CONFÉRENCE N°272 : LA PUISSANCE DU BINAIRE SERPENTIN
Traduction d'une conférence intitulée "LA BINARIA POTENCIA SERPENTINA (1973)"
Conférence de troisième chambre - Mexico D.F.
Traduction d'une conférence intitulée "LA BINARIA POTENCIA SERPENTINA (1973)"
Conférence de troisième chambre - Mexico D.F.
Il y a toujours deux serpents ou un serpent à deux têtes. Ils ont fait la même chose avec toutes les anciennes pierres d'Anahuac, chez les Toltèques, chez les Mayas, chez les Incas, etc.
Nous avons beaucoup parlé sur la Kundalini - le serpent qui monte - et sur Kali - le serpent qui descend -, mais malgré tout, les frères n'ont pas encore pris pleinement conscience de ce que sont ces deux serpents. Ils ont une idée concernant celui qui monte, ils savent qu'il monte par le canal de la moelle épinière, de chakra en chakra jusqu'au cerveau. Mais sur celui qui descend, ils en ont tout juste une vague idée. Ils se souviennent uniquement de lui comme de l'abominable Organe Kundartiguateur. Ils savent qu'il se précipite depuis le coccyx jusqu'aux enfers atomiques de l'homme, et rien de plus. Il est nécessaire d'aller un peu loin dans cette connaissance, étant donné que nous essayons de dissoudre l'Ego, le Moi, le Moi-même, le Soi-même.
Il est certain, frères, qu'on nous a dit que Krishna a dû combattre le terrible serpent Kali, mais personne n'a pu mesurer la profondeur de Kali. Ce serpent, mes chers frères, nous maintient dans ses anneaux, mais nous ignorons qu'il nous maintient dans ses anneaux. Dissoudre le Moi est difficile, mais il est effrayant de savoir que nous devons combattre l'horrible serpent tentateur de l'Éden, l'horrible Python à sept têtes qu'Apollon, irrité, blessa de ses flèches. Il n'est pas facile de lutter contre le serpent tentateur de l’Éden, et c'est quelque chose que nous devons comprendre profondément dans tous les niveaux du mental.
Quand nous observons, dans les régions suprasensibles de la nature et du Cosmos, Kali dans son avancée, nous sommes remplis d'effroi et nous nous sentons quasiment impuissants devant le serpent de l'Abîme. En fait, Kali, mes chers frères, est quelque chose d'abyssal. Il existe dans les gènes, il est dans les gènes, et c'est ce qui est le plus grave. On sait très bien ce que sont les gènes renfermés à l'intérieur des chromosomes.
Dans les gènes, gènes sexuels, se trouve l'héritage de la race. Ces gènes de la cellule germinale sont définitifs. Là se trouve tout l'héritage sexuel de nos ancêtres, toute la fornication, toute la luxure de nos parents, grands-parents, arrière-grands-parents, etc. Ils étaient tous lascifs. Aucun de nous ne peut se vanter d'avoir eu parmi ses ancêtres quelqu'un qui n'avait pas de lascivité. Et, je répète, nous avons cet héritage dans nos gènes ; nous avons Kali dans sa vivante expression, l'horrible serpent qui se meut de génération en génération. Cette horrible vipère, ce Python qui, d'âge en âge, se déplace dans le fond abyssal de notre propre biologie, ce serpent séducteur, monstrueux, gigantesque qui, un jour, si nous ne nous autoréalisons pas, devra nous dévorer dans le huitième cercle dantesque jusqu'à nous désintégrer complètement dans le neuvième.
Maintenant, vous êtes en mesure de comprendre la cause ou le motif pour lequel il est si difficile d'en finir avec toutes ces mauvaises tendances qu'il y a dans l'espèce humaine. Les éléments inhumains que nous portons à l'intérieur, dans le fond, ne sont rien d'autre que les mauvaises conséquences ou les mauvaises cristallisations de cette vipère fatale.
