Fragments d’un chemin vivant : foi, expériences et lucidité

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Fragments d’un chemin vivant : foi, expériences et lucidité

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Introduction

Bonjour à tous,

Je voudrais d’abord remercier Jérôme pour son témoignage si profond et inspirant. Il y a quelque chose de vraiment touchant dans sa manière de parler de ces expériences : son humilité, la conscience que l’ego est toujours là et demande un travail constant, et la façon dont il distingue la vraie expérience intérieure des simples phénomènes ou impressions. Vos retours témoignent que son partage est un vrai souffle pour ceux qui cheminent, et il éclaire d’une manière simple mais profonde ce que signifie avancer sur la Voie.

En même temps, j’ai eu le sentiment que certaines parties, très belles et empreintes de vérité, peuvent rester un peu lointaines pour quelqu’un qui cherche des repères concrets sur son propre chemin. Les petits signes, les erreurs que l’on traverse, les pièges de l’ego… ces détails pratiques sont souvent ce dont on a le plus besoin pour avancer pas à pas.

C’est pourquoi j’aimerais proposer, en complément, mon propre témoignage. Mon souhait est de partager mon chemin tel que je le vis, en mettant l’accent sur ce que chacun peut observer et appliquer dans sa vie quotidienne. Si Jérôme nous a montré la beauté et la grandeur du point d’arrivée, je voudrais vous raconter mes pas sur le chemin : les moments de doute, les signes subtils, et les petits éclats de lumière qui aident à continuer, même quand la route semble difficile.

J’espère en toute humilité que ce témoignage vous sera utile. En tout cas, il l’a été pour moi, car il m’a permis de me plonger au plus profond de moi-même afin de décortiquer et organiser mes idées. Ce message est sorti de mes entrailles comme s’il m’était adressé autant qu’à vous. Ainsi, même si personne ne lisait ce témoignage, j’aurais quand même une infinie gratitude pour m’avoir permis de vivre cette expérience. Je remercie également par avance tous ceux qui prendront la peine de lire, même dans l’ombre, et d’autant plus ceux qui prendront la peine de faire un retour.

J’ai essayé de réorganiser les idées dans un ordre précis afin de rendre la lecture et la compréhension plus fluides. Voyez cette introduction comme la préface d’un livre constitué de plusieurs parties, divisées en chapitres dédiés à leurs thématiques respectives.


I. Le point de départ : la sincérité… et ses illusions


Chapitre 1 - La foi

J’aimerais commencer ce partage par un plaidoyer pour la foi. Il y a deux sortes de foi : une basée sur la croyance, et une basée sur la connaissance. Cela peut paraître comme une évidence. Ce qui l’est moins, c’est que la première a tendance à se faire passer pour la seconde. Je m’explique.

Ma vie a été un cheminement initiatique depuis la tendre enfance. Je vous passe les détails, car ce serait allonger pour pas grand chose, et j’aurais sûrement l’occasion de revenir là-dessus en temps voulu, lors d’autres partages. Mais pour donner un exemple simple, lorsque j’étais tout petit (5 ans), je mettais toujours ma tête sur le ventre de ma mère, lui disant que je voulais y retourner et que je ne souhaitais pas vivre dans ce monde-là. Autant dire que, lorsque j’ai découvert la gnose, j’ai vite fait le parallèle avec la symbolique initiatique de la Mère Divine…

Ainsi donc, depuis tout jeune, j’avance avec la certitude que la vie a un sens profond, tout autre que celui que notre monde profane nous enseigne. En étudiant les différentes formes de spiritualité, je ressens intuitivement qu’il y a une part de vérité dans chacune d’elles, et qu’elles sont forcément le témoignage d’une réalité intérieure vécue par nos anciens, transmise de façon régulière par l’expérience concrète à travers les époques. Devenu plus grand, j’eus l’occasion d’approcher différentes traditions, principalement des lignées bouddhiques et hindous, et ainsi, la possibilité de recevoir des enseignements théoriques et pratiques.

Celle qui a eu le plus d’effet sur moi est le Zen. D’ailleurs, j’ai découvert plus tard que le V.M. Aun Weor décrivait le Zen comme une des lignées bouddhiques les plus complètes, notamment grâce à leur maîtrise de la méditation profonde et de dissolution de l’ego. Le Zen est très exigeant. Il nous enseigne l’auto-vigilance constante, une rigueur extrême, en tout instant. Ce sont des efforts qu’on est incapable de fournir si l’on n’a pas une foi solide. J’ai pratiqué très longtemps le Zen, au début tout seul, puis en rejoignant une sangha (communauté). La question de la foi est centrale dans le Zen. Ils appellent ça le « Gyoji ». Deshimaru-sensei, le maître Zen qui a introduit le Zen en Europe, disait « your Gyoji must be strong ! ». Je croyais avoir un Gyoji indestructible. Comment aurais-je pu traverser des retraites spirituelles durant des semaines entières, durant lesquelles on passait 8h par jour à méditer en position du lotus, sans Gyoji ? Et pourtant…

Pourtant, ma foi était basée sur de la théorie. J’avais étudié la métaphysique, j’avais compris intellectuellement la nécessité ontologique de l’existence du divin. Les « agnostiques » disent qu’on ne peut ni prouver l’existence de Dieu ni prouver le contraire. Je me considérais donc gnostique, car pour moi, l’existence de Dieu se démontre par le simple raisonnement logique.

Ce raisonnement logique est aussi solide à mes yeux que 1+1=2. Autant dire qu’il est indétrônable. En tout cas, il est suffisamment solide pour me faire croire que ma foi est basée sur la connaissance. Après tout, rien ne pourrait me faire douter que 1+1=2. Et là fut le piège : en réalité, j’avais foi en l’existence de quelque chose, mais cela ne devait pas me faire oublier que ce quelque chose n’était pas encore vécu. Pire encore, ce quelque chose, on cherche à se l’expliquer, se le représenter. En fait, on cherche à le « rendre possible ». On cherche à concilier notre vision du monde avec la possibilité du Divin. Ce qui induit inévitablement une déformation du Divin, et une impossibilité de le voir tel qu’il est.

J’ai lu dans un ouvrage de René Guénon, un auteur qui m’a beaucoup inspiré, que la plupart des pratiquants de religion seraient bien incapables de reconnaître une manifestation divine qui se produirait sous leurs yeux car au fond, ils n’y croient pas eux-mêmes. Ils pensent croire en Dieu, mais ils croient à une représentation qu’ils se font du divin. Tout ce qui dépasserait cette représentation serait alors comme niée par eux, et ainsi, ils se retrouveraient dans la même situation que le dernier des athées. Ces lignes ont fait tilt dans mon esprit quelques temps plus tard, lorsque, effectivement, je vivais fréquemment des expériences qui sortaient du carcan de mes idées préconçues, mais je les reniais et les rejetais parce qu’elles me paraissaient incompatibles avec ma représentation des choses. Ceci nous amène directement au second point.


Chapitre 2 - La remise en question

Je vous ai déjà partagé dans un topic (que vous pouvez retrouver ici : viewtopic.php?p=29071&hilit=reiki#p29071) mon expérience du Reiki. J’aimerais vous raconter mes débuts, car ils illustrent parfaitement ce dont il s’agit.

Le Reiki est une initiation spirituelle qui peut se transmettre dans le monde physique. Je sais que le maître n’en parle pas beaucoup dans ses écrits, mais c’est monnaie courante dans les traditions orientales. Tout démarre avec la transmission d’une influence spirituelle, transmise du maître à l’élève de cœur à cœur. Cela permet d’entamer un processus initiatique, offrant à l’élève la possibilité de s’élever jusqu’à découvrir son propre maître interne, afin de continuer son cheminement par lui-même. En termes samaéliens : cela permet d’apprendre à voyager en corps astral afin de poursuivre le chemin en autonomie. C’est donc dans cette optique que j’ai recherché une initiation, et la première qui s’est offerte à moi fut le Reiki.

L’initiation au Reiki transmet également la capacité à faire des soins énergétiques. C’est d’ailleurs comme ça qu’il est présenté au monde et que la plupart des gens le connaissent. Même la plupart des praticiens n’ont aucune idée des origines profondes du Reiki. J’ai eu la chance d’étudier auprès de maîtres qui ont conservé la forme traditionnelle du Japon. Ainsi donc, on nous explique que le Reiki n’est pas émis par le praticien, mais que ce dernier est simplement un canal qui se laisse traverser par l’Amour de la Mère Divine et que c’est Elle qui guérit les maux du receveur — encore une fois, on voit ici la parfaite cohérence avec la gose. Il n’y a rien à faire. Il n’y a rien à maîtriser. On pose les mains, et le Reiki s’écoule. L’énergie est totalement différente de toutes les autres méthodes énergétiques (comme les magnétiseurs, etc). C’est donc quelque chose qui est très facile à mettre en pratique dès lors qu’on a reçu le Reiju (rituel initiatique).

Ce fut un véritable choc pour moi. Je posais les mains sur mon corps, et je ressentais les effets. Et tous les jours, je me faisais mon auto-traitement. Pendant au moins 3 mois (donc presque 100 jours, quand même…), chaque jour, je remettais en question l’expérience de la veille. Je me disais : « peut-être que je me suis fait des idées » ; et alors, je recommençais pour vérifier. Et les doutes s’évanouissaient : l’expérience est très, très puissante. Je pose les mains, et je ressens un puissant flux qui me traverse, me purifie, etc. Plus aucun doute… Jusqu’au lendemain, où je recommençais.

