CONFÉRENCE N°273 : NÉCESSITÉ DE DÉVELOPPER LE MENTAL INTÉRIEUR
Traduction d'une interview intitulée "NECESIDAD DE DESARROLLAR LA MENTE INTERIOR (1975)"
Interview - Mexico D.F.
Traduction d'une interview intitulée "NECESIDAD DE DESARROLLAR LA MENTE INTERIOR (1975)"
Interview - Mexico D.F.
Qu'est-ce que le levain des sadducéens ? Ce sont les concepts de contenu élaborés avec les données recueillies par les cinq sens extérieurs ; c'est le mental des matérialistes athées, ennemis de l'Éternel. Voilà ce qu'est le levain des sadducéens.
Qu'est-ce que le levain des pharisiens ? C'est la doctrine de ceux qui arrivent aux portes de leurs temples pour montrer à tout le monde qu'ils ont assisté au rite, mais qui ne travaillent pas sur eux-mêmes. Ils écoutent la parole de l'Évangile, mais ne font pas l'œuvre. Ils veulent uniquement que tout le monde les voit pour prouver qu'ils appartiennent à telle ou telle secte. Voilà ce qu'est le levain des pharisiens.
Tant qu'on se contente de la doctrine des sadducéens ou des pharisiens, on ne peut pas ouvrir le mental intérieur. Pour ouvrir le mental intérieur, il faut la pensée psychologique. Quand on sait penser psychologiquement, le mental intérieur s'ouvre et, quelquefois, les données de la conscience arrivent à celui-ci et aide à penser de manière différente. Alors, on comprend vraiment les mystères de la vie et de la mort, on parle en termes différents. On peut parler sur la Loi de l'Éternel Retour de toute chose ou sur la Loi de la Récurrence, mais en parlant avec une parfaite conviction et en toute connaissance de cause profonde.
Quand on se transforme, la pensée est différente. Alors, les sadducéens nous regardent, se moquent ou nous traitent de fou, et les pharisiens nous excommunient de leurs temples. Il est nécessaire que nous nous séparions du levain des sadducéens, mais aussi du levain des pharisiens ; il est nécessaire d'apprendre à penser psychologiquement. C'est seulement ainsi que nous pourrons ouvrir notre mental intérieur pour que les données de la conscience y parviennent.
C'est ce qu'on appelle avoir la foi. Celui qui a la foi est celui qui peut parler en connaissance de cause sur les mystères de la vie et de la mort, c'est-à-dire qu'il a l'entendement pour comprendre ; il a la connaissance de ce qui n'appartient pas au monde sensoriel ou monde des sens. Il peut expliquer ce que les pharisiens ne sauraient expliquer. Il a de la clarté dans la compréhension, car lui-même reçoit les données de la conscience. C'est ce qui s'appelle avoir la foi.
La croyance est quelque chose de très différent. On peut croire en ce que l'on veut, mais ce n'est pas avoir la foi. Chacun est libre de penser ce qu'il veut, mais ce n'est pas avoir la foi. Si je n'avais pas la foi, je ne pourrais pas, en ce moment, vous expliquer les mystères de la vie et de la mort ; je ne pourrais vous expliquer avec tant de certitude ce que je suis en train de vous expliquer ; je ne pourrai pas vous dire que nous n'avons toujours pas atteint le niveau des hommes, que nous ne sommes que de simples mammifères rationnels ; alors, je n'aurais pas le courage de vous le dire sachant pertinemment que vous pourriez vous vexer. Mais pourquoi est-ce que je le dis ? Pourquoi est-ce que je parle comme j'ai parlé ? Parce que j'ai la foi. Et qu'est-ce donc que la foi ? C'est une compréhension différente. C'est un mode de compréhension différent. C'est la pleine lucidité, clarté, capacité de comprendre ce que les sens ne comprennent pas. Voilà ce qu'on appelle avoir la foi. Y a-t-il encore une question ?
D. Maître, comment pouvons-nous avancer nous qui ne travaillons pas avec l'Arcane A.Z.F. pour éliminer les Mois ?
M. Bon, tu peux travailler, tout simplement, en utilisant la vie comme gymnase psychologique. C'est sur le terrain de la vie pratique que nous nous auto-découvrons, car dans le rapport avec notre prochain, nous pouvons nous voir tels que nous sommes. Il est évident que les défauts cachés affleurent, bondissent quand nous sommes en relation avec les gens, et si nous restons alertes et vigilants comme la sentinelle en temps de guerre, alors nous les attrapons.