Nous sommes en train d'essayer de lutter véritablement pour notre liberté. Nous voulons la liberté, nous émanciper et, ce faisant, il se trouve que nous sommes coincés dans les anneaux de la terrible vipère. On l'appelle Kali, ou Python, et c'est elle qui régit, malheureusement, l'Âge du Kali-Yuga, c'est-à-dire, l'Âge Noir dans lequel nous sommes. Elle est le pouvoir électrique, elle est terrifiante ; la force magique qu'elle possède est immensément supérieure à la nôtre et à nos possibilités.
Tout ce qui est l'Ego n'est rien d'autre que la cristallisation des mauvaises conséquences produites par cette vipère fatale. En entrant dans ce chemin, nous sommes confrontés à un pouvoir supérieur au nôtre : à Kali ! Il s'agit de rompre les anneaux de l'épouvantable vipère pour nous rendre libres. Mais ce n'est pas si facile, c'est pourquoi le travail, soit on le fait, soit on ne le fait pas. Si on le fait, on doit le faire très sérieusement, mais vraiment sérieusement. Ce n'est pas si facile, je répète, de se dégager des anneaux qui nous broient, les anneaux du grand serpent. Ce serpent, seul un autre serpent peut le vaincre, et cet autre est Devi Kundalini.
Cependant, les deux serpents travaillent ensemble pour notre bien. Kali, l'épouvantable, la monstrueuse, celle dont les anneaux nous broient, finit par nous dévorer dans les Mondes infernaux pour nous écraser et nous tuer. Alors, l'Essence se libère, refait surface, sort à la lumière du soleil pour redémarrer de nouveaux processus évolutifs qui vont de la pierre jusqu'à l'homme, ou plutôt jusqu'à l'animal intellectuel, parce que l'état d'homme est bien au-delà de ces processus évolutifs.
Maintenant, vous comprendrez pourquoi apparaissent toujours, dans tous les codex, des serpents dont la queue se termine toujours par une autre tête, ou bien un jeu de deux serpents. C'est très commun dans tout l'Anahuac. Que Tonantzin et Coatlicue soient dans une seule pierre, c'est vrai. Tonantzin, en tant que mère Divine, monte d'un côté, et de l'autre côté descend, Coatlicue, la Reine des Enfers et de la Mort.
N'est-ce pas, par hasard, Jésus lui-même qui nous parle de deux résurrections ? Oui, la résurrection divine par laquelle est passé le grand Kabîr ; mais il nous parle également d'une résurrection infernale : ceux qui entrent dans les Mondes infernaux ressuscitent en tant que démons, c'est clair, ils sont éveillés là-bas en tant que démons.
Nous pourrons toujours choisir. "Voici, dit Job, que je mets devant vous deux chemins, celui de la vie et celui de la mort, vous pouvez choisir !". Certains préféreront s'éloigner, à présent, de la scène cosmique. Donc, beaucoup s'éloignent. Un jour, ils dissoudront le Moi jusqu'où il leur sera possible. Après la mort, ils devront passer beaucoup d'épreuves, et s'ils réussissent, ils entreront dans certains royaumes, peut-être Tlalocan - le Paradis de Tlaloc - ou le Royaume des Grands Cavaliers, ceux de la Grande Contemplation, ou de la Suprême Félicité. Là, on les aide à finir d'éliminer les éléments inhumains. Après, ils se submergent définitivement comme esprits purs, comme de simples élémentaux de la nature, dans le Grand Alaya de l'Univers. Beaucoup de ceux qui ont procédé ainsi attendent que passe le grand cataclysme pour se réincarner dans la future humanité de la Sixième Race, et s'autoréaliser intimement en plein Âge d'Or, dans de meilleures conditions que maintenant.
D'autres sont disposés à renoncer à toute félicité et à faire le travail maintenant pour obtenir l'Adeptat. Chacun est libre de choisir. En tout cas, descendre dans les Mondes infernaux n'est jamais recommandable.