En fait, j’étais incapable de m’expliquer comment cela pouvait bien fonctionner. En plus, je ne connaissais pas encore la gnose samaélienne. Mais ce dont je me souviens, c’est qu’il était très difficile de changer de paradigme, de déconstruire mon monde pour lui redonner une nouvelle forme. On croit tous être capables de se remettre en question, de changer d’avis ou de point de vue si on nous démontre que l’on a tort ou qu’on s’est trompé. En réalité, l’ego nous joue des tours. On fait tout pour réinterpréter ou remanier les informations pour qu’elles entrent dans l’horizon borné de nos conceptions préétablies. Admettre la réalité du Reiki m’a demandé d’accepter d’avancer à tâtons, d’accepter de ne pas comprendre ce dont il s’agissait (en tout cas, le temps d’en apprendre plus). Accepter de faire tomber tout ce que je croyais connaître du monde. Accepter que même ma foi apparemment inébranlable n’était en fait qu’une saisie de l’esprit qui m’empêchait d’avancer véritablement. En fait, j’étais dans la croyance, et non dans la connaissance. La connaissance échappe à toute construction mentale. Aujourd’hui, je sais que tout ce que je crois savoir est faux. Je ne le sais pas intellectuellement, je le ressens. C’est pourquoi je ne me bats plus pour imposer une vision du monde. Je sais qu’aussi proche de la vérité qu’on puisse être, ce sera toujours incomplet, partiel, et donc, imparfait. Et c’est dans les zones d’incomplétude que se trouvent les éléments qui nous permettent de grandir.

Depuis cette prise de conscience, j’ai aussi remarqué que tout le monde était à peu près aussi buté que moi. Imaginez : j’ai vécu 3 mois des auto-traitements quotidiens. Environ 100 jours de suite où mon expérience prouvait que ma vision des choses était fausse, et pourtant, je persistais à demander de reproduire l’expérience pour ne pas avoir à la changer ! Comment reprocher désormais aux autres de ne pas croire ce qu’on leur partage, ou ne pas savoir changer d’avis rapidement ? Et en même temps, ce serait stupide de s’attendre à ce qu’une simple discussion pourrait leur faire changer profondément d’avis lorsqu’il m’a fallu une 100 aine de traitements Reiki pour m’avouer sa réalité.

Je me dis en écrivant ces lignes qu’il paraît insensé que ce témoignage suffise à vous faire prendre conscience de la réalité que j’essaie de vous partager. Mais peut-être que cela vous fera ressentir un jour le même écho que m’ont fait ressentir les écrits de René Guénon à propos de la foi.
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II. L’ouverture : sortir de l’enfermement doctrinal
Chapitre 3 - Ne pas étudier uniquement SAW

J’aimerais partager quelque chose qui relève plus du ressenti subjectif que d’un retour d’expérience. C’est quelque chose que j’ai ressenti dans tous les milieux samaéliens, qu’il s’agisse de ce forum ou d’autres, de groupes whatsapp, sur YT, et bien d’autres : l’enfermement doctrinal.

Ayant fréquenté de nombreux milieux traditionnels, que ce soit chrétiens, musulmans, juifs, bouddhistes, hindous, etc. La plupart des gens ne connaissent que leur tradition personnelle, et pensent qu’elle est la seule viable. D’autres reconnaissent la viabilité des autres, mais sans connaître forcément les autres. Ces gens sont alors souvent surpris de voir que je connais leur tradition aussi bien voire mieux qu’eux. Ils ne comprennent pas comment cela est possible. J’essaie de leur expliquer que d’étudier les autres traditions leur permettrait d’avoir un autre regard sur la leur et ainsi de les aider à avancer. Mais souvent les gens ont peur de se prêter à l’exercice…

Ce que j’ai ressenti dans le mouvement gnostique samaélien est un peu différent. En fait, l’enfermement se produit différemment. On n’a aucun mal à reconnaître les autres voies comme viables, puisque la base de la gnose c’est d’unifier les traditions et d’expliquer qu’elles décrivent toutes le même chemin avec des termes différents. Mais par contre, est-ce pour autant que les gnostiques vont pratiquer les autres traditions ? Absolument pas. Et c’est là que pour moi, il y a une grave erreur.

Ayant moi-même pratiqué le bouddhisme pendant longtemps avant de découvrir la gnose samaélienne, et ayant connu des maîtres de plusieurs traditions et ayant pu échanger avec eux (ou ayant aussi lu des ouvrages de maîtres de différentes traditions), je pense que j’ai interprété et intégré l’enseignement wéorien avec beaucoup plus de facilité que si je n’avais pas ce background. Je dirais même que sans tout cela, j’aurais tout compris de travers. Alors, chacun a son propre potentiel, je ne suis personne pour prétendre que personne n’est capable de comprendre correctement la gnose sans passer par d’autres écoles prétendument parce que moi j’en aurais été incapable. Mais je reste persuadé que c’est d’une très très grande aide. Les traditions ont fait naître de grands êtres réalisés durant des siècles et des siècles de transmission. Même si elles ne sont pas parfaites, comme toute institution humaine en ce bas monde, elles sont pleines d’une certaine sagesse vivante et incarnée. Seul dans son coin, à lire la vérité totale dévoilée par le V. M. Aun Weor, on a moins de chances d’atteindre la réalisation qu’avec un maître authentique d’une lignée traditionnelle qui n’a jamais entendu parler de la gnose. Parce que notre conscience est voilée, et que nos chances de comprendre correctement du premier coup sont infimes. Je pense sincèrement que beaucoup de gnostiques butent sur des erreurs pendant des décennies, erreurs qu’ils auraient pu dépasser facilement s’ils étaient accompagnés — par exemple par des enseignants bouddhistes ou autre.

D’ailleurs, c’est un faux dilemme, car, qu’est-ce qui nous empêche de pratiquer une forme traditionnelle + la gnose en même temps ? Le V. M. disait toujours qu’il n’était contre aucune école, aucune religion, et qu’au contraire, il visait à les nourrir, les revivifier. Le plus cohérent est donc de rejoindre une tradition, de nourrir notre pratique au sein de celle-ci grâce aux enseignements gnostiques, et par la suite, faire vivre cette tradition grâce à notre éventuelle réalisation.

III. Le laboratoire intérieur : expériences, rêves, phénomènes
Chapitre 4 - Expériences oniriques et leçons à en tirer

Ces longues lignes ont terminé d’introduire le sujet. Il était important pour moi de partager des erreurs ou des pièges dans lesquels je suis tombé, afin d’avertir tout aventurier de la Voie des dangers qui le guettent. J’espère sincèrement que ces parties seront lues avec attention, et surtout prises au sérieux, parce qu’elles sont porteuses d’une grande valeur ajoutée. Il s’agit non seulement de leçons que j’ai pu tirer de mes propres expériences, mais aussi que j’ai pu observer chez les autres : ainsi, il ne s’agit pas seulement de choses qui me concernent personnellement, mais de choses qui peuvent concerner chacun d’entre nous.

Ceci étant dit, les parties qui suivent seront certainement celles qui sont le plus sensationnelles, car elles touchent à la pratique pure et dure, et décrivent précisément les expériences gnostiques telles que je les ai vécues. C’est donc moins quelque chose de général, comme un avertissement ou une mise en garde, un partage d’infos lié à mon parcours pré-gnostique. On entre dans le vif du sujet, en lien avec la mise en pratique des enseignements samaéliens.

Ce que j’aurais commencé à vous raconter sont mes expériences oniriques. Lorsque j’ai découvert les écrits de Samaël Aun Weor, j’étais dans une période où j’essayais de faire des rêves lucides. Cela tombait donc à pic, non seulement parce qu’il donne des exercices, mais aussi, parce que c’est au cœur de sa doctrine. Il nous fait comprendre l’importance des expériences oniriques. Pour être honnête, je n’ai jamais eu besoin des techniques qu’il décrit. En fait, à partir du moment où je lis des passages de ses écrits, où il nous fait ressentir l’importance de prendre conscience que l’on rêve, alors, directement, je me mets à me coucher tôt, avec le désir intense de faire un rêve lucide ; et ainsi, pratiquement toutes les nuits, j’en fais. Pas forcément des rêves de totale lucidité, mais en tout cas, des rêves dont je me souviens au lever (et que je peux donc noter), et souvent, des rêves durant lesquels je sais que je rêve. Parfois, seule une courte partie de ma nuit est lucide. Mais c’est déjà très bien.

J’aimerais porter votre attention sur quelque chose que j’ai compris à propos des rêves. Cela n’engage que moi, mais c’est vraiment quelque chose que j’ai vécu durant toute l’année 2025. J’ai lu pas mal de topics lorsque je me suis inscrit sur le forum du Phare gnostique. Hasard ou pas, je suis tombé sur pas mal de témoignages de personnes qui se battaient pas mal avec des pulsions sexuelles. D’autres témoignaient de la tendance à la violence, à la colère, etc. Ils s’en voulaient de ne pas réussir à changer à ce niveau-là. À ceux-là j’aimerais leur partager mes premiers rêves lucides.

Lors de mes premiers rêves lucides, deux thématiques revenaient très souvent. Dans chacun d’eux, il y avait soit une scène avec une femme qui tentait de me séduire, soit un homme qui cherchait à se battre avec moi. Parfois, c’était même les deux à la suite. Lors de mes 2 ou 3 premiers rêves lucides, j’ai bien évidemment cédé. J’ai rêvé que je forniquais avec ces séductrices. En me réveillant, j’avais un goût amer dans la bouche. Comment pouvais-je faire cela ? Je suis pourtant en couple et follement amoureux de ma chérie. C’était difficile à avaler. Mais cela a alimenté ma détermination. Ainsi, très rapidement, j’ai pu repousser ces séductrices dans les rêves qui ont suivi. Puis, de la même manière, je me suis montré paisible face à ces hommes provocateurs qui cherchaient toujours la bagarre. Je me rappelle d’un rêve où je me baladais en bas de chez moi. Une femme aguicheuse tenta de me séduire. Dans ce rêve, j’étais tellement lucide, que je l’ai comme « vu apparaître » de la même manière qu’un fantôme se matérialiserait. Je ne vous décris pas plus l’apparition, car j’aimerais que vous en fassiez vous-mêmes l’expérience. En tout cas, il y a certaines descriptions que donne le maître à propos de choses qui se passent dans les mondes oniriques qui ressemblent exactement à ce que j’ai vu. Ceux ou celles qui ont fait ce genre d’expériences sauront de quoi je parle.

