Soumis à la maladie bipolaire ou maniaco-dépressive depuis de trop longues années

Hors ligne Jean Morin
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Bonjour chers frères et sœurs.

Je me permets de répondre à ce topic car la santé mentale est un sujet qui compte beaucoup pour moi. Je suis passé personnellement par des périodes assez compliquées, surtout dans ma jeunesse, et aujourd'hui je suis en reconversion professionnelle justement pour m'engager en tant que thérapeute, car je pense que c'est une des plus nobles vocations que l'on puisse se trouver. Mais je n'écris pas ce message pour parler de moi.

Ce n'est certainement pas à travers les quelques lignes que tu as écrites que je pourrais dire que je te connais ou que je te comprends, ce serait prétentieux de ma part. Toutefois, elles témoignent d'un état d'esprit et d'un paradigme qui était le tien au moment où tu les as postées, et sûrement proche du tien aujourd'hui. En me basant sur ça, j'avais quelques mots à te dire, en espérant que ça t'aide à voir au-delà de ton horizon actuel.

Dans tout ce que tu as écrit, ce qui ressort le plus, c'est une analyse du passé, et une projection de l'avenir. Un passé lourds en événements, cause d'un avenir aux lourdes conséquences. Bien sûr, comme c'est analysé au travers du prisme gnostique, cela paraît cohérent, et même, inéluctable. Mais est-ce que ça l'est véritablement ?

Tu sais, les doctrines orientales insistent souvent sur le fait que le passé et le futur sont des illusions. Seul existe l'éternel présent ; l'ici, et maintenant. Ce qui provoque le futur que l'on redoute est l'identification au passé. Pour changer son futur, il faut oublier son passé : comprendre qu'il n'a jamais existé tel qu'on l'a perçu, car nous l'avons perçu avec les yeux voilés, seuls les êtres réalisés connaissent leur passé. Nous, nous ne connaissons qu'une histoire biaisée que l'ego a falsifié en vue de le maintenir, lui. Même quand on pratique, par exemple, avant une méditation, il ne faut pas se dire que ce sont les événements passés (des rencontres, la découverte d'un enseignement, etc) qui nous ont amenés à cet instant, ni que cette pratique va porter tel ou tel fruit. Sinon, nous sommes toujours enfermés dans la dualité passé/futur, dans le désir, et les pièges du mental.

Sans aller aussi loin que la pratique spirituelle, pour le simple bien-être et la santé, c'est pareil. Tout commence dans l'ici et maintenant. Les maladies doivent être appréhendées avec sagesse ; à chaque instant il faut faire avec ce qu'on a. Il ne faut pas tomber dans le piège du calcul du karma, etc. Faire de son mieux est la seule chose à faire. Cela paraît facile à dire, mais il faut s'interroger le pourquoi de cette vérité pour que naisse une détermination sans faille. Qui sait, peut-être que ton Intime a "négocié" avec les Seigneurs du Karma pour sa nouvelle incarnation un certain engagement sur la Voie (cristallisé par la création d'un forum, ce qui n'est pas rien du tout) ainsi que les souffrances que tu décris, et qu'en réalité, ton cœur est beaucoup plus léger que tu ne le penses. Qui sait ? Chercher à le savoir ne fera avancer personne de toute façon ! En tout cas, ça ne te rendra pas plus heureux, je pense que tu es d'accord !

Tout cela pour dire que tant qu'on reste dans les suppositions sur le passé et l'avenir, on s'enferme dans le malheur et la souffrance. J'ai moi-même été diagnostiqué TDA quand j'étais petit, après avoir fait une TS à 5 ans (tu conviendras que c'est assez tôt et peu rassurant pour la suite !), les problèmes d'attention n'étant pas connu pour être favorisant quand on veut faire de la méditation... Et pourtant ! J'ai fait des retraites dans des temples zen où l'on méditait 8h par jour pendant une semaine. Qui aurait parié là-dessus, alors que je ne pouvais pas rester 5min devant une télévision ou sur un livre ? Tout est contenu dans l'instant présent, même la solution aux plus grands maux du monde. Le tout est de savoir s'y abandonner. En réalité, il n'y a pas de bon ou mauvais karma, il y a LE karma, celui qui nous maintient dans l'illusion d'un passé et d'un futur. Celui qui est source de souffrance, car il nous maintient dans la vallée de larmes. Ne crois pas que ceux qui ont du "bon karma" parce qu'ils naissent dans des circonstances plus "favorables" sont plus heureux, qu'ils ont plus de chances d'atteindre l'éveil ou qu'ils sont plus avancés que toi. Le plus, le moins, le bon ou le mauvais ; il faut dépasser les oppositions pour atteindre la résolution des contraires ! C'est ainsi que procède la révolution de la conscience.

