en fait quand vous dites le "père", ça crée un personne extérieure à l'être.
C'est vrai, mais c'est bien le problème avec les choses intérieures, et c'est drôle que ça revienne dans les 3 sujets actifs du moment : les mots humains des langues contemporaines sont bien inadaptés à les décrire précisément. Sauf semble-t-il avec le sanskrit qui a des mots exprès pour. Intraductible. Visiblement il nous est demandé de comprendre cela avec plus d'acuité, sinon ça ne reviendrait pas dans tous les sujets.
Les Textes ésotériques ne peuvent qu'essayer de pointer dans la direction qu'ils cherchent à révéler, faute de mots adéquats. Dans les Évangiles, il y a beaucoup de métaphores, paraboles, et mots tels que ceux-ci. Le Père, le Royaume, les cieux, etc.
Jésus utilise des mots qui peuvent au mieux figurer à ses disciples les réalités intérieures indiscibles. À chacun de réussir à voir ce qu'Il décrit. D'où le fameux "que ceux qui ont des oreilles pour entendre"...
On fait au mieux, mais c'est imparfait. Ce ne sont que des indications pour nous aider, mais il faut voir ces choses directement par expérience, dans les faits.
Si on dit "la Source de la rivière", est-ce que ça crée une 2ème chose : la rivière et la Source ? Non, pas vraiment, c'est toujours le même flux Vivant, mais avec plus de précision : l'origine, le cours, l'estuaire, etc. Idem pour le Père : "Le Père et moi ne sommes qu'Un", dit le Christ Intime par la bouche de Jésus. Le Père est peut-être la meilleure image en langue humaine, bien que ce ne soit pas parfait tu as raisons de le souligner.
NOS MOTS HUMAINS SONT INSUFFISANTS POUR DÉCRIRE L'INDISCIBLE, à partir d'un certains niveau ce ne sont que des béquilles imparfaites, mais on n'a pas vraiment mieux au niveau de la transmission et de la communication... Ce que tu exprimes est bien fondé, mais quand on a admis que nous faisons au mieux avec ce qu'on a, ça va.
de plus ces pensées peuvent être des émotions ou des actions ou juste des impact de nos sens...
Attention, les émotions et les pensées ne sont pas du tout la même chose, compte tenu de la faiblesse de nos langages que je viens d'évoquer, il faut être précis. Idem pour les actions et les sensations.
Je ne trouve pas que c'est dissonant lorsque la Conscience dirige l'attention vers l'intérieur, c'est même ce que nous enseignent à faire les traditions ésotériques. Mais pas au détriment de l'extérieur : il faut observer à la fois l'extérieur et l'intérieur. Je ne comprends pas trop où tu veux en venir avec la distinction "pensées qui viennent de l'extérieur/de l'intérieur" : à quoi ça sert en pratique ? Ne créons-nous pas de la dualité là où il n'y en a pas besoin en recourant à ces termes ?
comme le sentinelle qui est à l'affut de tout ce qui se passe! il est bien dans une solution de chasseur!
Or le fait de chasser pousse obligatoirement la conscience à refuser ce qui lui vient de l'intérieur, et on se retrouve dans ce que vous énoncez plus haut!
OK je vois. Mais non ce n'est pas ainsi dans ma pratique : "chasser" OK du point de vue de l'attention vigilante, mais pourquoi cela obligerait à refuser quoi que ce soit ? Comme je l'ai précisé dans plusieurs sujets, rien n'est refoulé dans ma pratique, c'est même un point essentiel.
Tout ce qui est, est accueilli inconditionnellement tel que c'est. J'ai dit aussi qu'il ne faut pas refouler ce qu'on perçoit comme "négatif" - ce que fait la plupart des gens. Au contraire parfois je l'amplifie même pour en explorer les tréfonds. Et ça fonctionne ! Ça se dissout le plus souvent de soi-même, c'est intégré. "Les ténèbres disparaissent lorsqu'on allume la Lumière".
Donc oui pour la vigilance d'une sentinelle en temps de guerre : ne rien laisser passer sans en être conscient, ne rien refouler. Mais avec le détachement qui est de mise pour l'observation sereine, sans identification. Et ce n'est pas simplement le résultat de ma pratique, mais aussi l'Enseignement de Samaël Aun Weor et autres Maîtres/traditions spirituelles.
Tes 1-2-3-4-5 ont du sens, on sent la pratique derrière, au-delà de la théorie. Nous validons également à 100% le fait de s'appuyer sur la respiration, certaines traditions anciennes placent même cela au centre. Excellent et recommandé ! C'est un excellent moyen de garder le rappel de soi, ici et maintenant, et en plus c'est en lien avec le corps qui est notre instrument de mesure, notre jauge.
Merci de permettre ces éclaircissements grâce à tes remarques Antoine. Mes amitiés, bien fraternellement.