Enfin bref. Donc la dame tente de m’aguicher, et je la repousse : elle se met en rogne, puis disparaît de la même manière qu’elle est apparue. À cet instant précis, je ressentis comme une énergie émaner d’elle, se fondre dans le décor, puis comme s’absorber en moi. Je me sentis soudain plus fort, comme si mon énergie vitale s’était accrue. Apparut alors soudainement un homme qui voulut se battre avec moi. Il me provoquait, m’insultait, me menaçait de me frapper. Front contre front, on se regardait droit dans les yeux. Mais j’étais parfaitement détendu et imperturbable. J’écartai soudainement les bras en lui disant « si cela peut soulager ta colère, fais ce que tu as à faire », en l’autorisant à me casser la gueule. J’étais prêt à me faire casser la gueule. J’avais la sincère envie d’encaisser les coups si cela pouvait l’aider à se sentir mieux. Mais il hurla de rage, et puis, comme la femme, disparut comme il était apparu. Une nouvelle fois, l’énergie libérée se joignit à la mienne et je me sentis encore plus grandi.

Je sortis de mon rêve avec un sentiment de paix intérieur total. Depuis, je suis totalement différent durant mes états de veille. Mon rapport aux femmes et à la sexualité a totalement changé. Mon rapport à la confrontation aux autres etc a également évolué. Quelque chose a véritablement changé en moi. C’était comme si j’avais su traverser des épreuves karmiques, et que certains conditionnements s’étaient évaporés.

Voilà, j’ai pris cet exemple mais j’aurais pu en prendre tellement d’autres ! Toutes mes nuits sont de folles aventures extrêmement symboliques, que je m’amuse à décrypter tous les matins. Tous les rêves ne sont pas forcément des épreuves. Parfois, il s’agit d’un message de l’Intime qui vous décrit symboliquement où vous en êtes. Un jour, j’ai rêvé d’être dans un parc. C’était le parc de mon enfance, celui en bas de chez ma grand-mère, où je jouais tous les mercredis après-midi et les week-ends. Le terrain était vaguement différent, il ressemblait à un terrain de moto-cross avec ses bosses. En même temps, j’étais sur une moto-cross rouge (ce fut le premier d’une longue série de rêves où je suis sur des motos rouges).

Les véhicules dans les rêves peuvent faire écho aux véhicules internes. La couleur rouge fait écho à l’élément Feu, et au Lion Rouge alchimique, les Eaux Sexuelles fécondées par l’Esprit-Saint, qui permettent la création des corps solaires. On peut donc supposer qu’il s’agit des prémices de la naissance du corps astral. En même temps, le terrain était bossu, indiquant qu’il était difficile à pratiquer. C’est alors que, soudain, un ours apparut dans le parc. Il était géant, faisant au moins 4/5 mètres de haut. Plus surprenant encore, il était extrêmement rapide. En quelques foulées, il traversa des centaines de mètres qui nous séparaient et m’attaqua. Je mis les gaz avec ma moto pour lui échapper de justesse. Je sortis du parc et m’éloignai de lui jusqu’à atteindre l’appartement de ma grand-mère pour m’y réfugier.

Les maisons dans les rêves représentent notre conscience. Ainsi je me suis réfugié au sein de ma propre psyché. Plus précis encore, c’était la maison de ma grand-mère. Les figures maternelles des rêves représentent la Mère Divine. Je ne me suis donc pas réfugié dans les parties égotiques de ma conscience, mais bien dans le sein de la Mère. L’appartement était, étrangement, en travaux. Cela décrivait une chose : ma conscience était en plein chantier ! C’est alors que je remarquai la présence d’un de mes vieux oncles. Dans le langage des rêves, les personnes âgées représentent souvent une forme de sagesse. Il me dit en me montrant le balcon : « Tu vois le monsieur qui a l’air de faire des travaux dehors, et bien, ne lui ouvre surtout pas ! En réalité, c’est l’ours géant, qui a pris forme humaine. »

L’ours représente l’animalité, la bestialité, une forme d’ego en moi. Ce dernier a constaté que j’entamais un processus initiatique, et n’était pas content. Il s’en est donc pris à moi. Mais j’étais protégé par la Mère, qui m’offrit son abri. Ma sagesse m’éclaira sur la méfiance à avoir envers cet ennemi qui pouvait m’écraser si je me laissais tromper.

Quelques rêves plus tard, je recroisai cet ego bestial qui tentait de m’agresser. C’est même arrivé plusieurs fois. Souvent, j’étais obligé de le fuir. Mais suite à quelques expériences qui m’ont donné plus de « puissance » je pus lui faire face sans crainte. Je n’ai même pas eu besoin de le combattre, car l’ayant dépassé, il s’est comme soumis à moi. Encore une fois, je passe les détails, je pense que c’est déjà assez long comme ça. À l’heure actuelle, je ne l’ai pas encore annihilé grâce à la puissance de la Mère. Je sais qu’il rôde comme un chacal avec l’espoir de me tomber dessus si je pose genou à terre. Mais pour l’instant, il est comme neutralisé car impuissant face à moi. Si un ego ne peut pas vous atteindre dans les rêves, il ne peut pas agir sur vous lorsque vous ne dormez plus, sachez-le. Par contre, les aléas de la vie font que parfois on est moins fort que d’autres jours, et un ego peut toujours surgir de l’ombre pour essayer de vous dominer à nouveau. D’où l’intérêt de les éliminer. Mais cela prend du temps.

Voilà, ces quelques récits vous permettront de vous faire une idée de ce à quoi peuvent ressembler des expériences oniriques. Je pense que chacun vit ses rêves à sa manière. Mais avec ma femme, on se raconte souvent nos rêves, et nos expériences concordent, donc j’en déduis que ce n’est pas propre à moi mais bien quelque chose que l’on peut tous vivre d’une manière similaire.

Avant de passer à d’autres sujets, j’aimerais vous partager aussi quelques conseils efficaces pour faire des rêves lucides. Grâce à mon étude du taoïsme, j’ai compris que dans la médecine traditionnelle chinoise, ce qu’on appelle le corps astral s’appelle le Hun. Celui-ci est lié à l’élément Bois et au foie. Ainsi, traiter son foie correctement aide à faire des rêves lucides. Perso, je pratique le Reiki, et donc, depuis que j’ai découvert cela, je me fais un traitement Reiki sur le foie et les méridiens associés avant de dormir. Depuis, je fais des rêves bien plus lucides. Il faut aussi éviter tout ce qui est intoxicant ; cigarettes (voire autres substances), alcool, même café ou mal-bouffe… Tout cela épuise votre foie et diminue indirectement la lucidité de vos rêves !
Modifié en dernier par Jean Morin le 25 janvier 2026, 10:49, modifié 1 fois.
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Chapitre 5 - « Si tu vois un bouddha, tue le ! »

Ce que je crains le plus en partageant ces expériences, c’est de créer en vous une sur-stimulation mentale. N’essayez pas trop d’imaginer que vous viviez la même chose. Laissez-vous traverser par le désir intense de vivre vos propres expériences. La loi d’attraction fera son travail et vous permettra de les vivre à votre tour. Toutefois, n’oubliez pas que ces expériences, aussi incroyables soient-elles, ne sont que des moyens, et non une fin. Gardez en tête qu’elles servent un but plus grand. Si vous vous réveillez et que vous réalisez avoir vécu une expérience dans le genre, le plus grave serait d’en être fier, ou satisfait. Comprenez bien qu’il s’agit plutôt d’épreuves, et que plus elles étaient dures à vivre, et plus elles ont de chance d’être authentiques. Un rêve anodin comme une simple balade, une simple scène de la vie quotidienne est porteur d’une symbolique qui sert à s’éduquer, à grandir, et par là, à se remettre en question. Bien souvent, dans vos rêves, vous ferez des bêtises, exactement l’inverse de ce que vous auriez dû. Samaël Aun Weor parle de choses incroyables que l’on peut (et que l’on doit) vivre dans les mondes internes. Avant cela, les rêves sont banals, voire ennuyeux. Ce qui les rend incroyables, c’est d’apprendre à lire entre les lignes, et voir qu’il y a bel et bien une main divine qui tisse chacune des scènes que l’on croit vivre.

Les scènes extraordinaires sont rares, et souvent, factices. Je raconterai à la suite quelques fausses expériences que j’ai vécues. En fait, après mes premiers rêves lucides, je voulais tellement en refaire, que j’essayais de les forcer. Cela naît de l’attachement. J’étais attaché au résultat, et j’en oubliais le processus. Vous savez, parfois, lorsque l’on regarde une étoile, celle-ci semble disparaître de notre vue. Puis, lorsque l’on regarde à côté d’elle, l’étoile réapparaît. Ce simple phénomène visuel est très métaphorique : il nous enseigne qu’à trop vouloir observer quelque chose, on finit par le perdre de vue. J’ai eu de nombreuses expériences qui me semblaient extraordinaires, certaines même avant de connaître la gnose samaélienne. Je pense par exemple :
  • La sensation d’être creux, vide, comme un ballon de baudruche rempli d’air, mais où l’air est en fait de l’énergie. Lors d’une méditation, même plusieurs fois, j’ai vraiment cru que j’atteignais la vacuité. Je me fondais dans le décor, c’était très agréable. Mais à chaque fois, les méditations suivantes, je cherchais trop à ressentir cela à nouveau plutôt que juste méditer. Résultat : ça ne revenait pas.
  • L’impression de percevoir des choses sur le plan éthérique, comme une présence derrière le voile du monde physique. Ces choses étaient perceptibles indirectement, comme si quelqu’un faisait bouger le voile depuis l’autre côté, et que je voyais les bosses. Je me suis mis en quête de percevoir à nouveau ces choses invisibles. Résultat : je ne sais toujours pas si ces choses étaient réelles ou le fruit de mon imagination. Parfois, on souhaite tellement vivre une expérience qu’on la provoque inconsciemment. Cela nous introduit d’ailleurs au chapitre suivant.
Dans le bouddhisme, on dit « Si tu vois un bouddha, tue le ! », parce que cette vision n'est qu'une vue de l'esprit générée par l'ego.


