l'Être. Celui qui aura fait un travail de type inférieur aura des Corps existentiels supérieurs de l'Être de qualité inférieure. Et puis, les mêmes résultats ne correspondent pas toujours au même travail.

Y esto lo saben los Deidusos que se han propuesto alcanzar grados de “Creadores”. Poseen los Cuerpos Existenciales Superiores del Ser, pero entonces les da por meterse por el camino del marqués de Sade. ¿Qué hacen?, ¿Cuál es ese Camino?, la liberación por medio del mal, dicen. Bueno, cada cual es libre de pensar como quiera. El marqués de Sade tenía, por cierto, una lógica abismal, tenebrosa. Sus seguidores se convierten en demonios intencionalmente. Ya les cité a ustedes el caso de Moloch en una pasada plática. Involucionan entre las entrañas de la Tierra ya poseyendo esos cuerpos, reducen a polvo los defectos. La Esencia, convertida ya en un Embrión Áureo organizado, se escapa al fin por las puertas de la Muerte Segunda, reingresa en una nueva evolución elemental mineral. En el pasado, ya había hecho el curso de influencia elemental mineral, pero ahora lo repite de forma intencional, y lo hace mejor.

Et les Divinités élémentales qui ont décidé d'atteindre les degrés de « Créateurs » le savent bien. Elles possèdent les Corps existentiels supérieurs de l'Être, et puis, ça leur prend d'emprunter le chemin du Marquis de Sade. Que font-elles ? Quel est ce chemin ? La délivrance au moyen du mal, disent-elles. Bon, chacun est libre de penser comme il veut. Le Marquis de Sade avait, bien sûr, une logique abyssale, ténébreuse. Ses adeptes deviennent intentionnellement des démons ; je vous ai déjà cité le cas de Moloch dans une conférence précédente. Ils involuent dans les entrailles de la Terre, en ayant déjà ces corps, ils réduisent les défauts en poussière. L'Essence, devenue alors l'Embryon d'Or organisé, s'échappe enfin par les portes de la Seconde Mort, elle réintègre une nouvelle évolution élémentale minérale. Dans le passé, elle avait déjà fait le parcours d'influence élémentale minérale, mais maintenant elle le répète de façon intentionnelle, et elle le fait mieux.

Posteriormente, ingresará en el reino elemental vegetal. En otros tiempos, en un pasado, antes de ser humano, ya había hecho ese curso, pero ahora lo hace mejor, con más Conciencia.

Plus tard, elle rentrera dans le Règne Élémental Végétal. Jadis, dans le passé, avant d'être un être humain, elle avait déjà fait ce parcours, mais maintenant, elle le fait mieux, avec plus de Conscience.

Pasar por la estadía animal es el curso con más Conciencia; le pone más atención, su Conciencia está más desarrollada. Y al reingresar a un organismo humano, incuestionablemente, será un hombre ya de tipo superior; creará sus Cuerpos Existenciales Superiores del Ser intencionalmente y los hará muy buenos, mejor, los hará perfectos debido a la experiencia. Conclusión: se convertirá ahora en un “Creador”, vuelve a crear. Conoce las leyes del reino mineral, del vegetal, del animal y del humano; puede crear mundos, es capaz de crear mundos.

Passer par l'état animal est le parcours qui se fait avec plus de conscience ; elle y met plus d'attention, sa Conscience est plus développée. Et en réintégrant un organisme humain, indubitablement, elle sera un homme de type supérieur ; elle créera intentionnellement ses Corps existentiels supérieurs de l'Être, et elle les fera de très bonne qualité, meilleurs, elle les rendra parfaits grâce à l'expérience. C'est le même travail, mais maintenant, il est mieux fait. Résultat : eh bien, c'est un homme de type supérieur. Il va consacrer sa vie à sa Pierre Philosophale. Il l'avait déjà faite dans le passé, il l'a perdue ; maintenant, il revient et lui donne vie, mais sa Pierre est à présent plus puissante. Conclusion : il devient à présent un Créateur, il crée à nouveau. Il connaît les lois du (règne) minéral, végétal, animal et humain ; il peut créer les mondes, il est capable de créer les mondes.