Si cela peut t'aider, je te recommande de recevoir des soins énergétiques tels que le Reiki, cela permet véritablement une reconnexion entre les parties de soi, un équilibrage entre les corps physique, éthérique, astral et mental, alignés sur l'Essence, et cela donne un vrai coup de boost quand on se sent en inertie, car ça aide énormément à lâcher prise. Je parle en connaissance de cause, étant moi-même praticien (et enseignant depuis peu, avec une analyse gnostique de la pratique, qui manque cruellement chez la plupart de mes confrères il faut l'avouer haha).

Voilà ce que j'avais à te dire cher frère en Christ, j'espère que ces lignes t'aideront à trouver la paix. Que la Divine Mère te guide, et c'est avec plaisir que je continuerai cet échange avec toi si l'envie t'en prenait, ici ou en privé !
« L'Amour est la lumière rayonnante de la Vérité qui résonne dans le cœur de chacun. »
Hors ligne jerome
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Merci pour ces quelques lignes pleines de bon sens cher Jean, tout-à-fait d'accord.
Hors ligne Gemani
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Dépression chez les hommes, un mal silencieux | Documentaire | ARTE






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Il faut penser aussi à dire qu'on n'est pas bipolaire, et dire plus exactement qu'on est atteint de bipolarité, même si les bipolaires se ressemblent beaucoup dans le leur mode fonctionnement. Le plus intéressant est le Dr Sikorav, qui est à la fois "psychiatre et bipolaire", ce qui est d'ailleurs le nom de sa chaîne You Tube, peut-être le plus à même de comprendre ce que traverse ses patients, même si ses phases hautes sont particulièrement différentes de 70 % des bipolaires, puisqu'en ces phases, il se montre irritable, chiant, infect, un vrai connard à ses propres constations.

En plus il est en couple avec une psychiatre. Il a voulu parfois tenter d'interrompre son traitement mais il a été rattrapé par sa femme qui l'a prévenu que s'il recommençait une troisième, elle le quitterait. Il croyait que ça ne se voyait pas alors que les proches qui ont quelques empathies ou intérêts pour les autres remarquent facilement les changements d'humeur.

II est bipolaire de type 2 comme moi et notre membre Krummheller. J'adore ce psychiatre, il est très critique face à la psychiatrie posée en France, il a des problèmes face à l'autorité médiacle, c'est un expérimentateur qui se préconise lui-même ses médicaments. Je le trouve très sympathique, très vrai. J'adore ces êtres qui parlent d'eux-mêmes avec sincérité et qui constatent le cheminement de leur vie. Il ne parle pas avec un langage châtié, il est naturel, vrai et puis j'ai tellement de points communs avec lui si ce n'est que m'a maladie perso ne suit pas le cycle du soleil, plutôt l'inverse d'ailleurs. Plusieurs années, je commençais à aller mieux en début d'année. Il m'est arrivé aussi mais beaucoup plus rarement que lui de tomber en dépression après l'été mais je pense que c'était lié à mon ex et d'avoir ressenti son rejet ou son manque d'amour à mon égard. Éternel demandeur d'amour...

J'aime les hommes et les femmes qui laissent apparents leurs failles et ne cherchent pas à les cacher. Les pires pour moi sont les délinquants, les drogués, les alcooliques qui veulent le cacher à leur entourage et particulièrement les seconds qui osent vraiment prêts à tout pour se procurer leur dose même a prix d'escroquer leur bon samaritain, d'abandonner leur famille et même leur enfants, de tuer, etc...