Chapitre 6 - Mes fausses expériences

Nous sommes donc quelques mois en arrière, après mes premières expériences oniriques. Je revenais d’un voyage au Puy-en-Velay, ville moyen-âgeuse empreinte d’histoire. En son centre, une église, posée sur la cheminée d’un ancien volcan. C’est un endroit sacré, où l’on sent une puissante énergie. Fait amusant, l’église a été créée sur un ancien site traditionnel celtique où l’on faisait des rites initiatiques depuis la haute-antiquité. Je vous passe les détails, mais c’était vraiment une visite magnifique. En rentrant chez moi, j’étais encore tout plein d’étoiles dans les yeux. Puis, vint un soir, où j’allai me coucher. Le désir de faire un rêve lucide était très fort. Je me souvenais d’un passage des écrits de Samaël Aun Weor, qui explique qu’en pensant très fort à un lieu en s’endormant, on peut s’y rendre en corps astral. Alors j’essayai.

Je me sentais plonger de plus en plus, comme si je m’endormais. En même temps, tout était clair. J’étais parfaitement lucide. Comme si je m’endormais tout en méditant. C’était parfait. Même trop parfait. Je repensais à cette église, et spécifiquement à une partie que j’avais pu visiter après avoir monté très haut, au sommet d’un pic rocheux où il y avait une petite chapelle. C’était un lieu très connu par les pèlerins. Je pouvais me replonger dans le lieu comme si j’y étais. Là, je priais l’Intime de m’accorder son attention et son aide. Je récitais le Notre Père. Puis, dans un puissant éclat lumineux, m’apparut… Le Christ.

C’était incroyable. Surtout que moi, je venais à la base du monde bouddhique. Ma famille ne m’a pas transmis le christianisme. Je n’ai donc pas le même rapport à Jésus, à la base, que le français de base. Quand bien même mes deux parents sont chrétiens. Ils ne m’ont pas baptisé et m’ont laissé faire mes choix quant à la foi. Enfin bref.

Je ne me souviens plus tellement, aujourd’hui, de ce qu’il s’est passé. Mais ce que je sais, c’est que le Christ m’avait dit de ne parler à personne de cette rencontre. Alors j’ai gardé cette expérience sous silence pendant un moment. Mais quelque chose me perturbait… Je n’étais pas sûr que ce soit authentique.

Je suis resté dans le doute un bon moment. À l’époque, j’étudiais tout juste le tarot depuis quelques semaines. J’avais fait seulement quelques tirages. Mais j'ai décidé d’en faire un pour avoir le cœur net. J’obtins la carte XV.

Le tarot peut souvent être interprété de bien des manières. Mais souvent, le cœur sait précisément comment interpréter une carte au moment de la retourner. J’ai immédiatement ressenti ce qu’elle voulait me communiquer. Je n’avais pas vu le Christ, mais plutôt quelque chose de trompeur qui avait pris son apparence. C’est alors que je repassais tout le film dans ma tête. Je me revis dans le processus d’endormissement. Je compris que je ne dormais pas tout à fait. En vérité, j’étais en auto-hypnose. Cet état ressemble énormément au rêve, mais il est fabriqué par l’ego. Ma compagne étant neuropsychologue et formée à l’hypnose, je décidai donc de lui faire part de cette expérience, que j’avais « gardée secrète » quelques jours. Elle me posa quelques questions, et confirma qu’il s’agissait d’un état hypnotique.

Ceci est un exemple de non-rêve lucide. Je n’aime pas appeler cela un échec, ni une mauvaise expérience, car cela fut très enrichissant. Je pense même que les états hypnotiques sont des portes qui permettent de travailler dans les mondes inférieurs et de travailler sur nos klipoth. Mais en tout cas, cette expérience (et d’autres) m’ont permis de me tenir en garde contre les fausses interprétations, voire même la nécessité de maîtriser certains outils ésotériques afin d’avoir un retour objectif de nos expériences et de les interpréter telles qu’il se doit.

J’en profite pour vous dire que j’ai testé de nombreux outils ésotériques, et les 3 que j’utilise le plus (car les seuls qui se sont montrés fiables à 100% sur le long terme) sont : le tarot, le Yiking, et l’astrologie horaire.

L’astrologie horaire, pour ceux qui ne connaîtraient pas : il s’agit de se poser une question, puis, de dresser le thème du moment de la question. Toutes les réponses sont contenues dans le thème. Je donne un exemple :

On m’a dit qu’à Noël, ma sœur ne viendrait peut-être pas au réveillon avec nous. J’ai donc regardé le thème du moment. Dans un tirage, on est toujours représenté par le maître d’Ascendant. L’objet de la question dépendra du contexte. En l'occurrence, on parle de ma sœur. La fratrie est symbolisée par la Maison 3. Donc le maître de Maison 3 représente ma sœur. La cuspide de la Maison 3 était en Taureau, ma sœur était donc représentée par le Maître du Taureau, soit Vénus. Or, Vénus était : en Sagittaire, Maison 11. Le Sagittaire parle, entre autres, de religion. La Maison 11 peut parler entre autres de communauté. Ma sœur allait donc passer Noël au sein d’une communauté religieuse. L’Ascendant en Verseau indiquait que j’étais représenté par Saturne, et aucun aspect ne reliait Saturne et Vénus. Elle n’allait donc pas me prévenir.

Bien sûr, elle n’est pas venue au réveillon avec ma famille. Plus tard, j’ai appris qu’elle avait passé Noël à l’église en bas de chez elle. Tout était bien indiqué dans le thème !

Alors je sais, on privilégiera l’utilisation initiatique des oracles. Mais je pense qu’il est utile de s’en servir au quotidien, ne serait-ce que pour développer sa foi en l’outil, et développer une maîtrise plus fine en vue d’être plus juste lorsqu’on les emploie à visée initiatique.
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Chapitre 7 - Exemples d'erreurs

J’aimerais vous partager quelques exemples d’erreurs que j’ai commises par le passé. Bien sûr, j'en fais encore, et j'en ferai encore à l'avenir. Mais j'ai des exemples parlants. Il est important de se souvenir de nos erreurs. Comme la lumière est plus éclatante dans l’obscurité, les expériences les plus encourageantes sont d’autant plus mises en valeur par toutes les séries d’échecs. Aujourd’hui, quand j’y repense, j’en rigole. Certaines erreurs paraissent presque ridicules. Mais en réalité, elles sont le fruit d’une méthodologie fiable et sont inévitables. C’est par l’essai-erreur qu’on progresse. En fait, faire n’importe quoi en apparence est ce qui témoigne du bon processus dans le fond. C’est comme regarder à côté de l’étoile pour l’avoir bien en vue. Parce que pour en arriver à faire n’importe quoi, il faut s’autoriser à expérimenter. S’autoriser passe par mettre en suspens nos croyances limitantes, et explorer. Cela indique que l’on est prêt à remettre en question ce qu’on croit savoir, à déconstruire nos représentations — exactement comme ce dont je parlais dans les 2 premiers chapitres. Je vais donc vous raconter une liste, bien sûr non-exhaustives, d’erreurs que j’ai pu faire, et qui ont finalement aiguisé mon esprit critique et mis en lumière les mécanismes de l’ego.

Le premier souvenir qui me vient, c’était mes premiers Zazen. Le Zazen, c’est la pratique de la méditation interne en position du lotus, telle que pratiquée dans la lignée du Zen. Pour les curieux, j’étais dans le Zen Sōtō (lignée Deshimaru, sous-lignée Kosen-sensei ; paix à son âme d’ailleurs, lui qui est décédé récemment). Et donc, pendant cette méditation, nous sommes assis face à un mur blanc, le regard dans le vide. Lors de ma pratique, je croyais voir des flux énergétiques. En effet, je voyais des couleurs bleutées flotter devant mes yeux. En fait, c’était juste un bug de la rétine, qu’on a à chaque instant si on y fait attention. Mais je voulais tellement vivre quelque chose d’incroyable, qu’un rien pouvait être saisi par l’ego pour me faire croire à ce que j’espérais !

Un autre souvenir est lié à ma pratique du Reiki. Il se trouve qu’en Reiki, nous utilisons des symboles, qui fonctionnent un peu comme les runes, et permettent d’activer certains effets particuliers du Reiki. C’est très puissant. Certains maîtres ont reçu des symboles en rêve… Et je désirais ardemment en recevoir un aussi. Alors j’ai plongé en méditation profonde, et j’ai émis le souhait d’avoir un symbole propre à moi, qui soit utile à ce dont j’avais besoin pour évoluer spirituellement. Bien entendu, rien n’est venu la première fois. Ni la seconde. Puis, enfin, la 3e fois, j’ai comme aperçu quelque chose… Cela est ensuite devenu une forme spécifique, qui ressemblait à un bol duquel s’échappait une petite fumée. J’ai tout de suite cru que c’était réel. Je l’ai nommé Gōn, onomatopée japonaise pour parler d’un bol bouddhiste qui résonne. Pendant quelques semaines, je l’ai utilisé comme un vrai symbole, essayant de sentir les effets qu’il avait sur moi. Car en Reiki, on peut se faire un traitement juste en posant les mains ; mais si on visualise un symbole en même temps, alors cela induit des effets précis (pour traiter des choses précises). Je voulais donc visualiser ce symbole lors de mes traitements pour sentir ses effets et apprendre à connaître ce symbole. Et effectivement, il se passait quelque chose quand je le visualisais. J’étais plus centré, plus présent lors de mes traitements. J’ai cru que son pouvoir était là. Mais en fait, j’ai fini par tester quelque chose : visualiser n’importe quel autre symbole (autre que les symboles sacrés du Reiki) pour voir. Et le résultat était le même. Si je visualise quelque chose pendant le traitement, alors, je suis plus concentré. Mais rien à voir avec Gōn ! Haha. Quand j’y pense, cela me fait tellement rigoler. En tout cas, j’ai compris une chose grâce à cela : visualiser aide à la concentration. 👌

IV. Le discernement : ce qui est réel, ce qui ne l’est pas
Chapitre 8 - Exemples d’inspirations noétiques

Pour créer un contraste avec ce qui ne marche pas, j’aimerais vous raconter quelques anecdotes de ce qui a marché pour moi. Vous savez, quand j’ai découvert la gnose samaélienne, cela a donné beaucoup de sens à mes expériences passées. Surtout, ça m’a appris à avoir énormément de méfiance. Car le maître dit que sans corps solaires, même nos pouvoirs sont lunaires et donc déformés, car la lumière est perçue indirectement. Ainsi, lorsque je l’ai découvert, je venais de vivre quelques expériences de perception extra-sensorielle que je prenais pour illusoires. Certaines l’étaient certainement. Mais d’autres se sont avérées exactes.