Pero ese mismo trabajo que hace un Moloch, puede hacerlo más adelante un Deiduso, un Logos mismo planetario, dando por resultado que, en eternidades posteriores, se pueda convertir en un gobernador de galaxias. Eso es así.

Mais, ce même travail que fait un Moloch, une Divinité, un Logos planétaire lui-même, peut le faire plus tard, et il en résulte que, dans les éternités à venir, il pourra devenir un Gouverneur de Galaxies. C'est ainsi.

Claro, no es aconsejable jamás ir por ese camino. Más vale seguir el camino que lleva directo al Absoluto. Únicamente sito esto para mostrar cómo trabajos iguales conducen a situaciones diferentes, a resultados distintos.

Bien entendu, il n'est pas du tout conseillé de prendre ce chemin-là. Il vaut mieux suivre le chemin qui mène directement à l'Absolu. C'était uniquement pour montrer comment des travaux identiques conduisent à des situations différentes, à des résultats différents.

D. Maestro, hay gente que cuando trabaja en La Revolución de La Conciencia, opina que es mejor hacerlo en grupo, y otros opinan que es mejor hacerlo individualmente, porque esto puede traer muchos problemas de malas vibraciones, etc. ¿Qué es mejor?, ¿hacerlo en forma individual o en grupo?.

D. Maître, au sujet du travail de la Révolution de la Conscience, normalement, qu'est-ce qui est mieux ? Le faire de façon individuelle ou en groupe ?

M. Bueno, obviamente, es demasiado débil la maquinita de este organismo, con posibilidades de autodesarrollo, viviendo en condiciones difíciles. Una criatura así, un simple organismo con posibilidades de autodesarrollo, conviene mejor que se forme con un organismo colectivo. ¿Qué es un grupo? Un grupo es un organismo colectivo. Así como el cuerpo humano está formado por un conjunto de órganos, un grupo es un organismo colectivo, por eso se dice “una organización”.

M. Bien ! De toute évidence, elle est bien faible la petite machine de cet organisme qui a des possibilités d'autodéveloppement, qui vit dans des conditions difficiles. Il conviendrait mieux à cette créature, ce simple organisme avec des possibilités d'autodéveloppement, de se construire avec un organisme collectif. Qu'est-ce qu'un groupe ? Un groupe est un organisme collectif. De même que le corps humain est formé d'un ensemble d'organes, un groupe est un organisme collectif, c'est pourquoi on dit « une organisation ».

Pero la formación de un grupo esotérico implica grandes responsabilidades. Se necesita que cada uno de los hermanos aquí existentes trabaje en perfecta armonía con cada uno de los hermanos aquí existentes, a fin de que el intercambio de fuerzas sea favorable para el desarrollo armonioso del hombre. El grupo lo fortifica a uno.

Mais, la formation d'un groupe ésotérique implique de grandes responsabilités. Il est nécessaire que chacun des frères qu'il y a ici travaille en parfaite harmonie avec chacun des frères d'ici, afin que l'échange de forces soit favorable au développement harmonieux de l'homme. Le groupe nous fortifie.

Ahora, es imposible evitar que haya escándalos. Mas, ¡ay de aquellos por los cuales surgieren tales escándalos!. A ese que provoca esos escándalos más le valiera no haber nacido; como dice el Evangelio, “colgarse una piedra de molino al cuello y arrojarse al pozo”.

Maintenant, il est impossible d'éviter qu'il y ait des scandales. Mais, malheur à ceux par qui ces scandales vont arriver ! À celui qui provoque ces scandales, il aurait mieux valu pour lui ne pas être né ; comme dit l'Évangile : « Se mettre autour du cou une meule de moulin et se jeter dans le puits ».

Escándalos, los hay; el escandalizador, al dañarse a sí mismo, daña a otros también. Muchos que hubieran podido venir a La Senda son escandalizados, no vienen a La Senda, y así se pierden lamentablemente y se alejan del Íntimo. Por lo tanto, al que hace escándalos se ha reservado un karma, un karma peor que la muerte. Conviene que nos esforcemos en que haya organismos esotéricos. Pero ya para un organismo esotérico de alto relieve, se necesita que haya una armonía perfecta y un personal muy selecto. En el Movimiento Gnóstico conviene que tengamos grandes grupos, grandes Lumisiales. Pero ya en la formación de Terceras Cámaras, deben los elementos estar debidamente preparados, haber estudiado a fondo las Enseñanzas a fin de que se comporten como es debido en Tercera Cámara.