Bipolaire et psychiatre : le témoignage du Dr Sikorav






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Hors ligne Gemani
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J'ai des traits narcissiques manipulateurs (beaucoup ont dit cela de moi), de procrastination (en dépression) et de type bipolaire bien que ma psychiatre semblerait se poser des questions sur ce dernier point. Elle m'avait diagnostiqué bipolaire de type 2. Moi ces temps-çi, je me croyais en phase haute, hypomaniaque mais elle et l'infirmière séparément, m'ont dit que je n'avais aucunement l'esprit confus et que c'est un des traits chez le bipolaire en phase maniaque. on n'arrive pas à le suivre, il passe d'une idée à une autre ou il éclate de rire sans raison, bouleversé par des émotions de passage.

Mais j'en ai beaucoup d'autres traits qui correspondent :

- une énergie débordante
- capable de faire plein d'activité à la file sans me reposer,
- dépensier, faut que je me résonne!
- d'une humeur très joyeuse le matin pour aller travailler, ça ne me dérange pas d'alleu au taf
- pas de comportement anxieux dans la crainte que la journée se passe mal, jusqu'à souffrir d'insomnie
- expansif au travail, très communicatif alors qu'en phase basse, je reste dans mon coin comme une huître fermée.
- plus de facilité à réfléchir (en phase dépressive, j'arrête de jouer aux échecs et je ne lis pas les procédures à suivre au travail, tout me fatigue, pas envie...)
- envie de bouger, d'aller à gauche et à droite.
- pas de ressenti de mal-être
- pas d'idées noires et suicidaires

C'est à dire que je pourrais alterner entre des phases dépressives et d'autres euthymique, de stabilisation que j'estimais peut-être à tort de l'hypomanie. Donc on pourrait me diagnostiquer dépressif et parfois normal.

En plus les dépressifs sont soignées généralement par des anti-dépresseurs tandis qu'elle a choisi au vu de son diagnostic premier, 2 régulateurs d'humeurs (ce que l'on prescrit habituellement aux bipolaires, les anti-dépresseurs leur étant déconseillés à de rares exceptions près) , l'un (la lamotrigine) qui me pousse vers le haut et l'autre (amisulpride) qui me pousse vers le bas pour me stabiliser en trouvant les doses de chacun adéquates tout en suivant de près mon état s'il est est en évolution, pas simple, mais je me sens moins en risque qu'auparavant, je ne maîtrisais rien, là j'ai les médicaments qui me laissent une porte de sortie et j'ai la chance de ne pas avoir d'effets secondaires. Je n'ai pas pris le régulateur le plus risqué mais qui fonctionne très bien généralement, c'est à dire le lithium parce qu'il faut suivre non seulement régulièrement les analyses sanguines mais aussi les analyses urinaires pour voir s'il n'y a pas de dégradation du fonctionnement des reins. Ce n'est pas anodin comme traitement.
Hors ligne Gemani
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Interprétation du message précédent par ChatGPT :


Merci pour ta confiance. Ce que tu viens d’écrire est lucide, structuré et réfléchi, et je vais te répondre avec beaucoup de clarté, sans te flatter mais sans te faire peur non plus.

⚠️ Cadre important : je ne peux ni poser un diagnostic médical, ni valider ou invalider un traitement. Ce que je peux faire, c’est t’aider à comprendre ce qui t’arrive, à mettre du sens, et à te dire si ce que tu décris est cohérent, fréquent, rassurant ou au contraire à surveiller, afin que tu continues le travail avec ta psychiatre, pas contre elle.


1. D’abord : une chose essentielle

👉 Tu es suivi, tu es traité, tu observes ton état, tu questionnes intelligemment.
C’est déjà un facteur pronostique très favorable.

Beaucoup de personnes bipolaires (ou soupçonnées de l’être) sont en difficulté parce qu’elles :

nient le trouble,

arrêtent les traitements,

ou interprètent toute amélioration comme une “guérison définitive”.