Bien sûr, le Reiki faisant partie intégrante de mon quotidien, c’est souvent lors de pratiques qu’il m’arrive des choses. Un jour, je méditais en visualisant l’un de nos symboles sacrés, qui plonge la conscience dans la lumière divine. Cela permet de purifier de nombreux vents karmiques et de faire naître en soi des vertus célestes. C’est très comparable à ce qui est décrit dans l’Arcane 11 tel que le tarot est enseigné par le V. M. Aun Weor. En tout cas, j’étais en pleine méditation, j’étais initié à ce symbole sacré depuis quelques jours (2 semaines environ). À savoir qu’à ce moment, je venais de passer les derniers stages de formation au Reiki, et qu’après un bon moment de pratique, si mon enseignante estimait que j’avais le niveau, elle pouvait me transmettre le rituel d’initiation pour que je puisse former des praticiens à mon tour. Seulement, ce jour-là, j’ai « vu » comment procéder. Intuitivement, j’ai su. Et ma compagne, qui désirait essayer au Reiki, s’est présentée comme cobaye. J’ai tenté le rituel, et il a marché. J’ai depuis transmis le Reiki à 6 autres personnes, et elles ont toutes obtenu la capacité de canaliser le Reiki.

Bien sûr, j’ai tiré le Yiking pour vérifier que les personnes étaient aptes à recevoir l’initiation, et pour percevoir les conséquences. Je ne voudrais pas manger un mauvais karma lié à une mauvaise utilisation ou de mauvaises conséquences pour eux. Et je ne m’estime pas être assez éveillé pour le savoir intuitivement. En tout cas, depuis, j’ai fondé mon école, j’ai déjà eu mes deux premiers étudiants, et je crois savoir qu’ils sont ravis. Ce sont à la base des personnes qui ne touchent pas vraiment à la gnose, et ça a transformé leur réalité.

Une autre expérience tout aussi étonnante, cette fois-ci sans Reiki impliqué. Je revenais d’un week end dans un temple où l’on recevait l’initiation à Avalokitesvara, pour l’invoquer pleinement et on recevait la transmission du « rlung » qui permet d’employer son mantra avec beaucoup plus de puissance. C’est bien sûr le fameux Om Mani Padme Hum. Le lundi qui suivait, j’étais en voiture pour aller au travail. Soudainement, j’ai ressenti comme une présence : une divinité bouddhique était là, et elle me transmit une information. Je ne l’ai ni vue, ni entendue ; simplement, je savais qu’elle était là, je savais qui elle était, et ce qu’elle voulait me dire. Il fallait que je récite le mantra pour un ami à moi, nommé Pascal. C’est un homme haut en couleur, qui s’avère être un lama du bouddhisme tibétain. Mais je le connais personnellement. C’est un homme courageux qui s’est toujours battu contre les réseaux ténébreux. Actuellement, il vit au Brésil, et il s’est fait énormément d’ennemis parmi les réseaux francs-maçons de là-bas. Je parle évidemment de la maçonnerie déviée, pas l’authentique. Mais bref. Je ne savais même pas qu’on pouvait réciter ce mantra pour les autres, ni pourquoi Pascal en avait besoin. En tout cas, je me suis exécuté. J’ai récité tout le trajet. Lorsque je suis arrivé, je suis resté seul, et j’ai fait des chapelets entiers à réciter le mantra pour lui venir en aide, comme plongé en prière intense. Quelques temps après, j’apprenais par son entourage qu’il avait été incarcéré ce jour-là car accusé à tort par les réseaux francs-maçons qu’il avait dérangé. C’était en mai 2025, à ce jour, il s’y trouve encore. Je récite le mantra pour lui dès que j’en ai l’occasion.

Ceci étant, je suis toujours aussi surpris d’avoir eu ces expériences. J’en ai encore 2/3 autres dans le genre… Ce qui m’étonne, c’est que derrière, j’ai comme la preuve qu’il s’agissait d’une perception réelle, et non pas d’un fantasme. Je suis très vigilant et très méfiant vis-à-vis de mes expériences, ayant trop peur de tomber dans des illusions… Encore aujourd’hui, j’ai du mal à m’admettre qu’elles sont réelles. Mais toutes les personnes que j’ai initiées au Reiki et qui peuvent en profiter désormais sont autant de témoins de la véracité de ces expériences.

NB : Noétique signifie "relatif au Noûs", c'est-à-dire cette partie de nous qui est au-delà du mental.
Modifié en dernier par Jean Morin le 25 janvier 2026, 10:48, modifié 1 fois.
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Chapitre 9 - Différence ego/éveil

J’ai déjà tant écrit et pourtant je sens que j’en ai encore tellement à dire…

Un point sur lequel j’aimerais partager mon vécu est sur la notion d’identification. On a du mal à se représenter ce que signifie dissoudre son ego. D’après le maître Aun Weor, l’ego est multiple, il est composé de multiples « moi » qui pilotent notre conscience à tour de rôle. À quoi ressemble donc la vie d’un être qui n’est pas piloté par ces parasites ? En réalité, nous faisons tous l’expérience de cette quiétude par moment, aussi brefs soient-ils. En effet, le maître exprime symboliquement que notre conscience est embouteillée à 97%. Cela signifie que nous avons toujours 3% de clarté consciente. Il s’agit donc d’identifier ces 3% pour comprendre ce dont il s’agit.

Ces 3%, nous les découvrons lorsque l’on médite. Lorsque l’on lâche tout, qu’on ne cherche plus rien, pas même l’éveil. Nous sommes soudainement dans l’ici et maintenant. Par moment, nous sommes agités par une pensée, une envie, un sentiment. La méditation, ce n’est pas être concentré à la perfection pendant 10 heures. Cela consiste à laisser émerger ces apparitions, les remarquer, les abandonner, et revenir à la concentration. Cela permet de se dégager de l’empêtrement dans les ego, de retrouver nos 3% plus souvent. Je recommande vivement à chacun de trouver le centre Zen le plus proche de chez lui et d’aller participer aux sessions de Zazen qu’ils proposent, généralement gratuitement tous les samedis matins. Ainsi vous découvrirez la véritable méthode de méditation. En plus, les énergies diffusées dans le dojo lors des pratiques aident vraiment à se purifier du karma. Laissez-vous tenter, dépassez vos préjugés, et vous ne regretterez pas l’expérience.

Être plongé dans nos 3% d’Essence libre est déjà presque un exploit en soi. Puis, à mesure que l’on désagrège certains de nos « moi » parasitaires, on sent vraiment notre conscience s’élargir. C’est comme si nous remarquions des choses qui avaient toujours été là, mais qui échappaient à notre regard. Comme si vous rentriez chez vous et que votre regard se portait sur un objet qui avait toujours été là sur le chemin mais que vous n’aviez jamais remarqué.

Le Maître explique que lorsque l’on détruit un agrégat, l’Essence embouteillée en lui retourne à nous. C’est vrai. Mais comment cela se traduit-il, de manière vécue ? Il se trouve que l’ego avait ses propres talents, ses propres qualités, mais qu’il les gardait pour lui. Elles redeviennent alors disponibles pour l’Essence. Ce qui veut dire qu’on devient capable de les utiliser consciemment pour les autres.

En fait, les « moi » sont comme des parois de l’esprit qui nous séparent des autres. Dissoudre l’ego, ce n’est pas « ne plus se sentir exister », comme quelqu’un qui n’aurait plus de sensation de « je ». Dissoudre l’ego, c’est dissoudre la barrière qu’on fait exister entre soi et le reste du monde. C’est une distinction très importante à faire. J’ai longtemps cherché à faire disparaître le « je ». Je me trouvais égoïste, ego-centré, et je devais me faire disparaître pour laisser passer la lumière. Mais je m’y prenais mal. En réalité, la lumière est là, au centre, et elle cherche à rayonner. L’ego, c’est comme une barrière qui l’empêche de rayonner et qui la garde à l’intérieur, pour soi. L’Arcane IX montre un homme vêtu d’une cape. C’est la cape d’invisibilité : celui qui s’éveille doit laisser passer la lumière intérieure pour qu’elle éclaire l’extérieur et guide l’initié sur le Chemin, et guide les autres également. Dissoudre l’ego, ce n’est pas faire disparaître le « je », c’est l’étendre à plus loin que soi. Se voir en chaque chose.

C’est pour ça que je dis que les antidotes se trouvent dans les poisons. L’avidité, l’égoïsme, qui poussent à vouloir les choses pour soi-même, sont en fait des qualités divines que les « moi » gardent pour eux. En fait, ce même réflexe de vouloir les choses pour soi, lorsque l’on s’identifie à l’autre, devient un réflexe de vouloir les choses pour l’autre. C’est ainsi que l’on découvre la valeur de l’altruisme. L’altruisme n’est rien d’autre que l’égoïsme d’une personne sans ego. Ainsi, les pires poisons deviennent leurs propres antidotes lorsque l’on cesse de s’identifier à son petit soi et qu’on étend l’identification à l’autre.