Pour les Soufis, la descente dans les entrailles de la Terre n'est pas, à proprement parler, une punition, mais plutôt un lieu d'instruction et de purification. Pour les Mexicains primitifs, Toltèques, etc., la descente dans les Mondes infernaux est un moment d'épreuves, des épreuves nécessaires et indispensables pour pouvoir entrer dans les Paradis Élémentaux ; et eux aussi ont raison, c'est ce qu'ils disent. Il est certain que, quand on est déjà passé par la Seconde Mort dans le neuvième cercle dantesque, on est examiné par les Dévas de la nature, et s'ils découvrent que l'Essence ne possède aucun élément inhumain, ils la font sortir. Cette Essence s'échappe des entrailles du monde, par certaines portes atomiques de la nature elle-même, pour ressurgir et pénétrer dans ces Paradis Élémentaux, au-delà du bien et du mal. En dernière instance, la Divinité triomphe toujours, le mal échoue toujours.
Kali et Durga, les deux épouses du Seigneur Shiva, bien qu'elles soient contradictoires, se mettent d'accord, dans le fond, pour notre propre bien. Mais - et c'est cela qui est important - l'Adepte est différent. Celui qui veut devenir un Adepte doit vaincre Kali, rompre ses anneaux qui l'étranglent et qu'il porte dans son héritage. Savez-vous ce que signifie atteindre la chasteté absolue ? Se rebeller, en fait, contre nos propres gènes, ceux que l'on porte dans notre biologie, contre l'héritage de nos ancêtres, nos parents, nos grands-parents, nos aïeux, nos ascendants, qui furent tous des fornicateurs, se rebeller contre cela.
On peut le dire sur la base du pur rationalisme subjectif, mais le vivre est différent, parce que, même si un homme peut se révolter avec le simple rationalisme, il porte en lui, de manière innée, la tendance à la fornication, à la luxure. Peu importe les raisons pour lesquelles il objecte, les syllogismes qu'il expose, les conclusions auxquelles il est arrivé d'un point de vue logique, les inductions ou les déductions, la luxure reste la luxure, et elle provient de nos gènes. C'est la conséquence innée, le serpent abyssal dans le fond de la sexologie, de Kali en action, de la vipère fatale qui, de génération en génération, nous maintient dans ce monde d'épouvantables amertumes.
A-t-on le temps de se rebeller contre elle ? Nos parents et nos grands-parents n'ont pas pu. Possiblement, nous avons eu des ancêtres qui voulaient lutter contre la vipère fatale et ont été vaincus. Réussirons-nous ? La raison dit oui, mais la vipère se moque de nous et de notre naïveté. Cependant, nous devons la vaincre ou nous ne serons pas des Adeptes. Si ça vous intéresse d'être Adepte, vous devrez la vaincre. Moi, je vous informe pour que vous sachiez contre qui vous devez lutter, puisque je vous vois intéressés à être des Adeptes.
Elle ne s'exprime pas avec des rationalismes, elle se moque bien de nos conclusions logiques. Elle vit de la fonction sexuelle et le reste, elle s'en moque. Certains d'entre vous ont-ils déjà pu contrôler absolument tous les fonctionnalismes du sexe ? Ou les aspects simplement inhumains de la sexualité, les avez-vous dépassés ? Êtes-vous sûr de ne plus être submergés par eux ? Êtes-vous devenus objectifs et cessez-vous d'être submergés ?
Vous avez deux visages. En ce moment, vous avez un visage qui répond, qui est en train d'écouter ici la conférence, qui écoute, n'est-ce pas ? Mais, vous avez un autre visage très différent. Dans le lit nuptial, ils sont bien différents. En pleine luxure, vous ne ressemblez en rien aux personnes qui sont assises ici. Peu lui importe à Kali, la position que vous avez ici, en ce moment, elle se moque de vous. Elle vous attrape d'une manière très différente, précisément, dans cette sphère où vous ne raisonnez pas, c'est ce qui est grave, et c'est ce qui est difficile. Mais nous devons être sincères si c'est l'Adeptat que vous voulez.