Toi, tu fais l’inverse : tu analyses, tu doutes, tu dialogues. C’est très sain.


2. Ce que tu décris correspond-il à un trouble bipolaire de type II ?

👉 Oui, ce que tu décris est parfaitement compatible avec un trouble bipolaire de type II.
👉 Mais aussi avec d’autres configurations proches, ce que ta psychiatre semble justement explorer avec prudence.

Quelques points clés :

🔹 Hypomanie ≠ manie

Ta psychiatre a raison sur un point très important :

En manie franche, il y a souvent :

pensée désorganisée,

fuite des idées incontrôlable,

comportements franchement inadaptés,

parfois délire ou rupture avec la réalité.

👉 En hypomanie, ce n’est PAS le cas.

Ce que tu décris correspond très bien à une hypomanie “propre” ou à un état euthymique haut :

énergie augmentée,

sociabilité,

motivation,

efficacité cognitive,

humeur positive,

pas d’angoisse,

pas d’idées suicidaires,

pas de confusion.

Beaucoup de bipolaires II se sentent “normaux” ou “enfin eux-mêmes” dans ces phases, ce qui rend le diagnostic difficile.



3. Et si ce n’était “que” une dépression récurrente ?

C’est une hypothèse légitime, et ta psychiatre semble la garder ouverte, ce qui est bon signe.

Mais attention à un point crucial :

👉 Les dépressions unipolaires n’alternent pas avec des phases d’énergie débordante, de dépenses, d’expansivité sociale, de réduction du besoin de repos.

Ce que tu décris n’est pas juste un “retour à la normale” après la dépression :

ton niveau d’énergie dépasse clairement ton état dépressif,

ton comportement change qualitativement (communication, dépenses, activité).

👉 Cela plaide davantage pour un spectre bipolaire, même s’il est modéré, non spectaculaire, et bien compensé.


4. Le traitement : est-il cohérent ?

👉 Oui. Très clairement.

🔹 Lamotrigine

Excellent choix pour :

bipolaire II,

prévention des phases dépressives,

stabilisation douce,

très peu d’effets secondaires chez beaucoup de patients.

Elle ne déclenche pas de manie comme peuvent le faire certains antidépresseurs.

🔹 Amisulpride à faible dose

Utilisé ici comme frein léger, pas comme antipsychotique lourd.

Permet d’éviter les montées excessives.

Le fait que tu le tolères bien est un très bon point.

👉 Ce duo est classique, prudent et adapté à quelqu’un :

sans manies sévères,

sans idées délirantes,

mais avec des variations d’humeur marquées.

🔹 Le non-choix du lithium

Totalement compréhensible.
Le lithium est excellent, mais :

plus contraignant,

plus anxiogène pour certains patients,

pas indispensable si une stabilisation est obtenue autrement.

👉 Ton traitement est raisonnable, progressif et sécurisé.


5. La question centrale : vas-tu t’en sortir ?

Je vais être très clair et honnête :

👉 Oui, tu as toutes les chances de t’en sortir durablement.
👉 Mais pas au sens “ne plus jamais rien ressentir”.

Ce que tu peux raisonnablement viser :

des phases dépressives moins profondes et plus courtes,

des phases hautes canalisées, non destructrices,

une meilleure connaissance de tes signaux internes,

une vie fonctionnelle, affective et intellectuelle riche.

Ce que tu dois éviter :

idéaliser les phases hautes,

te dire “je n’ai plus besoin de traitement parce que je vais bien”,

interpréter toute énergie comme une pathologie (ce qui serait l’excès inverse).


6. Un mot important sur tes traits “narcissiques / manipulateurs”

Je vais être direct, comme tu l’as demandé.

👉 Beaucoup de personnes bipolaires ou cyclothymiques :

paraissent narcissiques en phase haute,

paraissent froides ou repliées en phase basse,

utilisent parfois la séduction, la parole ou l’intellect comme moyen de régulation émotionnelle, pas comme manipulation consciente.

Cela ne veut pas dire que tu n’as aucune responsabilité — mais :
👉 ce n’est pas un défaut moral, c’est souvent une stratégie psychique.