Défaut attrapé doit être dûment jugé, puis compris profondément. Ce défaut qui a été attrapé et jugé peut être désintégré si tu en appelles au pouvoir secret que tu as, qui s'appelle Kundalini. Il te suffit de te concentrer sur ta Divine mère, Isis ou Adonia, ou comme tu veux bien l'appeler, simplement Marie ou Ram-Io ; lui demander de tout ton cœur de désintégrer ce défaut que tu as déjà jugé, ce Moi qui le personnifie, qu'elle le réduise en poussière, en cendres, et elle te concédera cela, en le détruisant.
Mais, on a besoin d'une série de travaux successifs capables de réussir l'anéantissement de tel ou tel Moi. Alors, en travaillant ainsi, ta conscience pourra être libérée. Et enfin, le moment viendra où on te donnera une prêtresse pour que tu puisses travailler dans la Forge des Cyclopes. Le Père qui est en secret sait bien ce qu'il faut nous donner, il ne nous abandonne jamais, il nous donne toujours ce dont nous avons besoin à un moment donné. Voilà ce que je peux répondre.
D. Maître, supposons que quelqu'un entre dans la Connaissance, il est marié, mais sa femme n'accepte pas la Gnose, que doit-il faire ?
M. On peut dire que tu soulignes un problème très grave. Il y a deux lignes dans la vie : l'horizontale et la verticale. Sur la ligne horizontale, eh bien, errent tous ceux qui s'y trouvent, "Jacques, Pierre ou Paul". Naître, grandir, se développer, se reproduire, vieillir et mourir. Par la verticale, cheminent seulement les révolutionnaires, les rebelles, seulement ceux qui veulent vraiment se transformer en hommes, puis en surhommes ; ceux qui ne se contentent, en aucune façon, de l'état dans lequel ils se trouvent, ceux qui veulent être distincts, différents.
Bon, évidemment, ceux qui cheminent par la voie verticale ne peuvent pas s'entendre avec ceux de la voie horizontale. Et vice-versa : ceux qui vont par la voie horizontale détestent ceux qui sont dans la verticale. Alors, que faire si un homme de la verticale est marié avec une femme de l'horizontale ? Ou vice-versa, si c'est la femme qui se trouve dans la verticale et l'homme dans l'horizontale, que faire dans ces cas-là ? Ils ont besoin de transmuter l'énergie créatrice, et, c'est bien compréhensible, de travailler en silence ; il n'y a pas besoin de dire quoique ce soit, on travaille et ça suffit ; on transmute l'énergie créatrice pendant la copulation métaphysique sans rien dire. Les mantras, tels que I.A.O., se chantent verbalement en silence, mentalement.
Et l'Initié doit même devenir un peu artiste : faire semblant qu'il est en train de forniquer quand, en fait, il n'en est rien. Imiter les fornicateurs sans être fornicateur, c'est-à-dire, se transformer en une espèce de clown-artiste pour dissimuler la chose ; sans condamner le conjoint, car elle ne se rend pas compte de la chose. C'est respecter le conjoint - homme ou femme - c'est ça le sexe, respecter ses idées ; chacun est chacun et que chacun pense comme bon lui semble, car chacun est chacun. Compris ?
D. Les scènes de type sexuel font partie de l'Ego ?
M. Bon, je vais te le dire : toutes les scènes sexuelles sont provoquées par l'Ego. De simples Mois de luxure forniquent sans cesse dans le monde astral, jusque dans le mental et même aussi dans le causal. Les pollutions nocturnes surgissent comme conséquence de ces rêves pornographiques.
Beaucoup de gens m'ont consulté au sujet des pollutions nocturnes. Je leur ai toujours répondu : ces pollutions continuent tant qu'on n'arrête pas avec les rêves passionnés ou morbides, et ce type de rêve ne s'arrête pas tant qu'on n'arrive pas au bout de tous les Egos de la luxure. Tant qu'il y aura des Egos de luxure, il y aura des rêves pornographiques ; et tant qu'il y aura des rêves pornographiques, il y aura des pollutions. De sorte qu'il ne reste aucune autre solution que d'éliminer les Mois de la luxure pour arrêter les pollutions nocturnes, pour les liquider à jamais ; il n'y a pas d'autre solution. N'importe quelle autre solution s'avère absurde, ça ne sert à rien.
Est-ce qu'il y a une autre question ici parmi vous frères ? Question....