Nous sommes venus travailler avec ceux qui sont ici présents. Comme je vous le disais, ce n'est pas la première fois que nous sommes réunis et ce ne sera pas la dernière. Pour pouvoir être réunis ici, nous avons travaillé dans plusieurs existences. À la fin, j'ai obtenu que vous m'écoutiez et c'est un miracle que vous soyez en train de m'écouter. Dans des existences passées, surtout dans le passé, nous nous sommes seulement employés à faire des expériences. Il y a certains d'entre vous qui s'en souviennent : il y a notre frère Ch., là-bas, je vois assis A., C. est par ici, c'est également un de ceux qui se souviennent, etc. Combien a-t-il fallu d'expériences pour que vous m'écoutiez ? Enfin, vous êtes en train de m'écouter, magnifique ! C'est magnifique ! Par conséquent, maintenant, ce ne sera pas la dernière fois non plus. Vous avez à nouveau pris un corps et je continuerai à lutter, parce que ce qui m'intéresse, c'est que vous arriviez un jour à fabriquer une âme, mais pour la fabriquer, il faut vous instruire et vous donner les instructions complètes, parce que si on les donne à moitié, on ne la fabrique pas. Par conséquent, il faut donner l'enseignement intégral.
Nous avons commencé avec de purs phénoménismes, c'est ce qui vous attire. Aujourd'hui, nous avons mis de côté les phénoménismes, à l'exception des plus importants uniquement. La nuit dernière, nous avons eu un phénomène total. Vous avez vu le cas de notre frère M., une sorcière, une femme sorcière, s'est introduite dans son corps. Nous l'avons conjurée, exorcisée, la femme est sortie du véhicule de notre frère, et s'est introduite dans le corps de cette autre dame qui a des caractéristiques médiumniques. La sorcière se moquait de nous à travers le larynx de cette pauvre dame. Avec les conjurations, elle a dû également quitter ce corps. Il est intéressant de voir comment une entité ténébreuse passe d'un corps à un autre, n'est-ce pas ? Ce sont des phénomènes importants qui se produisent bien qu'on ne les recherche pas, c'est pourquoi je dis juste que c'est normal.
Nous avons beaucoup parlé sur la Kundalini - le serpent qui monte - et sur Kali - le serpent qui descend -, mais malgré tout, les frères n'ont pas encore pris pleinement conscience de ce que sont ces deux serpents. Ils ont une idée concernant celui qui monte, ils savent qu'il monte par le canal de la moelle épinière, de chakra en chakra jusqu'au cerveau. Mais sur celui qui descend, ils en ont tout juste une vague idée. Ils se souviennent uniquement de lui comme de l'abominable Organe Kundartiguateur. Ils savent qu'il se précipite depuis le coccyx jusqu'aux enfers atomiques de l'homme, et rien de plus. Il est nécessaire d'aller un peu loin dans cette connaissance, étant donné que nous essayons de dissoudre l'Ego, le Moi, le Moi-même, le Soi-même.
Il est certain, frères, qu'on nous a dit que Krishna a dû combattre le terrible serpent Kali, mais personne n'a pu mesurer la profondeur de Kali. Ce serpent, mes chers frères, nous maintient dans ses anneaux, mais nous ignorons qu'il nous maintient dans ses anneaux. Dissoudre le Moi est difficile, mais il est effrayant de savoir que nous devons combattre l'horrible serpent tentateur de l'Éden, l'horrible Python à sept têtes qu'Apollon, irrité, blessa de ses flèches. Il n'est pas facile de lutter contre le serpent tentateur de l’Éden, et c'est quelque chose que nous devons comprendre profondément dans tous les niveaux du mental.