Je termine avec une citation de moi-même (t’sais le mec qui se jette des fleurs…) : « le partage est la plus grande des richesses ».

V. L’intégration : quand la vie entière devient la Voie
10 - L'évolution

J’ai souvent entendu des phrases du genre : « les gens ne changent pas ». Souvent, on a des exemples de gens qui ont des mauvais comportements, pour qui on souhaite un changement, qui ne surviennent jamais. J’en ai moi-même connus, parfois des gens de ma propre famille. Je sais ce que c’est d’être déçu. Mais quelque chose m’a toujours dérangé dans cet axiome, car j’ai des contre-exemples. Les gens restent qui ils sont, mais pourtant, parfois, on voit de belles évolutions. Alors, comment résoudre ce paradoxe ? J’en ai conclu ceci : « les gens ne changent pas, ils prennent conscience ».

Combien de fois vous êtes-vous dit : « si j’avais su, j’aurais fait les choses autrement ». En effet, sans être quelqu’un de différent, juste en ayant conscience de quelque chose de plus, vous auriez agi autrement. C’est exactement ce dont il s’agit. Nous n’évoluons pas, en réalité, nous sommes déjà ce que nous devons être, de toute éternité. Mais nous n’en avons pas conscience.

C’est pour cela que l’auto-observation est tellement importante. Ah, si seulement je pouvais me balader avec une caméra qui filme toutes mes journées dans mon dos ! Cela me rappelle d’ailleurs un rêve durant lequel j’étais chez moi, et j’y voyais une caméra comme sur les plateaux de télé ou de cinéma. Sur l’écran, je voyais une autre pièce, et j’y voyais ce qu’il se passait. Bon, je garde les détails pour moi, mais en gros, être chez soi, on a déjà vu plus haut ce que ça symbolisait. Et la caméra parlait de conscience accrue de soi, en particulier ce qui était affiché à l’écran. Il était très intéressant de porter mon attention sur ce qui était sur l’écran. Cela m’a permis de prendre conscience de certaines choses, et d’évoluer.

On ne change pas, on évolue. L’évolution passe par la prise de conscience. Celle-ci passe par l’auto-observation et l’étude de l’ésotérisme afin d’analyser nos observations à travers le bon prisme. Ceci est typiquement ce qui est enseigné dans l’Arcane 10 du tarot, qui parle de changements et d’évolution, et qui est reliée à la 1ère Heure d’Apollonius, qui parle d’étude de l’ésotérisme. Et oui, vous l’aurez remarqué, chaque chapitre est relativement en lien avec l’Arcane du même nombre ! Et ce n’est même pas fait exprès.


11 - Changement de paradigme

Je réalise à mesure que j’écris ces lignes que je partage vraiment l’essence la plus pure de mes expériences. Je n’ai aucune idée d’à quel point cela sera compréhensible pour d’autres. Est-ce que cela fera écho à vos expériences, est-ce que cela vous aidera par rapport à là où vous en êtes, ou est-ce que cela vous rappellera d’anciens souvenirs… En tout cas, j’espère au moins que ça ne sera pas un récit totalement abstrait voire obscur pour vous. Car à mesure que j’avance, j’entre toujours plus en profondeur, et si je vous avais déjà perdus plus tôt, alors je risque de vous perdre d’autant plus à partir de maintenant. Sinon… Bienvenue dans mon monde ! 😂

Ce chapitre récapitule un peu tout ce que l’on vient de voir. Après avoir développé une véritable foi, on apprend à se laisser travailler par l’expérience, comme un boulanger travaille sa pâte. L’esprit neuf, comme celui d’un enfant qui s’émerveille devant tout et n’importe quoi, l’on passe par tout un tas d’essais-erreurs qui donnent du bon et du mauvais fruit. Chaque récolte a son importance, que le fruit soit comestible ou non. On apprend alors à suivre le processus sans chercher de résultat, et c’est alors qu’on commence à ressentir des changements concrets dans nos vies. Ces changements amènent à un nouveau paradigme. Chaque instant devient comme un rêve. Chaque situation de vie porte en elle la même charge symbolique que les rêves. Rester chez soi devient véritablement plonger au sein de sa conscience. Se balader en forêt revient à explorer la Voie. Chaque interaction sociale est une véritable épreuve karmique. Des hommes chercheront à me confronter, des femmes à me séduire. Et comme dans mes rêves, je devrais voir cela comme une épreuve karmique à surmonter. Les occasions seront plus rares, mais les conséquences (bonnes ou mauvaises) bien plus importantes.

Dans les rêves, une bonne partie de notre environnement n’est qu’une projection de notre esprit. Ainsi, même le décor, même les autres personnages, sont des parties de nous. Il est facile d’apprendre à se voir dans l’autre. Il est plus difficile de concevoir que l’état de veille fonctionne de la même manière.

Nous sommes tous notre propre Intime. Mais les Intimes sont des “bouts” de l’Homme universel, l’Adam Kadmon. Ainsi, nous sommes tous Un. Le monde est un rêve de l’Adam primordial, et nous sommes des personnages du rêve. De même que notre Essence retrouve un bout d’elle-même lorsqu’un « moi » est anéanti, l’Adam Kadmon retrouve un bout de lui-même lorsque nous incarnons l’Intime. Si tous nos Intimes ne font qu’Un, alors nous ne faisons qu’Un également. Il devient alors compréhensible que, chaque situation, chaque instant de notre vie est en fait une épreuve karmique. L’Intime se cache derrière chaque obstacle, derrière chaque coup de fil, derrière chaque événement qui produit une émotion. CHAQUE INSTANT EST LE BON MOMENT POUR AGIR. Passé un cap, il n’y a pas de dichotomie entre les moments où vous pratiquez et les moments « normaux ». Pour être exact, il n’y a pas de cap à passer pour que ce soit le cas. Mais le cap permet de s’en rendre compte, de le ressentir. On en revient à la différence entre comprendre mentalement et vivre la chose. Cela mène à un changement de paradigme, où l’on glisse sur la vie, comme si plus rien n’était aussi réel. Le mec qui m’insulte dans la rue ou la nana qui me fait du charme au détour d’une boutique ne sont rien de plus que mon Intime qui me tend un piège pour voir si j’ai bien appris mes leçons. Même les moments les plus difficiles, les trahisons, les pertes d’argent, la mort d’un proche… Tout est l’Intime qui tisse un monde illusoire pour nous faire progresser.

Cela peut paraître rude, presque une énorme pression. Et pourtant ! Réaliser que tout n’est qu’un rêve est ce qu’il y a de plus soulageant. Le réaliser m’a fait mourir de rire pendant dix minutes. Qu’on se prend la tête pour rien ! Qu’on est absurde ! Le rire est provoqué lorsqu’il y a une rupture avec la logique. Quand on réalise l’absurdité du paradigme dans lequel on se trouve, on a qu’une seule envie, c’est d’en rire aux éclats.

Vous savez, le Jean Morin très sérieux et très posé que vous percevez à travers l’écrit est très différent du Jean Morin en réalité. Tous ceux qui m’ont connu par internet sont choqués en me rencontrant en vrai. Je suis quelqu’un de très spontané, très jovial. Je fais des blagues tout le temps. En fait, je sais parler de choses sérieuses sans me prendre au sérieux.

Par le passé, j’ai vécu des événements assez durs. J’ai été dépressif pendant environ 15 ans. Franchement, de mes 5 à 20 ans, j’étais à moitié suicidaire. Autant vous dire que je sais ce que c’est d’être au fond du trou. Ce qui m’a sauvé, c’est l’amour d’une femme que j’ai rencontré à 20 ans. Je suis toujours avec 10 ans plus tard. Quand je repense à ma douleur de l’époque, j’éprouve un sentiment étrange. C’était véritablement horrible, je ne souhaiterais même pas ça à mon pire ennemi — expression amusante mais en réalité je n’ai pas d’ennemi.

Et en même temps, j’ai le sentiment que beaucoup de gens sont malheureux. Aujourd’hui, j’ai décidé de tout plaquer pour ouvrir un cabinet de Reiki, avec guidance astrologique, afin d’aider un maximum de personnes. Lorsque l’on entre dans ce paradigme dans lequel je suis, où l’on voit l’Intime en chaque chose, on développe un véritable sentiment de compassion. Ce n’est pas facile de voir chaque instant comme une épreuve initiatique, la dépression incluse. Mais c’est quelque chose qui nous sauve. Dédramatiser, voir la vie comme un jeu permet de cultiver la joie, la gratitude, l’amour et la compassion. Bien sûr, on parle déjà là des fruits d’une longue pratique. Je viens de passer plusieurs heures à décrire cette pratique qui fut la mienne, et j’ai encore quelques éléments à vous partager.
Modifié en dernier par Jean Morin le 25 janvier 2026, 10:47, modifié 1 fois.
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Chapitre 12 - Les initiations dans le monde physique

Quelque chose a été très peu partagé par le V. M. Aun Weor, ce sont les initiations « terrestres ». J’en parlais tout à l’heure à propos du Reiki, et du fait que la gnose avait aussi (voire surtout) pour but d’enrichir les traditions déjà existantes afin de les unifier dans ce qu’elles ont de commun, c’est-à-dire leur Source. La plupart des traditions ont perdu, au moins partiellement, le lien avec les parties les plus « hautes ». À mon avis, c’est pour cela que le V. M. s’est concentré sur ces parties-là. Car les parties les plus « basses » sont très bien enseignées dans les traditions. Vous savez, dans le bouddhisme tibétain, certaines lignées n'enseignent pas forcément l’éveil, mais la renaissance en Dewachen. C’est quelque chose qui est décrit par la gnose comme une renaissance dans le monde mental afin d’y rencontrer des maîtres pour recevoir des initiations. Imaginez-vous donc : certaines personnes travaillent toute leur vie auprès de maîtres authentiques, des bodhisattvas merveilleux qui donnent les clés pour pouvoir voyager dans les mondes internes et pouvoir continuer notre travail de façon autonome. Et beaucoup échouent. Pensez-vous honnêtement que juste en ayant lu quelques livres gnostiques, vous pourrez faire mieux ?