D. Si on n'a pas la foi, comment peut-elle être fabriquée ?
M. Je vais t'expliquer quelque chose : la foi est une compréhension claire, précise, pas une croyance, c'est différent. J'ai dit que lorsque nous ne suivons pas la doctrine des sadducéens, c'est-à-dire la doctrine des cinq sens, la doctrine du rationalisme subjectif, mais qu'en revanche, nous apprenons à penser psychologiquement, comme vous le faites ici, comme conséquence ou corollaire, le mental intérieur en s'ouvrant nous donne la perception ; elle est réceptive, elle nous apporte les données de la conscience. Quand ce mental intérieur s'ouvre, quand il devient un instrument de la conscience, alors il arrive ce que l'on appelle la pensée psychologique, la raison objective, cette connaissance claire des choses que les sens ne voient pas, cette connaissance claire des mystères de la vie et de la mort, etc.
Ce type de connaissance, ce type de pensée, c'est réellement ce qu'on entend par la foi, la foi véritable. Faites donc la différence entre cette foi réelle et la croyance qui est complètement différente. La foi est une chose, la croyance en est une autre. Il serait absurde de confondre la foi avec la croyance. Celui qui doute, le sceptique, c'est parce qu'il n'a pas ouvert son mental intérieur, et il ne l'a pas ouvert parce qu'il est coincé dans la doctrine des sadducéens, la doctrine des cinq sens ; ou dans la doctrine des pharisiens, ceux qui se contentent de visiter leur temple ou leur église, mais qui n’œuvrent pas pour le Père ; et s'en lavent toujours les mains, ils sont "parfaits", ils sont aux premières loges dans les synagogues, etc.
Mais, celui qui ne se contente pas de la doctrine des sadducéens ni des pharisiens, celui qui apprend à penser psychologiquement, est révolutionnaire, est rebelle, il ouvre son mental intérieur. Quand il fonctionne, c'est toujours avec les données que lui fournit la conscience. Une personne ainsi sait penser sur ce que les sens ne voient pas. Une personne ainsi sait voir ce que les yeux ne voient pas, entendre ce que les oreilles n'entendent pas, parler le langage que la langue matérielle ne parle pas. On dit d'une personne comme ça qu'elle a la foi. C'est ça exactement la foi, la foi !
Est-ce qu'il y a une autre question ? Et que ceux qui ne sont pas d'accord, réfutent ! J'adore qu'on me réfute, car de là, de ces réfutations, nous pouvons tirer beaucoup de choses au clair. Parle...
D. Par exemple, une personne décède, le corps va au cimetière, mais plus tard l'âme de ce défunt revient au monde sans se rendre compte de ce processus, c'est vrai Maître ?
M. Trois choses vont au cimetière. Premièrement, le corps physique, deuxièmement, le siège vital, une espèce de fantôme éthérique qui va se décomposer lentement dans le sépulcre ; et troisièmement, l'ex-personnalité du mort. Personne ne naît avec la personnalité. La personnalité, en elle-même, a un début et une fin. Personne ne naît avec la personnalité, mais elle se forme pendant les sept premières années de l'enfance et se renforce avec le temps et les expériences. Cette personnalité va au sépulcre ; quelquefois, elle sort de la fosse sépulcrale lorsque quelqu'un lui rend visite, lorsque quelqu'un lui apporte des fleurs, et ensuite elle retourne au sépulcre. Il faut aussi avoir pitié de ces ombres des êtres chers et leur apporter des fleurs, bien sûr, parce que c'est une consolation pour ces ombres ; notre charité doit aussi s'étendre à ces ombres.
Bien, mais il y a quelque chose qui ne va pas au cimetière, qu'est-ce que c'est ? Les Mois. Dans chaque Moi, il y a un petit pourcentage d'Essence, de Conscience. Ces Mois déambulent dans le monde astral, ils ressemblent à des fantômes inconscients, endormis, ils errent comme des somnambules. Si l'on touche l'un d'eux, on les sent froids, car ils n'ont jamais éveillé le Feu Sacré. Ils vivent dans le monde astral.
Mais, vient un moment, après la mort, où il nous faut revivre ou revoir la vie qui vient de se passer. Tous ces groupes de fantômes qui constituent l'Ego, parfois se pénètrent et se compénètrent entre eux en formant une personnalité de façade, spectrale, froide, somnambulique. Parfois, ces Mois se divisent et vont séparément les uns des autres. C'est-à-dire, parfois, ils s'assemblent et forment une personnalité de façade ; parfois, ils se retirent et chacun va tout seul.