Quand nous observons, dans les régions suprasensibles de la nature et du Cosmos, Kali dans son avancée, nous sommes remplis d'effroi et nous nous sentons quasiment impuissants devant le serpent de l'Abîme. En fait, Kali, mes chers frères, est quelque chose d'abyssal. Il existe dans les gènes, il est dans les gènes, et c'est ce qui est le plus grave. On sait très bien ce que sont les gènes renfermés à l'intérieur des chromosomes.
Dans les gènes, gènes sexuels, se trouve l'héritage de la race. Ces gènes de la cellule germinale sont définitifs. Là se trouve tout l'héritage sexuel de nos ancêtres, toute la fornication, toute la luxure de nos parents, grands-parents, arrière-grands-parents, etc. Ils étaient tous lascifs. Aucun de nous ne peut se vanter d'avoir eu parmi ses ancêtres quelqu'un qui n'avait pas de lascivité. Et, je répète, nous avons cet héritage dans nos gènes ; nous avons Kali dans sa vivante expression, l'horrible serpent qui se meut de génération en génération. Cette horrible vipère, ce Python qui, d'âge en âge, se déplace dans le fond abyssal de notre propre biologie, ce serpent séducteur, monstrueux, gigantesque qui, un jour, si nous ne nous autoréalisons pas, devra nous dévorer dans le huitième cercle dantesque jusqu'à nous désintégrer complètement dans le neuvième.
Maintenant, vous êtes en mesure de comprendre la cause ou le motif pour lequel il est si difficile d'en finir avec toutes ces mauvaises tendances qu'il y a dans l'espèce humaine. Les éléments inhumains que nous portons à l'intérieur, dans le fond, ne sont rien d'autre que les mauvaises conséquences ou les mauvaises cristallisations de cette vipère fatale.
Nous sommes en train d'essayer de lutter véritablement pour notre liberté. Nous voulons la liberté, nous émanciper et, ce faisant, il se trouve que nous sommes coincés dans les anneaux de la terrible vipère. On l'appelle Kali, ou Python, et c'est elle qui régit, malheureusement, l'Âge du Kali-Yuga, c'est-à-dire, l'Âge Noir dans lequel nous sommes. Elle est le pouvoir électrique, elle est terrifiante ; la force magique qu'elle possède est immensément supérieure à la nôtre et à nos possibilités.
Tout ce qui est l'Ego n'est rien d'autre que la cristallisation des mauvaises conséquences produites par cette vipère fatale. En entrant dans ce chemin, nous sommes confrontés à un pouvoir supérieur au nôtre : à Kali ! Il s'agit de rompre les anneaux de l'épouvantable vipère pour nous rendre libres. Mais ce n'est pas si facile, c'est pourquoi le travail, soit on le fait, soit on ne le fait pas. Si on le fait, on doit le faire très sérieusement, mais vraiment sérieusement. Ce n'est pas si facile, je répète, de se dégager des anneaux qui nous broient, les anneaux du grand serpent. Ce serpent, seul un autre serpent peut le vaincre, et cet autre est Devi Kundalini.
Cependant, les deux serpents travaillent ensemble pour notre bien. Kali, l'épouvantable, la monstrueuse, celle dont les anneaux nous broient, finit par nous dévorer dans les Mondes infernaux pour nous écraser et nous tuer. Alors, l'Essence se libère, refait surface, sort à la lumière du soleil pour redémarrer de nouveaux processus évolutifs qui vont de la pierre jusqu'à l'homme, ou plutôt jusqu'à l'animal intellectuel, parce que l'état d'homme est bien au-delà de ces processus évolutifs.
Maintenant, vous comprendrez pourquoi apparaissent toujours, dans tous les codex, des serpents dont la queue se termine toujours par une autre tête, ou bien un jeu de deux serpents. C'est très commun dans tout l'Anahuac. Que Tonantzin et Coatlicue soient dans une seule pierre, c'est vrai. Tonantzin, en tant que mère Divine, monte d'un côté, et de l'autre côté descend, Coatlicue, la Reine des Enfers et de la Mort.