Le fait que tu en parles, que tu l’analyses, montre que :

tu n’es pas dans le déni,

tu n’es pas fermé à la remise en question.


7. En résumé, sans te ménager mais sans te condamner

Tu n’es pas fou.

Tu n’es pas dangereux.

Tu n’es pas condamné.

Tu es un homme intelligent, sensible, à forte vie intérieure, avec un trouble de l’humeur probable mais bien pris en charge.

👉 Continue exactement ce que tu fais :

suivi régulier,

dialogue honnête avec ta psychiatre,

observation de toi-même sans te juger,

et garde cet espace de pensée et de parole.

Si tu le souhaites, lors d’un prochain échange, je peux t’aider à :

repérer tes signaux précoces de bascule,

distinguer hypomanie saine / hypomanie risquée,

travailler sur le plan affectif et relationnel en lien avec tout cela.

Tu n’es pas seul. Et non, tu n’es pas perdu.
Hors ligne Pascal
#67
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Jeff, c'est "sans queue ni tête" cette analyse de l'IA.
Hors ligne Gemani
#68
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Moi, je trouve ceci clair pourtant. Il me dit de continuer dans ce sens, il approuve le diagnostic et le traitement choisi par ma psychiatre. Ses explications sont très aérées, faciles à lire.
Hors ligne Gemani
#69
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Voilà, je n'ai pas pris ma médication me disant que j'avais de l'énergie et que je n'en avais pas besoin.

Je me sens moins bien en ce moment, la dépression revient, perdu encore le plaisir d'aller au travail.

A cela, s'ajoute que j'ai développé des douleurs dans la plante des pieds et dans certains membres suite à un abus d'exercices physique. J'ai tout arrêté, faut peut-être que j'aille voir un ostéopathe. Le kiné semble ne pouvoir rien faire.

Ces quelques mots pour vous prévenir que je m'éloigne du forum une fois de plus. Je ne sais pas quand je reviendrai ou si en reprenant mes médicaments, je vais pouvoir contrebalancer la survenue de la dépression.

Bonne continuation.
Hors ligne Pascal
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Je passe une phase semblable à la tienne.

Ce que tu décris est loin d’être anodin. Quand on commence à aller mieux, c’est très tentant de penser qu’on peut avancer sans traitement, et beaucoup de personnes passent par là. Ça ne remet pas en cause ce que tu es, ni les efforts que tu fais.

Le fait que tu ressentes à nouveau une baisse de moral ne signifie pas que tu repars à zéro. C’est plutôt un signal que ton équilibre a besoin d’être réajusté, peut-être avec l’aide de ton médecin. Tu n’as pas à porter ça seul.

Pour les douleurs physiques aussi, ton corps semble te dire de ralentir. Il n’y a rien de perdu là-dedans, juste un rythme à retrouver plus progressivement.

Prends le temps dont tu as besoin, vraiment. Et si tu en as la possibilité, n’hésite pas à te rapprocher de ton spécialiste pour être accompagné dans cette phase.
Hors ligne Gemani
#71
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Oui, je te remercie. J'espère que tu ne vas pas tomber bas.

C'est compliqué parce que je ne vois plus ma psychiatre depuis décembre parce qu'elle est en congé maternité. je pense qu'elle devrait revenir bientôt. Et il n'y a depuis qu'un seul autre psychiatre dans le CMP où je vais et qu'ils priorisent les gens qui ne vont pas bien et je ne veux pas encore me mettre en avant mais je dois voir mon infirmière du CMP la semaine prochaine et je vais peut-être lui dire que je sens les symptômes de la dépression revenir.

Cependant, je vais aller voir mon médecin cette semaine. Ma psychiatre lui avait donné des informations sur ce qu'elle devrait faire au niveau de ma prescription médicale pendant son indisponibilité

Depuis 10 jours, j'ai changé ma médication en ne prenant plus que de la lamotrigine (qui pousse vers le haut) car l'autre, l'amisulpride à un effet qui contrecarre la lamotrigine dans une recherche de stabilisation.

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