En général, cet Ego revit, en totalité, la vie qui vient de se passer, il la revit de manière rétrospective. Il y a l'exemple de nos frères qui se sont désincarnés il y a peu. Nous avons notre frère M., le père de notre frère E., un grand paladin du mouvement gnostique, qui était sur le point de réaliser une grande mission aux États-Unis. Malheureusement, il s'est désincarné. C'est sûrement l'œuvre du Père.
Qu'est-ce que le levain des pharisiens ? C'est la doctrine de ceux qui arrivent aux portes de leurs temples pour montrer à tout le monde qu'ils ont assisté au rite, mais qui ne travaillent pas sur eux-mêmes. Ils écoutent la parole de l'Évangile, mais ne font pas l'œuvre. Ils veulent uniquement que tout le monde les voit pour prouver qu'ils appartiennent à telle ou telle secte. Voilà ce qu'est le levain des pharisiens.
Tant qu'on se contente de la doctrine des sadducéens ou des pharisiens, on ne peut pas ouvrir le mental intérieur. Pour ouvrir le mental intérieur, il faut la pensée psychologique. Quand on sait penser psychologiquement, le mental intérieur s'ouvre et, quelquefois, les données de la conscience arrivent à celui-ci et aide à penser de manière différente. Alors, on comprend vraiment les mystères de la vie et de la mort, on parle en termes différents. On peut parler sur la Loi de l'Éternel Retour de toute chose ou sur la Loi de la Récurrence, mais en parlant avec une parfaite conviction et en toute connaissance de cause profonde.
Quand on se transforme, la pensée est différente. Alors, les sadducéens nous regardent, se moquent ou nous traitent de fou, et les pharisiens nous excommunient de leurs temples. Il est nécessaire que nous nous séparions du levain des sadducéens, mais aussi du levain des pharisiens ; il est nécessaire d'apprendre à penser psychologiquement. C'est seulement ainsi que nous pourrons ouvrir notre mental intérieur pour que les données de la conscience y parviennent.
C'est ce qu'on appelle avoir la foi. Celui qui a la foi est celui qui peut parler en connaissance de cause sur les mystères de la vie et de la mort, c'est-à-dire qu'il a l'entendement pour comprendre ; il a la connaissance de ce qui n'appartient pas au monde sensoriel ou monde des sens. Il peut expliquer ce que les pharisiens ne sauraient expliquer. Il a de la clarté dans la compréhension, car lui-même reçoit les données de la conscience. C'est ce qui s'appelle avoir la foi.
La croyance est quelque chose de très différent. On peut croire en ce que l'on veut, mais ce n'est pas avoir la foi. Chacun est libre de penser ce qu'il veut, mais ce n'est pas avoir la foi. Si je n'avais pas la foi, je ne pourrais pas, en ce moment, vous expliquer les mystères de la vie et de la mort ; je ne pourrais vous expliquer avec tant de certitude ce que je suis en train de vous expliquer ; je ne pourrai pas vous dire que nous n'avons toujours pas atteint le niveau des hommes, que nous ne sommes que de simples mammifères rationnels ; alors, je n'aurais pas le courage de vous le dire sachant pertinemment que vous pourriez vous vexer. Mais pourquoi est-ce que je le dis ? Pourquoi est-ce que je parle comme j'ai parlé ? Parce que j'ai la foi. Et qu'est-ce donc que la foi ? C'est une compréhension différente. C'est un mode de compréhension différent. C'est la pleine lucidité, clarté, capacité de comprendre ce que les sens ne comprennent pas. Voilà ce qu'on appelle avoir la foi. Y a-t-il encore une question ?
D. Maître, comment pouvons-nous avancer nous qui ne travaillons pas avec l'Arcane A.Z.F. pour éliminer les Mois ?
M. Bon, tu peux travailler, tout simplement, en utilisant la vie comme gymnase psychologique. C'est sur le terrain de la vie pratique que nous nous auto-découvrons, car dans le rapport avec notre prochain, nous pouvons nous voir tels que nous sommes. Il est évident que les défauts cachés affleurent, bondissent quand nous sommes en relation avec les gens, et si nous restons alertes et vigilants comme la sentinelle en temps de guerre, alors nous les attrapons.
Défaut attrapé doit être dûment jugé, puis compris profondément. Ce défaut qui a été attrapé et jugé peut être désintégré si tu en appelles au pouvoir secret que tu as, qui s'appelle Kundalini. Il te suffit de te concentrer sur ta Divine mère, Isis ou Adonia, ou comme tu veux bien l'appeler, simplement Marie ou Ram-Io ; lui demander de tout ton cœur de désintégrer ce défaut que tu as déjà jugé, ce Moi qui le personnifie, qu'elle le réduise en poussière, en cendres, et elle te concédera cela, en le détruisant.