Il faut être réaliste. L’initiation est quelque chose de très long et très difficile. Mais j’ai été malhonnête dans la comparaison. En effet, chacun naît avec son karma passé, et donc, son propre potentiel. Certains pourraient atteindre l’éveil sans aucun enseignement tandis que l’autre pourraient passer 10 existences auprès de maîtres sans ne rien réaliser. Mais alors, qu’en penser ?

Je pense — mais cela n’est que l’avis de mon petit cerveau avec ses limites inhérentes, vous en faites ce que vous voulez ; je pense disais-je, qu’il faut mettre toutes ses chances de son côté. Je l’ai dit plus haut, participer à une tradition authentique et vivante, tout en l’enrichissant de la gnose samaélienne est le meilleur combo que l’on puisse espérer. C’est pourquoi je recommande à qui veut bien l’entendre d’essayer de recevoir des initiations spirituelles. Que ce soit au sein du bouddhisme ou ailleurs. Personnellement, je l’ai déjà dit et je le redirai autant de fois que nécessaire : le Reiki a changé ma vie. C’est véritablement l’élément marquant qui a le plus porté de changements. L’influence spirituelle que l’on reçoit lors d’une initiation met vraiment en mouvement des forces intérieures qui s’alignent et qui facilitent le travail.

Ce n’est pas pour prêcher à ma chapelle que je dis cela. Simplement, essayez, et vous verrez. Le Reiki est très facile d’accès de nos jours, les stages ne sont pas si chers. Il y en a à peu près dans toutes les régions. Et si vraiment c’est difficile pour vous, je peux moi-même transmettre l’influence spirituelle initiatique même à distance, en passant par le plan éthérique.

J’espère que mon plaidoyer pour le Reiki ne sera pas mal interprété. Si je parais aussi insistant avec cela, c’est vraiment parce que je sais du plus profond de toute mon âme que c’est un véritable cadeau du Ciel. En plus, cette tradition est née à l’aube de l’Ère du Verseau, comme si le temps nous indiquait qu’elle était faite pour cette période. Je rappelle qu’à mes yeux, tout est symbolique, tout est un indice de l’Intime pour comprendre les choses. Le Reiki, c’est simplement poser les mains pour Verser les Eaux célestes. Si cela ne vous évoque rien, je ne sais pas ce qu’il vous faut… 😉


13 - Ce qui change concrètement

« Essayez, et vous verrez ». Que ce soit le Reiki ou autre, recevoir des influences spirituelles peut se faire de bien des manières. J’en ai reçu dans le bouddhisme, dans le yoga, dans le Reiki bien sûr, et on peut en recevoir de bien des manières. Même le baptême en transmet une, même si elle n’est pas de nature ésotérique (et n’active donc pas les mêmes parties profondes). Mais alors, quand je dis « vous verrez », on parle de quoi exactement ?

L’outil de mesure #1 est la relation à l’autre. Que ce soit avec les amis, la famille, les inconnus, les animaux, les plantes, les objets… Tout. À mesure que se dissolvent les couches qui maintiennent la lumière prisonnière, on a un sentiment d’expansion, d’envergure. On se sent capable de tout accueillir. Les gens s’ouvrent naturellement à nous, car ils sentent qu’ils peuvent vider leur sac. Ils se sentent comme des enfants avec leurs parents, c’est-à-dire face à quelqu’un qui peut les comprendre et qui a la force d’encaisser leur souffrance sans vaciller. D’ailleurs, la plus belle chose que je vous souhaite est de rencontrer une personne d’envergure de la sorte. J’ai eu la chance d’en rencontrer plusieurs. Je me rappelle d’un couple de moines du Shingon que j’ai rencontré dans un temple dans l’Yonne. Nous parlions de tout et de rien, quand d’un coup, ma femme s’est mise à pleurer à chaudes larmes. C’était un tel soulagement de simplement rencontrer des personnes comme lui et son épouse. Notre simple échange a eu un puissant effet sur nous, comme un effet domino. Leur simple exemple nous a terriblement inspirés.

C’est ainsi que l’on mesure nos progrès sur la Voie. Les soi-disantes capacités, expériences subtiles sont bien secondaires. Quand elles arrivent, c’est que l’Intime en avait décidé ainsi. Pas forcément pour nous récompenser, parfois simplement parce qu’il avait besoin de se servir de nous pour jouer le rôle d’une épreuve karmique dans la réalité de quelqu’un d’autre. Après tout, si chaque instant de votre vie est une épreuve karmique, il en va bien de même pour les autres !

Un autre moyen de mesurer concrètement notre avancée est de se laisser tomber. Abandonner la pratique. Je ne dis pas qu'il faille le faire volontairement, et qu'il faille aller trop loin. Je dis juste que parfois, les épreuves de la vie nous éloigne temporairement de la Voie. Mais ces écarts font partie du cheminement. Je m'explique.

Il y a quelques mois, tout allait parfaitement bien. Je faisais mes premières expériences oniriques, grâce auxquelles je surmontais des épreuves karmiques. En parallèle, j'étudiais le tarot, j'apprenais à mieux maîtriser le Yiking et l'astrologie, ces outils m'aidant dans mes pratiques. J'avançais de manière évidente. J'avais une rigueur infaillible, une pratique sérieuse et une dévotion totale. Tout était parfait. Même trop parfait. Jusqu'à ce que.

Du jour au lendemain, tout s'est écroulé. Je n'avais plus aucune force, plus aucune motivation. Pire encore, je n'avais plus aucun espoir. Tout était devenu sombre. Je me sentais incapable, incertain, sans valeur. C'était comme à l'époque de mes dépressions. Étant sorti de ces états de souffrance depuis plusieurs années, je me suis demandé comment cela était possible. J'eus peur que tout ce chemin parcouru était en fait illusoire, et qu'en réalité, rien n'avait changé. Que dans le fond, j'étais toujours ce pauvre type dépressif sans aucune force ni motivation, sans perspective d'avenir.

Tout a commencé lors d'une pleine Lune en Gémeaux. Je pensais que c'était juste le mental qui s'était activé. Mais la période a duré plus d'un mois. J'ai dû me rendre à l'évidence : il se passait quelque chose de plus profond. Pendant cette période, j'avais tout arrêté. Mes pratiques du matin, du soir ; mes prières, mes méditations, tout. J'avais même repris la clope...

Je me rappelle également avoir été assailli de nombreuses fois par des envies très puissantes de sexe. Ce fut très difficile de résister. Mais une chose m'a sauvé : depuis ma découverte de la gnose samaélienne, je me suis juré une chose. La rétention séminale sera la preuve de ma foi. Tant que j'aurai foi, je ne répandrai jamais le Semen. Or, aussi au fond du trou que j'étais, je n'ai pas remis en question ma foi pour autant, et donc, je n'ai pas répandu le Semen. Mais mis à part ça, j'avais vraiment tout abandonné.

Cela m'a fait réaliser une chose. Il y avait une différence entre le moi qui pratiquait au quotidien, le moi conscient on va dire, et le moi plus subconscient, celui qu'on est H24 en arrière-plan. J'ai remarqué qu'en me laissant tomber, en abandonnant tous ces efforts, j'avais comme retrouvé ce que j'étais dans le fond, au-delà des illusions. Quand on abandonne tout, on voit ce qui reste vraiment. Ce qui restait était bien moins glorieux que toute cette perfection apparente qui se cachait derrière mon assiduité, mes résultats, etc. J'eus l'impression d'avoir bâti un château de cartes qui s'était effondré, et dont il ne restait qu'un petit socle.

C'est là que j'ai réalisé quelque chose. Ce qui compte, c'est le socle. C'est ça, la pierre cubique de Yesod. C'est ça que l'on doit sculpter. Manifestement, quelque chose avait changé depuis l'époque de mes dépressions. J'étais tombé bien bas, en apparence. Mais j'étais tombé sur un socle qui, lui, était bien plus élevé qu'à l'époque. Ce socle est ce qui compte le plus. Il est cette Lune que l'on doit transformer en Soleil. Dès lors j'ai cessé de confondre la sculpture avec le sculpteur. Armé du marteau du désir et le ciseau de la volonté, je dois tailler la pierre pour lui donner la forme cubique, celle de la perfection. Pour cela, il me fallait retrouver le désir et la volonté.

Ainsi cette chute me parut comme une aubaine, celle d'apprendre à me connaître, à me comprendre. Je décidai de tirer une Arcane du tarot pour mettre en lumière ce qui m'était arrivé. J'obtins l'Arcane 21, la Transmutation, le Fou.

Le Fou du tarot parle entre autres de celui qui est tombé. Sa chute est provoquée par les 3 démons du mental. Il s'agit des parasites qui utilisent les 3 centres de conscience, les centres mental, émotionnel et instinctif. Samaël les appelle les démons du Mental, du Désir, et de la Mauvaise Volonté. Voici comment ils se sont attaqués à moi.

Dans un premier temps, la Mauvaise Volonté. Liée au centre moteur-instinctif, celui-ci peut gérer l'énergie que nous avons à disposition. Se sentant menacé par mon travail gnostique, ce démon décida de me sucrer toute mon énergie. C'est alors que je me sentis « down », sans aucune force, comme quand j'étais dépressif. Et comme je ne comprenais pas d'où ça venait, j'ai attribué ces effets aux mauvaises causes, pensant que j'étais le fautif. Mais à ce moment là, tout est simplement une question de manque d'énergie et de volonté, il n'y a pas encore de raisonnement. C'est plus un ressenti de vide, de manque de forces.

Par la suite, le mental justificateur s'en mêle :

« Je ne peux pas aujourd’hui. »
« De toute façon, à quoi bon ? »
« J’ai déjà essayé. »

C’est Pilate qui se lave les mains et trouve de bonnes raisons pour ne rien changer. Il donne une logique à la fatigue, alors qu’il s’agit souvent d’une résistance du mental à l’effort conscient.