N'est-ce pas, par hasard, Jésus lui-même qui nous parle de deux résurrections ? Oui, la résurrection divine par laquelle est passé le grand Kabîr ; mais il nous parle également d'une résurrection infernale : ceux qui entrent dans les Mondes infernaux ressuscitent en tant que démons, c'est clair, ils sont éveillés là-bas en tant que démons.
Nous pourrons toujours choisir. "Voici, dit Job, que je mets devant vous deux chemins, celui de la vie et celui de la mort, vous pouvez choisir !". Certains préféreront s'éloigner, à présent, de la scène cosmique. Donc, beaucoup s'éloignent. Un jour, ils dissoudront le Moi jusqu'où il leur sera possible. Après la mort, ils devront passer beaucoup d'épreuves, et s'ils réussissent, ils entreront dans certains royaumes, peut-être Tlalocan - le Paradis de Tlaloc - ou le Royaume des Grands Cavaliers, ceux de la Grande Contemplation, ou de la Suprême Félicité. Là, on les aide à finir d'éliminer les éléments inhumains. Après, ils se submergent définitivement comme esprits purs, comme de simples élémentaux de la nature, dans le Grand Alaya de l'Univers. Beaucoup de ceux qui ont procédé ainsi attendent que passe le grand cataclysme pour se réincarner dans la future humanité de la Sixième Race, et s'autoréaliser intimement en plein Âge d'Or, dans de meilleures conditions que maintenant.
D'autres sont disposés à renoncer à toute félicité et à faire le travail maintenant pour obtenir l'Adeptat. Chacun est libre de choisir. En tout cas, descendre dans les Mondes infernaux n'est jamais recommandable.
Pour les Soufis, la descente dans les entrailles de la Terre n'est pas, à proprement parler, une punition, mais plutôt un lieu d'instruction et de purification. Pour les Mexicains primitifs, Toltèques, etc., la descente dans les Mondes infernaux est un moment d'épreuves, des épreuves nécessaires et indispensables pour pouvoir entrer dans les Paradis Élémentaux ; et eux aussi ont raison, c'est ce qu'ils disent. Il est certain que, quand on est déjà passé par la Seconde Mort dans le neuvième cercle dantesque, on est examiné par les Dévas de la nature, et s'ils découvrent que l'Essence ne possède aucun élément inhumain, ils la font sortir. Cette Essence s'échappe des entrailles du monde, par certaines portes atomiques de la nature elle-même, pour ressurgir et pénétrer dans ces Paradis Élémentaux, au-delà du bien et du mal. En dernière instance, la Divinité triomphe toujours, le mal échoue toujours.
Kali et Durga, les deux épouses du Seigneur Shiva, bien qu'elles soient contradictoires, se mettent d'accord, dans le fond, pour notre propre bien. Mais - et c'est cela qui est important - l'Adepte est différent. Celui qui veut devenir un Adepte doit vaincre Kali, rompre ses anneaux qui l'étranglent et qu'il porte dans son héritage. Savez-vous ce que signifie atteindre la chasteté absolue ? Se rebeller, en fait, contre nos propres gènes, ceux que l'on porte dans notre biologie, contre l'héritage de nos ancêtres, nos parents, nos grands-parents, nos aïeux, nos ascendants, qui furent tous des fornicateurs, se rebeller contre cela.
On peut le dire sur la base du pur rationalisme subjectif, mais le vivre est différent, parce que, même si un homme peut se révolter avec le simple rationalisme, il porte en lui, de manière innée, la tendance à la fornication, à la luxure. Peu importe les raisons pour lesquelles il objecte, les syllogismes qu'il expose, les conclusions auxquelles il est arrivé d'un point de vue logique, les inductions ou les déductions, la luxure reste la luxure, et elle provient de nos gènes. C'est la conséquence innée, le serpent abyssal dans le fond de la sexologie, de Kali en action, de la vipère fatale qui, de génération en génération, nous maintient dans ce monde d'épouvantables amertumes.