Mais, on a besoin d'une série de travaux successifs capables de réussir l'anéantissement de tel ou tel Moi. Alors, en travaillant ainsi, ta conscience pourra être libérée. Et enfin, le moment viendra où on te donnera une prêtresse pour que tu puisses travailler dans la Forge des Cyclopes. Le Père qui est en secret sait bien ce qu'il faut nous donner, il ne nous abandonne jamais, il nous donne toujours ce dont nous avons besoin à un moment donné. Voilà ce que je peux répondre.
D. Maître, supposons que quelqu'un entre dans la Connaissance, il est marié, mais sa femme n'accepte pas la Gnose, que doit-il faire ?
M. On peut dire que tu soulignes un problème très grave. Il y a deux lignes dans la vie : l'horizontale et la verticale. Sur la ligne horizontale, eh bien, errent tous ceux qui s'y trouvent, "Jacques, Pierre ou Paul". Naître, grandir, se développer, se reproduire, vieillir et mourir. Par la verticale, cheminent seulement les révolutionnaires, les rebelles, seulement ceux qui veulent vraiment se transformer en hommes, puis en surhommes ; ceux qui ne se contentent, en aucune façon, de l'état dans lequel ils se trouvent, ceux qui veulent être distincts, différents.
Bon, évidemment, ceux qui cheminent par la voie verticale ne peuvent pas s'entendre avec ceux de la voie horizontale. Et vice-versa : ceux qui vont par la voie horizontale détestent ceux qui sont dans la verticale. Alors, que faire si un homme de la verticale est marié avec une femme de l'horizontale ? Ou vice-versa, si c'est la femme qui se trouve dans la verticale et l'homme dans l'horizontale, que faire dans ces cas-là ? Ils ont besoin de transmuter l'énergie créatrice, et, c'est bien compréhensible, de travailler en silence ; il n'y a pas besoin de dire quoique ce soit, on travaille et ça suffit ; on transmute l'énergie créatrice pendant la copulation métaphysique sans rien dire. Les mantras, tels que I.A.O., se chantent verbalement en silence, mentalement.
Et l'Initié doit même devenir un peu artiste : faire semblant qu'il est en train de forniquer quand, en fait, il n'en est rien. Imiter les fornicateurs sans être fornicateur, c'est-à-dire, se transformer en une espèce de clown-artiste pour dissimuler la chose ; sans condamner le conjoint, car elle ne se rend pas compte de la chose. C'est respecter le conjoint - homme ou femme - c'est ça le sexe, respecter ses idées ; chacun est chacun et que chacun pense comme bon lui semble, car chacun est chacun. Compris ?
D. Les scènes de type sexuel font partie de l'Ego ?
M. Bon, je vais te le dire : toutes les scènes sexuelles sont provoquées par l'Ego. De simples Mois de luxure forniquent sans cesse dans le monde astral, jusque dans le mental et même aussi dans le causal. Les pollutions nocturnes surgissent comme conséquence de ces rêves pornographiques.
Beaucoup de gens m'ont consulté au sujet des pollutions nocturnes. Je leur ai toujours répondu : ces pollutions continuent tant qu'on n'arrête pas avec les rêves passionnés ou morbides, et ce type de rêve ne s'arrête pas tant qu'on n'arrive pas au bout de tous les Egos de la luxure. Tant qu'il y aura des Egos de luxure, il y aura des rêves pornographiques ; et tant qu'il y aura des rêves pornographiques, il y aura des pollutions. De sorte qu'il ne reste aucune autre solution que d'éliminer les Mois de la luxure pour arrêter les pollutions nocturnes, pour les liquider à jamais ; il n'y a pas d'autre solution. N'importe quelle autre solution s'avère absurde, ça ne sert à rien.
Est-ce qu'il y a une autre question ici parmi vous frères ? Question....
D. Si on n'a pas la foi, comment peut-elle être fabriquée ?
M. Je vais t'expliquer quelque chose : la foi est une compréhension claire, précise, pas une croyance, c'est différent. J'ai dit que lorsque nous ne suivons pas la doctrine des sadducéens, c'est-à-dire la doctrine des cinq sens, la doctrine du rationalisme subjectif, mais qu'en revanche, nous apprenons à penser psychologiquement, comme vous le faites ici, comme conséquence ou corollaire, le mental intérieur en s'ouvrant nous donne la perception ; elle est réceptive, elle nous apporte les données de la conscience. Quand ce mental intérieur s'ouvre, quand il devient un instrument de la conscience, alors il arrive ce que l'on appelle la pensée psychologique, la raison objective, cette connaissance claire des choses que les sens ne voient pas, cette connaissance claire des mystères de la vie et de la mort, etc.