Des scandales, il y en a ; le scandaleux, en se faisant du tort à lui-même, nuit également aux autres. Beaucoup de gens, qui auraient pu prendre le Chemin, sont scandalisés, et ne prennent pas le Chemin, donc, malheureusement, ils se perdent et s'éloignent de l'Intime. C'est pourquoi on réserve un karma, un karma pire que la mort à celui qui fait des scandales. Pour qu'il y ait des organismes ésotériques, il convient de faire des efforts. Mais pour qu'il y ait un organisme ésotérique de haut niveau, il est nécessaire qu'il y ait une parfaite harmonie et des personnes bien choisies. Dans le Mouvement Gnostique, il convient que nous ayons de grands groupes, de grands Lumitiaux. Mais, dans la formation des Troisièmes Chambres, les éléments doivent être dûment préparés, avoir profondément étudié l'Enseignement afin de se comporter comme il se doit en Troisième Chambre.

Pero los mismos errores de nuestros hermanos, precisamente, entonces nos sirven de gimnasio psicológico. Es decir, dentro de un grupo esotérico hay un gimnasio psicológico maravilloso, ve uno los defectos ajenos y los propios, y ve como los propios causan daño a los otros; puede uno verse en los demás y los demás en uno. Por eso, es que es un grupo esotérico te sirve de entrenamiento psicológico, un entrenamiento psicológico maravilloso.

Mais justement, les erreurs de nos frères nous servent de gymnase psychologique, c'est-à-dire, qu'à l'intérieur d'un groupe ésotérique, il y a un merveilleux gymnase psychologique : on voit les défauts des autres et les siens, et on voit comment les siens causent du tort aux autres ; on peut se voir dans les autres et les autres en nous. C'est pourquoi il y a un groupe ésotérique : il te sert d'entraînement psychologique, un entraînement psychologique merveilleux.

Pero el que ingresa a un grupo y quiere encontrar perfectos, está muy equivocado. ¿Perfecto?, ¡Únicamente El Padre es perfecto¡ Es absurdo intentar buscar perfectos en un grupo esotérico. Mas sí conviene reforzarse el pobre organismo con vías de autodesarrollo, con posibilidades de desarrollarse espiritualmente, con un organismo colectivo. Así pues, puede un simple organismo tener muchas inquietudes, pero necesita ser reforzado, y en grupo se refuerza.

Mais, si tu intègres un groupe et que tu veux y trouver des personnes parfaites, tu te trompes complètement. Parfait ? Seul le Père est parfait ! Il est absurde d'essayer de chercher des personnes parfaites dans un groupe ésotérique. Mais oui, il convient de renforcer son pauvre organisme avec des voies d'autodéveloppement, avec les possibilités de se développer spirituellement, avec un organisme collectif. Ainsi, un simple organisme peut avoir beaucoup d'inquiétudes, mais il a besoin d'être renforcé, et en groupe, on se renforce.

D. Maestro, ¿nos quiere hablar algo sobre las antipatías mecánicas?

D. Maître, que pouvez-vous nous dire sur les antipathies mécaniques ?

M. Las antipatías mecánicas perjudican mucho a la humanidad. Ante todo, si se quiere acabar con las antipatías mecánicas, comprender en qué estriban esas antipatías mecánicas, cuál es su fundamento. Eso de que, por ejemplo, alguien nos caiga antipático así porque sí, hay que saber cómo eliminar eso. Primero que todo hay que poner cuidado a los cinco cilindros de la máquina orgánica. Puede ser que alguien nos caiga bien intelectualmente y en cambio en el centro emocional nos caiga mal. O puede ser que alguien nos caiga bien en el centro emocional y que en el centro motor nos caiga pésimo. Hay que poner cuidado a ver cuál es el centro mecánico que reacciona mal ante tal o cual persona. Observar cuidadosamente, y si se descubre, entonces proceder, después de hacemos conscientes, a extirpar la antipatía mecánica.