A-t-on le temps de se rebeller contre elle ? Nos parents et nos grands-parents n'ont pas pu. Possiblement, nous avons eu des ancêtres qui voulaient lutter contre la vipère fatale et ont été vaincus. Réussirons-nous ? La raison dit oui, mais la vipère se moque de nous et de notre naïveté. Cependant, nous devons la vaincre ou nous ne serons pas des Adeptes. Si ça vous intéresse d'être Adepte, vous devrez la vaincre. Moi, je vous informe pour que vous sachiez contre qui vous devez lutter, puisque je vous vois intéressés à être des Adeptes.
Elle ne s'exprime pas avec des rationalismes, elle se moque bien de nos conclusions logiques. Elle vit de la fonction sexuelle et le reste, elle s'en moque. Certains d'entre vous ont-ils déjà pu contrôler absolument tous les fonctionnalismes du sexe ? Ou les aspects simplement inhumains de la sexualité, les avez-vous dépassés ? Êtes-vous sûr de ne plus être submergés par eux ? Êtes-vous devenus objectifs et cessez-vous d'être submergés ?
Vous avez deux visages. En ce moment, vous avez un visage qui répond, qui est en train d'écouter ici la conférence, qui écoute, n'est-ce pas ? Mais, vous avez un autre visage très différent. Dans le lit nuptial, ils sont bien différents. En pleine luxure, vous ne ressemblez en rien aux personnes qui sont assises ici. Peu lui importe à Kali, la position que vous avez ici, en ce moment, elle se moque de vous. Elle vous attrape d'une manière très différente, précisément, dans cette sphère où vous ne raisonnez pas, c'est ce qui est grave, et c'est ce qui est difficile. Mais nous devons être sincères si c'est l'Adeptat que vous voulez.
Nous sommes venus travailler avec ceux qui sont ici présents. Comme je vous le disais, ce n'est pas la première fois que nous sommes réunis et ce ne sera pas la dernière. Pour pouvoir être réunis ici, nous avons travaillé dans plusieurs existences. À la fin, j'ai obtenu que vous m'écoutiez et c'est un miracle que vous soyez en train de m'écouter. Dans des existences passées, surtout dans le passé, nous nous sommes seulement employés à faire des expériences. Il y a certains d'entre vous qui s'en souviennent : il y a notre frère Ch., là-bas, je vois assis A., C. est par ici, c'est également un de ceux qui se souviennent, etc. Combien a-t-il fallu d'expériences pour que vous m'écoutiez ? Enfin, vous êtes en train de m'écouter, magnifique ! C'est magnifique ! Par conséquent, maintenant, ce ne sera pas la dernière fois non plus. Vous avez à nouveau pris un corps et je continuerai à lutter, parce que ce qui m'intéresse, c'est que vous arriviez un jour à fabriquer une âme, mais pour la fabriquer, il faut vous instruire et vous donner les instructions complètes, parce que si on les donne à moitié, on ne la fabrique pas. Par conséquent, il faut donner l'enseignement intégral.
Nous avons commencé avec de purs phénoménismes, c'est ce qui vous attire. Aujourd'hui, nous avons mis de côté les phénoménismes, à l'exception des plus importants uniquement. La nuit dernière, nous avons eu un phénomène total. Vous avez vu le cas de notre frère M., une sorcière, une femme sorcière, s'est introduite dans son corps. Nous l'avons conjurée, exorcisée, la femme est sortie du véhicule de notre frère, et s'est introduite dans le corps de cette autre dame qui a des caractéristiques médiumniques. La sorcière se moquait de nous à travers le larynx de cette pauvre dame. Avec les conjurations, elle a dû également quitter ce corps. Il est intéressant de voir comment une entité ténébreuse passe d'un corps à un autre, n'est-ce pas ? Ce sont des phénomènes importants qui se produisent bien qu'on ne les recherche pas, c'est pourquoi je dis juste que c'est normal.