Ce type de connaissance, ce type de pensée, c'est réellement ce qu'on entend par la foi, la foi véritable. Faites donc la différence entre cette foi réelle et la croyance qui est complètement différente. La foi est une chose, la croyance en est une autre. Il serait absurde de confondre la foi avec la croyance. Celui qui doute, le sceptique, c'est parce qu'il n'a pas ouvert son mental intérieur, et il ne l'a pas ouvert parce qu'il est coincé dans la doctrine des sadducéens, la doctrine des cinq sens ; ou dans la doctrine des pharisiens, ceux qui se contentent de visiter leur temple ou leur église, mais qui n’œuvrent pas pour le Père ; et s'en lavent toujours les mains, ils sont "parfaits", ils sont aux premières loges dans les synagogues, etc.
Mais, celui qui ne se contente pas de la doctrine des sadducéens ni des pharisiens, celui qui apprend à penser psychologiquement, est révolutionnaire, est rebelle, il ouvre son mental intérieur. Quand il fonctionne, c'est toujours avec les données que lui fournit la conscience. Une personne ainsi sait penser sur ce que les sens ne voient pas. Une personne ainsi sait voir ce que les yeux ne voient pas, entendre ce que les oreilles n'entendent pas, parler le langage que la langue matérielle ne parle pas. On dit d'une personne comme ça qu'elle a la foi. C'est ça exactement la foi, la foi !
Est-ce qu'il y a une autre question ? Et que ceux qui ne sont pas d'accord, réfutent ! J'adore qu'on me réfute, car de là, de ces réfutations, nous pouvons tirer beaucoup de choses au clair. Parle...
D. Par exemple, une personne décède, le corps va au cimetière, mais plus tard l'âme de ce défunt revient au monde sans se rendre compte de ce processus, c'est vrai Maître ?
M. Trois choses vont au cimetière. Premièrement, le corps physique, deuxièmement, le siège vital, une espèce de fantôme éthérique qui va se décomposer lentement dans le sépulcre ; et troisièmement, l'ex-personnalité du mort. Personne ne naît avec la personnalité. La personnalité, en elle-même, a un début et une fin. Personne ne naît avec la personnalité, mais elle se forme pendant les sept premières années de l'enfance et se renforce avec le temps et les expériences. Cette personnalité va au sépulcre ; quelquefois, elle sort de la fosse sépulcrale lorsque quelqu'un lui rend visite, lorsque quelqu'un lui apporte des fleurs, et ensuite elle retourne au sépulcre. Il faut aussi avoir pitié de ces ombres des êtres chers et leur apporter des fleurs, bien sûr, parce que c'est une consolation pour ces ombres ; notre charité doit aussi s'étendre à ces ombres.
Bien, mais il y a quelque chose qui ne va pas au cimetière, qu'est-ce que c'est ? Les Mois. Dans chaque Moi, il y a un petit pourcentage d'Essence, de Conscience. Ces Mois déambulent dans le monde astral, ils ressemblent à des fantômes inconscients, endormis, ils errent comme des somnambules. Si l'on touche l'un d'eux, on les sent froids, car ils n'ont jamais éveillé le Feu Sacré. Ils vivent dans le monde astral.
Mais, vient un moment, après la mort, où il nous faut revivre ou revoir la vie qui vient de se passer. Tous ces groupes de fantômes qui constituent l'Ego, parfois se pénètrent et se compénètrent entre eux en formant une personnalité de façade, spectrale, froide, somnambulique. Parfois, ces Mois se divisent et vont séparément les uns des autres. C'est-à-dire, parfois, ils s'assemblent et forment une personnalité de façade ; parfois, ils se retirent et chacun va tout seul.
En général, cet Ego revit, en totalité, la vie qui vient de se passer, il la revit de manière rétrospective. Il y a l'exemple de nos frères qui se sont désincarnés il y a peu. Nous avons notre frère M., le père de notre frère E., un grand paladin du mouvement gnostique, qui était sur le point de réaliser une grande mission aux États-Unis. Malheureusement, il s'est désincarné. C'est sûrement l'œuvre du Père.