M. Les antipathies mécaniques causent beaucoup de tort à l'humanité. Tout d'abord, si on veut en finir avec les antipathies mécaniques, comprendre sur quoi reposent ces antipathies mécaniques, quel est leur fondement, comme c'est le cas, par exemple, de quelqu'un qui nous est antipathique sans raison, il faut savoir comment éliminer cela. D'abord, il faut surveiller les cinq cylindres de la machine organique. Il se peut que quelqu'un nous plaise bien intellectuellement, mais en revanche, nous déplaise dans le centre émotionnel. Ou bien, il se peut que quelqu'un nous plaise bien dans le centre émotionnel, mais que dans le centre moteur, il ne nous plaise pas du tout. Il faut être attentif pour voir quel est le centre mécanique qui réagit mal devant telle ou telle personne. Observer attentivement, et si on le découvre, procéder alors, après s'en être rendus conscients, à extirper l'antipathie mécanique.

Ante todo, debemos saber que existen las impresiones y las reacciones. Cuando nos venga a nosotros la persona que nos causa la antipatía mecánica, al verla debemos de inmediato interponer nuestra Conciencia entre la impresión y la reacción, no permitir que la reacción se procese mecánicamente, hacernos cargo de la situación completamente. Entonces, vemos a esa persona que nos cae mal y sabemos el porqué de la antipatía. Puede ser que entonces lleguemos a sentir una gran simpatía por esa persona, pero una simpatía consciente. Tenemos que hacernos conscientes, absolutamente conscientes sobre aquel centro que reacciona mal. Puede ser que la persona nos caiga mal en el centro emocional, puede ser que nos caiga mal en el centro motor, puede ser que nos caiga mal en el centro intelectual. Debemos hacernos conscientes de eso a ver cuál es el centro afectado.

Avant tout, nous devons savoir qu'il existe les impressions et les réactions. Quand la personne qui nous cause de l'antipathie mécanique va s'approcher de nous, en la voyant, nous devons immédiatement interposer notre Conscience entre l'impression et la réaction, ne pas permettre à la réaction d'agir mécaniquement, prendre en charge complètement la situation. Alors, nous voyons cette personne qui ne nous plaît pas et nous connaissons le pourquoi de l'antipathie. Il se peut alors que nous arrivions à ressentir une grande sympathie pour cette personne, mais une sympathie consciente. Nous devons devenir conscients, absolument conscients de ce centre qui réagit mal. Il se peut que la personne ne nous plaise pas dans le centre émotionnel, il se peut qu'elle ne nous plaise pas dans le centre moteur, il se peut qu'elle ne nous plaise pas dans le centre intellectuel. Nous devons devenir conscients de cela, voir quel est le centre affecté.

Una vez conscientes, descubrimos el error, y descubierto el error, procedemos a eliminarlo. ¿Cómo?. Interponiendo nuestra Conciencia entre la impresión y la reacción. Si La Conciencia se hace cargo de la impresión, evita que la reacción actúe mecánicamente, como siempre, creando antipatía. Después de varios encuentros en que interpongamos nuestra Conciencia entre impresión y reacción, desaparece la antipatía. Podemos entonces ver en esa persona, simplemente, cualidades que antes no habíamos visto, empezamos a sentir por esa persona simpatía.

Une fois conscients, nous découvrons l'erreur, et l'erreur découverte, nous procédons à son élimination. Comment ? En interposant notre Conscience entre l'impression et la réaction. Si la Conscience prend en charge l'impression, elle évite que la réaction agisse mécaniquement en créant, comme toujours, de l'antipathie. Après plusieurs rencontres dans lesquelles nous interposons notre Conscience entre l'impression et la réaction, l'antipathie disparaît. Nous pouvons alors voir, simplement, chez cette personne des qualités que nous n'avions pas vues, nous commençons à ressentir de la sympathie pour cette personne.

Pues esto es lo que quiero decir sobre la antipatía mecánica y la manera de eliminarla.

Voilà ce que je voulais dire sur l'antipathie mécanique et la manière de l'éliminer.

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