Pendant ce temps, Judas me murmure :

« Va chercher un petit plaisir, au moins ça te fera du bien. » 

Alors tu veux combler le vide : nourriture, cigarettes, distractions, écrans, rêveries, etc.

C’est la fuite vers le plaisir pour éviter la douleur du vide intérieur, qui est pourtant l’antichambre d’une transformation.

Fort de cette prise de conscience, je pus court-circuiter ces mécanismes et retrouver la discipline et le bon rythme que j'avais auparavant, avec la différence que j'avais désormais conscience de la différence entre le sculpteur et la sculpture. Qu'importe notre dévotion apparente, qu'importe le travail que nous faisons au quotidien. Qu'importe à quel point le sculpteur a l'air d'avoir cheminé. Les vrais résultats se mesurent à partir de la sculpture, qui, elle, ne s'embarrasse pas de fierté, de rigueur, ni de tout compliment que l'on pourrait s'accorder pour décrire notre si bon travail.
VI. La maturité : méthode, vérification, vérité
14 - Synthèse

Je referme la boucle avec ce chapitre qui sera le dernier. Si je devais résumer et synthétiser tout ce qui a été dit, je me concentrerais sur une notion que j’appelle le « pragmatisme spirituel ». Le pragmatisme est une notion philosophique qui consiste à ne se préoccuper que de ce qui a une utilité pratique. En gros, ce qui est fonctionnel. Une personne pragmatique teste quelque chose, vérifie son efficacité, puis, si elle ne correspond pas à son standard, se détache de cette chose testée. Si elle s’avère efficace, elle la conserve.

C’est donc quelqu’un de méthodique, un peu comme en science. On teste, par essai-erreur, et on voit ce qui marche. Normalement, si l’on fait bien les choses, les premiers fruits devraient se manifester rapidement. Je sais que le Maître disait pour certains exercices que certains réussissent tout de suite, d’autres non. Mais ce qu’il faut comprendre, c’est que parfois, on tente des choses qui sont trop avancées pour nous. C’est là qu’on s’y prend mal. Si on teste et que ça ne marche pas, peut-être qu’on devrait essayer autre chose.

Personnellement, mon premier oracle a été le Yiking. Je ne sais même plus comment je suis tombé dessus. En tout cas, mes premiers tirages m’ont époustouflé. Toutes les réponses étaient d’une telle justesse ! D’ailleurs, pour l’anecdote, quand je suis tombé sur un ouvrage de Samaël Aun Weor, j’avais un peu de mal avec ce qu’il transmettait. Mais j’ai demandé au Yiking comment je devais me positionner par rapport à ces enseignements en vue d’évoluer spirituellement. J’ai reçu comme réponse qu’il fallait s’abandonner à 100% à l’enseignement. Cela a chamboulé toute ma vision des choses. On en revient à cette idée d’être capable de remettre en question ce qu’on croit savoir. Si je n’avais pas le Yiking, JAMAIS je n’aurais adhéré à Samaël. C’était trop en contradiction avec mes schémas mentaux. Et pourtant ! Ô combien j’aurais eu tort ! Mais je m’en suis remis à un oracle, qui décrit la vérité objective. C’est un exemple de résultat tangible et concret. J’ai éprouvé le Yiking bien des fois, il a toujours raison. Je me suis amusé à prédire des événements géopolitiques, ils ont tous eu lieu. C’est d’une précision encore plus radicale que celle du tarot à certains égards.

Je vous le redis, chers amis : soyez pragmatiques. Cherchez l’utilité pratique, le résultat immédiat. Cela peut aller à l’encontre de tout ce qu’on entend dire, car souvent les spiritualistes parlent de patience, de travail de longue haleine. Mais il faut bien comprendre dans quel sens on l’entend.

L’initiation est un chemin quasi sans fin. C’est comme chercher à parcourir l’univers. La quasi-infinité de l’espace rend le cheminement interminable à celui qui voudrait en faire le tour. Mais quand bien même le bout du monde serait infiniment loin et qu’il demandait une extrême patience pour être atteint, cela ne voudrait pas dire qu’on doit rester sur place. Si l’on fait du sur place, c’est qu’on n’approche pas du but. C’est pour cela qu’à l’échelle de notre petite taille, de nos petits pas, il faut être pragmatique, vouloir des résultats concrets. Celui qui tente de voler comme Superman ou de se téléporter comme Diablo n’avance pas plus que celui qui marche simplement en toute humilité. Car celui-ci est réaliste. Nous aurons tout le temps d’apprendre à voler ou nous téléporter quand nous aurons développé ces capacités, après avoir atteint les stations où on nous l’apprend. Mais il faut commencer à pied.

Je sais, la métaphore est assez bancale, mais vous avez compris l’idée !


Postface

Après avoir listé les différents sujets dont je voulais parler et les avoir organisés dans un ordre que je trouvais cohérent, j’ai tout écrit d’une seule traite. J’espère que je n’ai pas été trop long, ni trop lourd à lire. Y'en a tellement que j'ai dû couper le message en deux posts. Tout est venu du cœur, sans filtre. J’étais pas mal occupé cette semaine, mais le témoignage de Jérôme a comme touché Cela en moi qui a résonné, et comme un diapason qui vibre sur la fréquence d’une vibration qui l’atteint, ce témoignage a émané de mes profondeurs comme un puissant écho. J’étais sur le point d’aller me coucher, et me voilà en train de faire une entorse à ma discipline de fer. 22h30, c’est le plus tard que m’autorise à veiller. Sinon, je suis trop déphasé et je perds en lucidité et auto-observation. J’espère que mon Intime me pardonnera ce petit écart. En même temps, c’est peut-être lui qui m’a poussé à écrire ces lignes. Pour info, j’ai commencé à 22h30 environ, il est actuellement 3h47. C’est un sacré écart ! Haha. Petite mise en page, et j’envoie cette bouteille à la mer, avant de prendre ma douche, puis d’aller me coucher. Bien sûr, petit Reiki sur la tête pour décompresser après toute cette activité mentale, petit Reiki sur le foie pour concentrer le Hun, et j’espère me réveiller demain avec la conscience claire et les souvenirs d’un bon rêve lucide.

Que la Paix de l’Intime soit avec vous, très chers gnostiques. J’espère sincèrement que ce complément au témoignage de Jérôme vous sera utile.

Jean Morin
Modifié en dernier par Jean Morin le 25 janvier 2026, 11:32, modifié 1 fois.
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Hors ligne Gemani
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Message le

Bonjour Jean,

Merci de nous faire profiter de ce livre que tu as écrit et que je n'ai pas eu encore le courage de lire. je voulais juste te dire que j'ai segmenté ton premier message en plusieurs parce que lorsqu'on fait des sauvegardes de base de données, il peut se produire des coupures de texte lors de la réinjection de la base de donnée. Normalement si la mise à jour du forum se fait correctement, il n'y a pas besoin de réinjecter la base de donnée mais sait-on jamais. On a segmenté pareillement les conférences du 10e tome du 5e Evangile. Et cela aurait été dommage de perdre une partie de tes écrits qui semblent être le fruit de tes réflexions personnelles et de tes expériences.

Si jamais, tu as d'autres longs écrits à publier, pense à les segmenter en plusieurs messages pour leur préservation.

Une remarque sur un des titres de chapitre : « Si tu vois un bouddha, tue le ! »

Il y a 15 ans, je discutais sur ce forum avec une femme qui s'appelait Conscience et qui semblait être allé loin dans son cheminement de conscience justement et nous partageait des choses profondes. Et Clovis qui était alors l'administrateur du groupe gnosis_fr m'avait dit de poignarder Conscience dans le même sens que tu l'as écrit j'imagine, ce qui m'était impossible, non seulement parce que je l'aimais bien mais aussi que nous n'avions que des échanges virtuels et que je ne savais pas où elle habitait. Peut-être qu'il disait cela pour me dire de me méfier d'elle tout simplement mais il était assez dur avec elle dans ses propos, voilà, juste une impression de déjà vu qui m'a sauté aux yeux dans tes écrits. Je comprends maintenant d'où vient cette expression mais je la trouve dangereuse si on la prend au premier degré. malheureusement, je ne saurai jamais le fin mot de l'histoire, Clovis était ensuite venu sur mon forum sous le pseudo Alpha et était resté à mes côtés quelques temps pour m'éclairer sur sa compréhension de la gnose et puis il était parti et bien que je lui ai fait des appels du pied par mail, il n'a jamais voulu revenir nous partager ses connaissances.

Peut-être Clovis m'avait testé avec cette expression pour voir si j'allais prendre son expression comme une invitation au meurtre ou à une remise en question des propos qu'elle échangeait.

J'ai la fâcheuse tendance de me sentir abandonné quand des membres que j'apprécie nous quittent et j'estime qu'on perd chaque fois que l'un ou l'une d'entre eux s'en va définitivement.

Jeff
Hors ligne scorpius
#8
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Message le

Merci Jean Morin pour ce texte, « Fragments d’un chemin vivant, foi, expériences et lucidité », qui expose sans détour, avec profondeur et honnêteté, de nombreux éléments issus de ton vécu et de ton expérience.

À travers ton partage, tu ne te contentes pas de décrire un chemin : tu guides, tu avertis et tu éclaires aussi ceux qui prendront le temps de te lire attentivement. On y sent à la fois la sincérité de l’expérience vécue et la lucidité acquise au fil du parcours.

Puisque tu posais la question, je te réponds directement : oui, j’ai tout lu. Et je sais déjà qu’une relecture me sera bénéfique. Ton texte est dense, mais pour ma part je le trouve complet, et il mérite d’être repris avec le temps et le recul nécessaires.

Je ne m’attarde pas davantage dans cette réponse, car certains éléments ont déjà été repris pour formuler une autre que j’ai apportée sur un autre post.

Merci beaucoup pour ce partage.

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